‹ Syndromes intestinaux d'origine artérielleChapitre 8 sur 52 · SN 2 LU · texte numérisé non relu

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intermittente de l’imtestin et discutent sa pathogénie : la question est reprise par Max Buch (1904), par Warburg (1905), Rosengart (1906), Jaquet (1906), Perutz (1907), Chemisse (1907) la fait rentrer dans son étude de l’artériosclérose intestimale. Dans son traité des « Crises vasculaires » (1904), Pal fait une large place aux crises vasculaires dans le domaine mésentérique. Parmi les travaux les plus récents, citons encore l’article de Hamburger (1911) sur l’artério sclérose des vaisseaux abdominaux ; — la revue générale de Bonnamour (1911) sur l’artérlo sclérose gastrique et intestinale ; — Pick (1912) envisage les rapports de l’artériosclérose et des troubles digestifs. Lagane, dans sa thèse, discute longuement la pathogénie de ces crises de « dyspragie mtermittente ». Enfin, au XXI° Congrès de Médecine interne (Turin 1911) Frugoni, dans un rapport très documenté sur l” « artériosclérose viscérale » dissocie très heureusement les faits d’athérome mésentérique de ceux d’artériosclérose intestinale proprement dite.

La fréquence avec laquelle l’AORTITE ABDOMINALE entraine les complications intestinales a depuis longtemps frappé l'esprit des auteurs qui se sont occupés de ces altérations des vaisseaux de l’abdomen.

Entrevues dès 1728 par Lancisi, les crises d’ « angine abdominale » au cours de l’anévrysme de l’aorte abdominale sont décrites par Baccelli comme un « symptôme culminant ».

Les phénomènes intestinaux sont notés comme Symptômes ou comme complications de l’aortite abdominale par Potain lui-même dès sa clinique maugu-

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rale de 1899 : « Les voies digestives sont très souvent prises : on voit l'appétit diminuer; on constate des cohiques violentes parfois épouvantables… ; la constipation est aussi fréquente que la diarrhée ; ce dernier symptôme se présente parfois seul... Dans certains cas, l’aortite abdominale peut produire des hémorragies intestinales ; ces hémorragies sont dues à la difficulté de la circulation dans les artères collatérales, au rétrécissement qui se produit à l’origine des mésentériques. » Dans les nombreuses communications (1902, 1904, 1910) qu il a consacrées à l’aortte sous-diaphragmatique, le professeur J. Teissier insiste longuement sur les troubles intestinaux : « Les crises entéralgiques avec où sans diarrhée sont très communes dans la symptomatologie de l’aortite abdominale », dit-1l, 1l étudie longuement l’entérocolite muco-membraneuse dans ses rapports avec cette aortite segmentaire et trace les caractères distinctifs de l’entérocolite muco-membraneuse symptomatique; 1l décrit aussi les crises de diarrhée aiguë, véritables « coups d’œdème intestinal », et insiste enfin sur les hémorragies intestinales. On retrouve des manifestations analogues signalées dans la plupart des travaux d'ensemble et des observations se rapportant à l’aortite abdominale : Minella (1902), Roque et Corneloup (1905), Benech (1906), Gilbride (1909). Gily Ortega (1909). Krentzfuchs étudie Pangina abdominalis (1909). Loœper fait une revue en 1910 sur les « crises intestinales des aortiques », dont 1l distingue quatre types cliniques; les types sont portés au nombre de six dans la thèse de son élève

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Mie Mordkowitch (1912), mais, come le fait remarquer Frugoni (aortile abdominale, Florence 1912), dans plusieurs observations citées par Lœper 1] y a coexistence d'aortite abdominale et de lésions mésentériques, et beaucoup de symptômes « semblent devour être plutôt rapportés à une cause mésentérique qu'aortique. » Les manifestations intestinales sont encore notées dans les cas d’aortite abdominale publiés par Barié et Colombe (1912), par Claisse (1912). et, enfin, par Legout (1913).

LES LÉSIONS DES ARTÈRES PARIÉTALES de l’intestin ont été étudiées parallèlement dans trois groupes de recherches portant : sur les ulcérations Intestinales dans l’urémie ; sur l’ulcère simple du gros Intestin, et, enfin, sur l’artériosclérose.

Dans la thèse d’Auvert (1879), on trouve déjà discuté le rôle des altérations artérielles dans la genèse des wlcérahions uremiques. Howship Dickinson (1895), dans un article sur les « ulcérations des intestins dans l’albuminurie » les met nettement sur le compte des lésions vasculaires et les compare aux altérations rétiniennes du mal de Bright. Gandy, dans sa thèse (1900), insiste sur la fréquence de l’endopériartérite dans la musculeuse et la sous-séreuse de l'intestin ulcéré des urémiques. Souques (1901) cite un cas d’'hémorragie intestmale mortelle dans l’urémie ; 11 ne signale pas de lésions des artères, mais sa description anatomique fait penser à un infarctus. Mathieu et Roux (1902) séparent nettement les ulcérations urémiques en deux classes, suivant qu’elles siègent sur l'intestin grêle où le gros intestin : dans

le premier groupe, 1l “agit de sujets jeunes ; dans le second rentrent les malades plus âgés, dont les artères peuvent avoir été lésées, bien que les auteurs n’attirent pas Pattention sur ce point. Devic et Charvet (1903), à propos des ulctrations urémiques du duodénum, envisagent les ulecrations intestimales d’une facon plus générale au cours de l'urémie : dans leur pathogenie, 1ls accordent une large place aux lésions d’endo et périartériolite, qu'ils ont trouvées de façon constante dans leurs observations.

Dans la description de leurs cas d’ulcère simple du cæcum, Morel et Secheyron notent l’oblitération des artérioles de la sous-muqueuse. Mais c'est surtout dans l’article de Quénu et Duval sur l « ulcère simple du gros Imtestin » que nous trouvons discuté le rôle du facteur artériel dans la production de ces ulcères : la théorie éclectique que proposent ces auteurs met l’alteration des artérioles parictales par endartérite ancienne à la base même de tout le processus.

L’étude de lartério sclérose intestinale a été abordée par les auteurs que nous avons déjà cités plus haut à propos de l’athérome mésentérique : la plupart des descriptions réunissent, en eflet, ces deux phénomènes. Mouisset, en 1900, publie deux cas d’ulecrations imtestinales chez des artérioscléreux et considère ces lésions de la muqueuse comme la conséquence directe des altérations des artères sous-jacentes. La question de l’artériosclérose intestinale est reprise dans de nombreuses études sur l’artériosclérose : dans le traité de Josné (1904), dans le rapport de Tedeschi (1906), dans la revue de Cheimisse (1907), dans Ja

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