‹ Synonymes françaisChapitre 208 sur 218 · CHAPITRE II. OTER · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. OTER

Cette tergiiadison, signi&cative par eUe-méwe et partieuJi^reji )M>tre laugiie, a uae origîœ très siœple. £lle ludique primitiveweu^ i}4'pn agit de fa^a à former un <?, ou ensuivant la ligne courbe, au lieu de la df^ite. Ainsi; fossoyer un pré ou un chaoïp, c'est creusef 1^ fpssé tout iiutoui', et Ie# enfermer comme daas un o ou dans u« c^ele, U^i^ ce qui montre mieux la justesse de eettis explicàtioii> c'est spn pf^rfait accord avec la différence établie par Vaugelas et I^ubaud entre les deux verbes ^t^ et ployer , tous deux dérivés 4^ \2Xmpliear0f mais dont le second se compose du premier par l'addition de la syllabe oy, de telle sorte ^lue ployer est pouf pfioyer ou pour ployier.

Flier, plçyer. Agir sur un corps long et étendu de manière à ei^ rapprocher ies bouts ou les extrémités* Mais plier, c'est propre^ ment mettre en pli ou en ^ngle, ^t ployer, mettre en ligne eourbe f^ qui est ea ligne droite* Ces deux verbes diffèrent donc comme le p^ide la courbure, OupUe ^ plat, de maaière qu'une partie de la obose ^ rabatte sur l'autre; on ploie ea ropd, ea faisant faire ^ la dM)^ au arc de cercle. Le papier que vous plissez^ vous le plie^,le papier que ypus. roulent, vqus le ployez. De même, oq ^^^ ea faisant qu9 la cbose ne soit plus ea double, que ^^ parties ne soient plil^ 0ppliqu€08 l'une ^r l'autre j oa déploie ce qu'on dérQuIe» comme des drapeaux et des voiles, un oiseau déploie ses ail^s en les étendaalr, ea left^cetiraut dedes9u# sqa eerpsi sur lequel eUes sopt courbées. Plier se dit particulièrement des corps minces et flasques ou du laoins fort souples, qui se plissent facilement et gardent leur 1^ : ployer se dit particuU^remeut de^ cprp$ raides et élastiquet^ ^ Qéebisseat «ous l'isffbrt etteodent à se «étabUr daas leur preiaiv

état. On plie de l« moasseline/des yélcments, des étoffes, éii les mettant par lits on parconches; on^^/ot^ une branche d'arbre, les bran* ches d'nn arbre ploient à force d'être chargées; on plaie aussi les marchandises et les étoffes qu'on met en paquets, en bloc, en peloton, qu'on roule, qu'on enreloppe. La blanchisseuse plie les ser- Tîettes pour les livrer; on ploie une serviette, qnand on la roale pour l'introduire dans un anneau. — Celte première différence en entraîne une autre, qui peut servir à guider dans les cas mêmes où les deux mots semblent équivaloir tout-à-fait, c'est qitç ployer dit moins que plier et n'exprime que le commencement de l'aciioR signifiée par le simple. En marchant, vous ployez le genou; dans une génuflexion profonde vous le pliez, car alors le genon ployé forme un vrai pli. 11 vaut met^x ployer , et non plier, que rompre; cependant, pour marquer qu'une personne p/oiie beaucoup le corps, sans pouvoir se relever, on dira qu'elle esi pliée en deux. Une épée, comme un bâton, ploie et ne plie pas ; mais si jamais il est i)ermis dédire qn'eWeplie, ce sera lorsqu'elle /»/ot^a, comme on dit, jusqu'à la garde. Sous le fardeau, qui fait ployer un homme fort, l'homme faible plie. Une armée ne fait que ployer, tant qu'elle résiste et s'efforce de reprendre sa place; sinon, tWeplie on s'enfonce, il ne lui reste que Fa retraite. Qui dit plus dit moins, et c'est pourquoi plier est d'un usage plus fréquent que ployer. Enfin, comme plier rappelle le pli, à la rigueur, même pour l'oreille, il se trouve plutôt employé dans le langage ordinaire, et au propre, ao l^hysiqne; ployer, par la raison contraire, convient mieux au figuré et en poésie. De là vient aussi que déployer a de plus que déplier le sens figuré et secondaire de développer, d'étaler, d'exposer an grand jour, de mettre en spectacle, de faire parade.

Oyer ne marque pas toujours qu'on agit de manière à décrire un OyOn plutôt une partie d'o, un arc de cercle, une courbe; mais le plus souvent il exprime qu'on en forme plusieurs de suite en avançant, qu'on va en zigzag, en serpentant, d'une façon tortueuse on sinueuse. C'est l'image sous laquelle on représente la foudre; aussi dit-on foudroyer pour lancer la foudre. Côtoyer la mer , c'est en suivre toutes les sinuosités , les saillies et les enfoncements. En termes de marine, on se sert du verbe louvoyer pour dire , chicaner le vent, lui présenter tantôt un côté dn bâtiment, tantôt l'autre, en faisant plusieurs routes en zigzag; et, en langage ordinaire, il signifie prendre des détours pour arriver à nn but, où l'on ne peut aller directement. TViuivi^, c'est se mouvoir en rond; tournoyer^ c'est tourner AWn côté, puis d'un autre, de telle sorte que le

DES SYNONYMES GAAMMATfCAUX. fi^a

ehemin parcouru forme en totaliié, non pas un tour ou un o, mais des espèces d'ondulations.

Les choses qui font ainsi des tours et détours^ comme la llammci la foudre, l'onde, les reptiles, le font par un mouvement vif et rapide, et comme en se jouant. De là un nouvel accessoire des verbes en oyer. Ainsi, tandis que le verbe mider ne se dit qu'au participe passé, pour exprimer l'état ou la qualité des surfaces, où se voieut des espèces d'ondes, camelot onde, bois ondes, ondoyer s'emploie de préférence au participe présent et dans tous les temps de la conjugaison, pour peindre l'agitation et comme le jeu de certaines choses qui se meuvent à la manière des ondes : flammes ondoyantes,- ses cheveux, les drapeaux, ondoyaient au gré des vents. Flamber ^t-signe l'action du feu ou du bois qui jette de la flamme 3 flamboyer présente l'image d'une flamme vive, active, qui éclate ou se meut en tournoyant : dans l'Œuvre de Raphaël, l'ange du Seigneur, qui chasse A.dam et Eve du paradis, est armé d'une épée flamboyante, c'est-àdire ayant la forme d'une flamme qui s'élève rapide et sinueuse. Quand les arbres commencent à verdir , ils prennent la couleur verte; il n'y a là que renonciation pure et simple d'un fait; mais dire que les arbres commencent à verdoyer, c'est leur attribuer une verdure gracieuse qui fait image, qui ondule, qui semble se balancer, se mouvoir de ci et de là pour le plaisir de la vue.

. La terminaison oyer est, en outre, fréquentative, par cela seul qu'elle peint le mouvement dés choses qui font des tours et détours, qui vont d'un côté, puis d'un autre, en décrivant des courbes. Ainsi, fétoyer quelqu'un, dit plus que le fêter : c'est le fêter et le fêter encore, l'accueillir avec plus d'empressement, avec de plus grandes démonstrations de joie. Guerroyer, ce n'est pas seulement faire la guerre, mais avoir la manie de la faire, aimer ou être toujours prêt à ' la faire, et par extension, aimer à disputer, à contester. Larmoyer signifie de. même pleurer à tout propos et pour le moindre sujet. Soudoyer exprime toujours une habitude, et solder quelquefois un acte simple : un prince soudoie les troupes qu'il a à sa solde, et il les solde toutes les fois qu'il leur paie leur solde.

En même temps que fréqnentative, cette terminaison est aussi familière, comme dans Tordre des substantifs abstraits la terminaison fréquentative erie, à laquelle elle semble répondre. Fêtoyer quelqu'un, signifie le fêter, non-seulement avec beaucoup d'empresse- "ment, mais encore en le festinant et sans façon. Soudoyer est un mot du bon vieux temps, comme soudard; et, abstraction faite de sa désinence, la forme basse et triviale sous laquelle apparaît spn

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nêMk l« fmà pro^à i^nrar dans folmgsgeeotfliMM; dÉ àHr^, par extension, pris en mauvaise part : soudoya des spâd^^sin». Unrwunftf ei gmrrojfmr ne^siMit d'niagis ^fstt ^tM I« ewif^raatian irautière.

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