CHAPITRE XXXIV. Ji
La plupart des adjectifs de cette désiaeiMoe ont été traduits d'adr jectifis laUAS4)Qrif si^dants^ terminés en um9, et qui «9At pr^rtr
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ment des participes passés. Abstrus vient ôl'abstrusus du yerbe absirudere, diffus de diffttsus du verbe dtffundere, incita û'inclusus ûHncludere, obtus û^obtustis û'obtundere; et ainsi de plBsienrs autres. Ils marquent donc la possession et l'inhérence d'une qualité reçue ou naturelle^ l'état ou la manière d'être sans accessoire de quelque importance.
us, ÂBD.
Camus, camard. Qui a le nez court et plat. Régulièrement^ camus devrait être formé .de camusus; mais ce dernier mot n'existant point en lalin^ camus tire son origine éécamurus, employé par Virgile dans le sens de recourbé^ retroussé. Il exprime simplement la qualité commune, et ne s'applique pas seulement aux hommes, mais aussi aux animaux auxquels cette qualité convient, aux bouledogues parmi les chiens, et aux dauphins parmi leâ poissons. Camard est une expression familière qui ne se dit que des personnes et représente la qualité comme mauvaise ou bonne, comme produisant sur ceux qui la voient tel ou tel effet. Un camard, une camarde, celui qui est camard m a le nez camard, se trouve par là même avoir dans l'air quelque chose, non pas précisément de laid^ mais de grotesque, de goguenard, de fripon, qui ne va pas mal ^ certaines personnes, aux petites filles, par exemple, et qui peut ne pas déplaire. Saint-Simon , dit de mademoiselle Ghoin : « C'était nne grosse fille écrasée, brune, laide, camarde, avec de l'esprit et un esprit d'intrigue et de manège. » Le duc de Bourgogne, dont elle était la maltresse, ne trouvait pas sans doute comme le sévère historien^ que son nez camurd la rendit laide.