‹ Syndrome de Mikulicz et Syphilis: Contribution à l'étude des déterminations de la Syphilis sur les glandesChapitre 41 sur 41 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Le syndrôme de Mikuliez complet est caractérisé par l'hypertrophie chronique et symétrique des glandes lacrymales et des glandes salivaires.

2° Il existe des formes incomplètes de ce syndrôme, parmi lesquelles on distinguera particulièrement : une forme lacrymale et une forme salivaire.

s° Ces formes primitivement incomplètes peuvent d’ailleurs se transformer, au bout d'un temps plus ou moins long, en forme typique à localisations multiples.

4° Le diagnostüe de syndrôme de Mikuliez, facile dans les formes complètes, présente des difficultés beaucoup plus grandes dans les formes localisées, purement lacrymales ou salivaires.

5° L'étude de la pathologie des glandes salivaires el lacrymales a montré la fréquence de leurs réactions à l'encontre de causes diverses toxi-infectieuses.

— Certaines infections aiguës ont une affinité élective pour ces glandes (oreillons).

6° Les travaux récents ont montré que les infections chroniques ne jouent pas un rôle moins important dans cette pathologie glandulaire.

I] en est ainsi de la syphilis.

__ Ilexiste des syndrômes de Mikuliez d'origine syphilitique. La coexistence des tuméfactions glandulaires

avec d'autres manifestations de l'infection, l'absence de

toute autre cause pathogène, les résultats du traitement constituent un faisceau solide d'arguments, qui mettent hors de doute la réalité de l'intervention de la syphilis dans l’étiologie du syndrôme de Mikuliez.

— Ce syndrôme peut donc être la manifestation d’une syphilose systématisée, glandulaire. On peut l’observer dans la syphilis acquise, comme aussi dans les formes héréditaires de l'infection.

— Il n'est pas encore possible d'établir l'importance du rôle de la syphilis dans la genèse du syndrôme de Mikuliez, par rapport aux autres causes possibles.

— Rien n'autorise à affirmer que le syndrôme de Mikuliez soit toujours d’origine syphilitique.

— Dès aujourd'hui, toutefois, on peut affirmer que l'infection syphiliique doit être retenue comme un des facteurs de premier plan de la maladie que nous étudions.

7° Cette notion, qui se substitue aux obseurités qui ont entouré longtemps la nature du syndrôme de Mikuliez,

a les plus heureuses conséquences en thérapeutique.

Lx PRÉSIDENT DE LA THÈSE, NICOLAS.

ss LE Doyen, Jkax LÉPINE.

Vu el permis d'imprimer :

Lyon, le 1°" Décembre 1921.

LE Recreur PRÉSIDENT pu CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ, TJTOUBIN.

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