CHAPITRE XXV. ESQUE
Désinence empruntée de l'italien. Elle est beaucoup plus fréquente dans cette langue que dans la nôtre : elle y termine quantité d'adjectifs, parmi lesquels plusieurs ont aussi des désinences correspondant lki(lue,^al,ow^il: ant/elesco, angelico ^ papeseo, papale f fra*
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teêcOy fratile. Elle est faite^ sans aucun doute, à l'imitation du latin ieus, a,ttm, et partant elle a le même sens, si ce n'est qu'étant d'origine italienne, elle ne convient pas, en italien, au langage grave et sublime, comme ses analogues ico, aie ou ile. En français, il y a pins; non-seulement elle manque de noblesse, mais elle marque quelque chose de bizarre, d'étrange, pour la forme ou la grandeur , que ce soit un agrément ou un défaut daris le si\jet : témoin bur-lesque, grotesque, pittoresque, romanesque, gigantesque, tudesque, soldatesque. Chevaleresque rappelle la chevalerie , ses mœurs et ses aventures extraordinaires ; moresque et arabesque y des monuments de Tart des Mores, des Arabes, gracieux par leur variété. Barharesque, également tiré de l'italien, fait exception; mais il n'exprime pas une qualification commune.
Pédant, pédantesque. En quoi il y a du pédantisme on de la pédanterie. Air, ton, mvinïéres, pédants ou pédantesques. Le second de ces mots atténue, affaiblit le sens du premier. Dans ce qui esipédant vous reconnaissez le pédant; ce qui est pédantesque a simplement rapport à ce qui est pédant ou d'un pédant, est comme s'il venait à^nn pédant L'un fait remonter le pédantisme îusqu^Sin caractère de la personne ; l'autre représente la pédanterie seulement à la surface et par accident , mais d'une manière plus comique et plus grotesque. On distinguera de même courtisan de eourtisanesque. tt Amortir, parmi la noblesse, l'esprit courtisan. » J.-J. Avoir des manières eourtisanesques, c'est-à-dire qui sentent le courtisan,
ESQUE, IQUE.
Romanesque, romantique. Qui tient du roman. Ce qui est m- Tnanesque est étrange, et à ce mot s'attache toujours une idée plus ou moins marquée d'ironie, d'invraisemblance et d'incrédulité ; il fait songer à une suite ou à un tissu d'aventures surnaturelles, ou il marque le goût qu'on a pour ces sortes de faits. Romantique est une qualification sérieuse et en bonne part, quin^annonce rien de bizarre, de fantastique, d'extravagant, mais une ressemblance plus ou moins grande, sous le rapport de la beauté, entre un site réel et ceux qui sont décrits dans les romans. En entendant raconter une histoire merveilleuse, vous vous écriez : cela est romanesque, on a peine à y croire; et en apercevant un vallon, qui plait par la variété de ses aspects : voilà qui est romantique! « Les rives du lac de Bienne sont plus sauvages et pins romantiques que celles du lac deGenève. »J.-J.