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tion peuvent déterminer quelque gêne fonctionnelle dans la mastication et la vision. Cependant, les altérations pathologiques du parenchyme glandulaire peuvent agir sur le fonctionnement des sécrétions. Tantôt les sécrétions sont augmentées, tantôt, et c’est Le cas le plus fréquent, elles sont diminuées et même quelquefois complètement taries, de telle sorte que le malade se plaint d’une sensation pénible de sécheresse de la bouche.
L'examen chimique du liquide lacrvmal n’a pas été fait jusqu'ici. On a signalé l’absence de sulfocyanure de potassium dans la salive. Chez un malade de Séjournet, le pouvoir saccharifiant de la salive était le double de la normale.
Pour Mikuliez, Cheinisse, Séjournet, 11 y a intégrité du liquide sanguin et du système lymphatique. Ce fait, d’après eux, permet d'affirmer l'autonomie de l'affection, de la séparer et de la différencier du groupe des pseudoleucémies et des leucémies.
L'examen du cou ne doit révéler aucune chaîne ganglionnaire; dans les cas où l’on trouve une adénite concomitante, il ne s’agit pas, nous le verrons, de syndrôme de Mikuliez, mais de leucémie, dont un examen du sang apportera la confirmation.
La maladie reste stationnaire pendant plusieurs années, et son pronostic est essentiellement bénin.
L'état général est tout à fait satisfaisant.
La régression spontanée, observée une fois par Müller, est extrêmement rare. Panas a observé, chez une de ses malades, la guérison au moment de la ménopause.
La diminution de volume des glandes a été observée à
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la suite d'une infection intercurrente : érysipèle, influenza, mais, dans les cas observés, la reprise des symptômes locaux a fait suite à cette rétrocession apparente.
Nous avons donné une description analytique des principaux symptômes de l'affection glandulaire si curieuse qui a frappé pour la première fois Mikuliez.
On est étonné qu'elle n'ait pas été expressément décrite avant lui, tant elle est caractéristique dans sa forme complète. Il suffi d’avoir vu un de ces malades aux yeux mi-clos dont le sillon palpébral supérieur est effacé par la saillie des glandes lacrymales, dont le visage, dans sa partie inférieure, est élargi par la saillie des parotides, pour qu’au premier coup d'œil une affection aussi anormale frappe l'observateur.
La surprise augmente encore lorsqu'un examen plus détaillé montre la tuméfaction moins apparente des glandes sous-maxillaires et l’induration manifeste des sublinguales.
Mais cette riche symptomatologie peut être réduite. L’affection peut n’atteindre que quelques-unes des glandes et, aux formes complètes que nous avons décrites, il faut rapprocher les formes incomplètes et frustes dont nous allons maintenant aborder l'étude.
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