INTRODUCTION
Sous l'influence des travaux de Camus et Roussy une sorte de réaction s’était manifestée qui tendait à limiter les fonctions hypophysaires.
La découverte des hormones hypophysaires de menstruation a bouleversé les conceptions que l’on avait acquises sur la valeur endocrinienne du lobe antérieur de l’hypophyse. La sécrétion gonadotrope du lobe antérieur et la folliculine agissent l’une et l’autre sur le tractus génital, mais leur action est complètement différente. L’extrait hypophysaire n’exerce son action que d’une façon indirecte, en stimulant la sécrétion ovarienne.
Les relations indirectes s’établissent assurément aussi entre l’hypophyse et l’ovaire par intermédiaire d’organes qui, influencés par l’une de ces glandes, réagissent sur l’autre. L'hypophyse et l'ovaire nous apparaissent comme deux éléments liés intimement entre eux. Le système nerveux et les autres organes endocriniens régularisent leurs inter-relations et constituent ainsi un complexe sexuel endocrinien.
Aujourd’hui, d'innombrables données expérimentales ont opéré une révision précise de ces faits, à la lueur desquelles il est possible de mieux comprendre la pathogénie des troubles de la fonction génitale.
Dans l'organisme vivant il y a toujours collaboration hormonale et jamais action isolée d’une hormone pure.
Les résultats endocrinologiques en clinique sont rare-
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ment dus à une action directe des produits opothérapiques, mais bien souvent indirecte, dépendant de l’état d'équilibre hormonal de l’organisme au moment où ils sont prescrits. Nous estimons que la thérapeutique des troubles ovariens doit s’inspirer de la physiologie des hormones à action génitale. Chaque hormone doit être introduite dans l’organisme au moment où son action devrait s’exercer à l’état physiolo-
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