‹ Synonymes françaisChapitre 200 sur 218 · CHAPITRE XXXV. ERNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV. ERNE

Cette terminaison imitée de la latine, émus, a, um, n'est point originale et n'a pas de signification qui lui soit propre. Elle remonte, comme à sa source, à la désinence primitive nus, a um, d'où proviennent aussi anus et inus, c'est-à-dire, en français, an, ain, len et in. Dans exfemus, intemus, supemus, infemus, altet^ nus, la syllabe ^appartient au radical, et il ne reste en effet que nus pour désinence. De là il suit que les adjectifs terminés par erne désignent les choses sous le rapport du lieu, d'où elles viennent on bien où elles sont. Erne, comme al, exprime un rapport de simple localité ', aussi le premier, comme le second, se trouve surtout à la fin de termes 4e géométrie ou d'anatomie> significatif de ce rapport ;

angles internet^ exietrtegy aiiemeê; la foce, l'extrémité sterne Qià interne ^'nkVL os. On dit en botanique des feuilles placées des deux côtés de la tige, et non opposées chacune à chacune, qu'elles sont alternes. Dans un collège et dans un hôpital on distingue des élèves internée y c'est-à-dire qui y habitent, et des élèves externes y c'est-à-dire qui viennent du dehors. A cela se réduit strictement le sens de ces deux mots.

ERNE, Eim.

Interne, intérieur; externe, extérieur. Placé en dedans ou en dehors, qui concerne le dedans ou le dehors. Intérieur et exté-rieur s'emploient surtout ou particulîèreoâent bien en matières abstraites, de manière qu'ils conduisent naturellement à l'invention des deux substantifs abstraits^ Vintériorité et V extériorité : vie intérieure ou extérieure 'y connaître Vintérieur et V extérieur d'un homme. Interne et externe ^ùx^nX, à la lettre, de ce qui est placé en dedans ou en dehors, ou de ce qui s'y rapporte : pathologie interne et pathologie externe. Intérieur vous annonce vaguement que la chose n'est pas de celles qui se montrent ou agissent au dehors, et interne vous marque précisément sa place. La paix intérieure règne au dedans, ne se manifeste pas à la surface; une douleur interne a son siège au dedans du corps : l'application de remèdes à l'extérieur n'y peut fïtxï. Interne et externe sont réser* vés, ou peu s'en faut, à la médecine, qui s'en sert pour désigner uniquement, mais rigoureusement, où sont situées les choses dont elle parle. Ils ne sont usités qu'au propre, en parlant d'objets qui sont ici ou là, qui occupent un lieu. Intérieur et extérieur ont un^plus grande étendue de signification : ils s'appliquent aux mouyements, aux actions, et à toutes les choses spirituelles. Bessuet a bien observé cette différence dans la phrase suivante : « La liaison des mouvements intérieurs et extérieurs, c'est-à-dire du mouvement des esprits avec celui des membres externes y'tsX manifeste. » On dira plutôt que ce qui est interne ou externe se trouve, et que ce qui est intérieur ou extérieur se passe au dedans ou au dehors. Girard, avec sa sagacité ordinaire, avait pressenti cette différence, que Roubaud a vainement combattue. Suivant celui-ci, interne signifierait, très intérieur, caché en dedans, et se rapprocherait apj^aremment ^intime plus f^intérieur; ce qui est faux. Et par analogie '«â^/^rTié voudrait-il dire très extérieur, très loin du dedans ? Gela serait tout aussi peu exact. — Comme ^intérieur et ^extérieur se peuvent former des noms abstraits, intériorité eX

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