‹ Synonymes françaisChapitre 165 sur 218 · CHAPITRE XV. ISTÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. ISTÉ

Dans l'ordre des qdâlificàtife, cette désinence joue le même r61c <|ue dans l'ordre des substantifs abstraits la terminaison wme, d'oîî elle dérive. Comme toutes deux tirent leur origine du grée, elles sont généralement nobles et Usitées en matière de science et de spéculation; elles expriment l*attachemeni à un système, à une doctrine, à une méthode. Cependant, lot^sque les mots qui les ont se trôUverit corres-» pondre à d'autres mots de valeur à-peu-près égale, mais autrement terminés , ils se prennent souvent dans un sens défavorable^ ou dn moins ils marquent quelque chbse d'inférieur, surtout si leur radical appartient à la langue vulgaire. C'est ceqtii se remarque déjà dans la langue grecque : le aoçwn/iç affecte la qualité qui est propre au «rwpôç) c'est une sorte de charlatan ; et, de même, le •Ypdtfi.(i^TWTiiç était pour

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ainsi dire on manœuvre comparailyemenl au TpapL^Lareûc : celui-ci pos^ sédait la science de la grammaire ; celui-là en enseignait les éléments aux enfants; c'était un maître d'école. En français, la même différence est observée entre le grammatiste et le grammairien. Le contraire semblerait devoir avoir lieu, puisque le premier de ces mots vient immédiatement du grec, tandis que le second se forme du français , gram/maire; mais gramnfnatiste est pris du grec avec le sens qu'il a dans cette langue. A cet égard, nous avons imité les Latins : au rapport de Suétone, leur grammatista signifie un faible et le grammatieuê un habile grammairien.

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