‹ Synonymes françaisChapitre 156 sur 218 · ON, ABD · texte numérisé non relu

ON, ABD

Ces désinences déterminent la manière d'être : l'nne simplement, Taiitre en y i^outant Tidée d^aetion, laquelle varte «uivaiit les eiifliplef.

1. c?ro^iton,^ro0ffmr€f. Qui grogne souvent. Le grognênnibàt ds telle Ciçon. Le grognard est enclin à agir de telle manière. Oa laisse le grognon à l'écart, on Tabandonne à lui-même, on le plaint ; c'est un caractère mal tourné , qui porte partout avec lui sa dé&c*tnosité. On évite le grognard, (m craint de voir se dével<q^r cette dispontkm active à grogner, eette manie et, pour ainsi dire, cette dé» mangeaison de grogner, qui n'attend que l'oei^sion et «tmble même élre contipiaellement à la chereher.

9. Mignon, mignard. De minor, minus, pins petit. Ils qualifient des ishoses qui plaisent par leur petitesse et leur délicatesse. Le mignon est tel, le mignard se fait tel. « On est plutôt mignon par les traits et les formes , mignard par l'air et les manières. Le mi** ^im platt, et il plait par sa petitesse même. Le mignard montre riatention de plaire;^ il plait, s'il est naturel, par quelque chose d'affectueuK et de flatteur. » Roub. Mais le mignard, se bisaat^ii s'eCfor^ant d'être ce qu'est naturellement le mignon, l'adjectif mir gnard marque toujours de Talfeetation, de l'afféterie, de la fodenn

a. Poupon, poupard. Jeune enfant au maillot, de la grandeur d'one poupée. Poupon, formé effectivement de poupéo, dont on a changé le genre, a le caractère d^4in grand nombre de, diminutifs semblables : il marque la grosseur dans la petitesse , un petit gras« C'est un jenne enfant qui a le visage plein et potelé, comme le êkt fort bien l'Académie. Mais le poupon est dans un état d'inertie,^ au lieu que lepoupard remue davantage, commence à rire, a une figure qui veut être expressive, boul&mne et gaillarde, Pouponsem^' ble indiquer un gros enfant, tout court, toQt rembourré, pea mobile, et dont les yeux disparaissent presque , tant il est joufiu et bouffi ; ^n dirait «ne boule de cfaair. Toul coqamence à intéresser daitô le poupard, son petit geste, son petit rire gai et qiielq«efois gvotes-

qm, les ttioarements de son corps qui toujours sautille et s'efforce d'échapper aux langes qui remprisonnent.' La nourrice apporte et présente l'enfant^ en disant; voilà le poupon; comme qui dirait, le Toilà tel qu'il est, tel que la nature l'a fait; c'est une chose, un produit, un rejeton. Regardez le poupard, conviendra mieux, quand on voudra attirer l'attention sur les petites manières du poupon.

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