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I. Diagnostic differentiel

On peut penser à un empoisonnement en présence du début brusque, des vomissements et de la diarrhée : une enquête étiologique rapide, l'examen des vomissements tranchent rapidement la question.

Le syndrome périlonite aiguë domine : on pense immédiatement aux causes les plus fréquentes de cette Imflammation brusque du péritoine et on en cherche la cause dans une appendicite, une perforation de l’estomac ou du duodénum, une cholécystite suppurée, la rupture d’une grossesse tubaire où d’un pyosalpinx. Il faut naturellement, par les anamnestiques et par la recherche des signes propres à chacune de ces affections, éliminer ces différentes hypothèses avant d’admettre l’infarctus.

Plus souvent on fait le diagnostic d’occlusion inleslinale, dont on précise mal la nature : examen des différents anneaux herniaires est négatif; on pense à un volvulus où à une occlusion liée à un cancer de Jintestin, et la sensation d’une tumeur perceptible à la palpation vient parfois contribuer à renforcer cette erreur.

Le diagnostic le plus difficile est à faire avec l’invaginalion intestinale, car là on peut avoir quelque matières sanglantes en même temps que des symptômes d’occlusion, et cet ensemble simule au maximum le tableau de l’infarctus.

Certains syndromes pancréatiques peuvent prêter à confusion : la pancréatite hémorrhagique, l’apoplexte

M — du pancréas (Nimier) : la douleur siège alors plus haut et 11 n’v a pas de sang dans les selles.

IT. Diagnostic etiologique.

Quand on a fait le diagnostic d’infarctus intestinal il reste à déterminer s’il n’est pas dü à une thrombophlébite mésaraïque ou à une embolie mésentérique.

Dans linfarctus d'origine veineuse, on a une étiologie différente : infection abdominale, crrhose ; le plus souvent le début des accidents est moins brusque. A l’examen, on trouve des signes d’épanchement dans la cavité péritonéale ; l’hémorrhagie intestinale est moins abondante. Enfin l’évolution de l’affection est moins rapide.

L’infarctus est d’origine artérielle. En faveur de l’embolie 1 y a, avant tout, l’étiologie; le malade est porteur d’une affection emboligène : endocardite imfectieuse, maladie mitrale à la phase de non compensation, d’asystolie : 1l existe souvent des embolies dans d’autres territoires : rem, membres, encéphale. Le début est plus brusque, et surtout on ne note pas, dans les antécédents, de crises douloureuses avec obstruction passagère, de crises de dyspragie imtermittente de l'intestin, comme on en trouve dans le passé des malades qui font une thromboxe des artères mésentériques. [Il est vrai que ces crises douloureuses antérieures ont été le plus souvent mal interprétées et ctiquetées colique hépatique ou appendiculaire : ainsi, dans l’observation de Leclere et Cotte, le malade avait eu, avant de faire un infarctus, des accès doulou-

reux qui peuvent peut-être, au dire des auteurs, rentrer dans le cadre des syndromes mésentériques.

IT. Diagnostic de siège.

Dans la grande majorité des cas l’infarctus est dans le territoire de la mésentérique supérieure : le siège de la douleur, du gonflement, de la tumeur s’il en existe une, près de l’ombilic ou dans le flanc droit; — la présence de sang noir, digéré, dans les selles ; — Ja possibilité de vomissements sanglants font penser à cette localisation.

La thrombose de la mésentérique mmférieure se reconnait au contraire à la douleur maxima dans le flanc gaucheet la région lombaire gauche; à la présence de sang rouge avec caillots dans les selles : à l’absence de vomissements et surtout d'hématémèse,

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