‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 68 sur 105 · MAZA · texte numérisé non relu

MAZA

distributeur, pensant qu'il ne voulait plus du tout de bonne chère...

EAÉATPOE, ov (Ὁ), ἀ᾽ ἔδω, dégustateur, officier de la cour des rois de Perse, selon Athénée : Exahoüy δέ, φησι, καὶ τοὺς προγεύστας ἐδεάτρους, ὅτι προήσθιον τῶν βασιλέων πρὸς ἀσφαλείαν, Athen. IV, 171, b, εἰς ἀρροϊαΐεηι ἐδεάτρους ceux dont l'office était de goüter les premiers aux mets pour la särcté des rois. Du temps d’Athénée c’élait, dans les grandes maisons, l'officier chargé en chef de tout le service de la table, l’intendant de la bouche ou espèce d’écuyer tranchant, charge très-honorifique (.4then. IV, ibid.), |

ÉAÉATPOZ, ov (ὁ), d'éoç, 1° officier qui portait les invitatations aux convives admis à la table royale ; vocator : Ἐλέατροι δὲ χαλοῦνται, ὥς φησι Πάμφιλος, οἱ ἐπὶ τὴν βασιλικὴν καλοῦντες τράπεζαν, Athen. IV, 171 ,b, on appelle ἔλέατροι, à ce que dit Pamphile, ceux qui portent les invitations à la table royale, 2° Selon Ammonius, cuisinier.

OYONOIGE (ὁ, ἡ), qui prépare les mets, cuisinier : Καὶ ἵνα μὲν ἡδέως φάγῃς ὀψοποιοὺς μηχανωμένη, Xen, Mem. IL, 1, 80, et pour manger avec plus de plaisir inventant des cuisinicrs.

MAZA , nç (ἡ)ν» sorte de pain, ou plutôt de géteau de farine d'orge , où ilentrait du miel, du sel et de l'eau : Καὶ μήποτ᾽ adτῆς μᾶζαν ἡδίω φάγοι, Aristoph. Pac, 3, et qu'il ne mange jamais de meilleur gâteau d'orge.

ÉEXAPÎTHE, ον (δ), d’ivxapé, gâteau pétri avec du miel et de l'huile, et cuit dans la poêle, espèce de beignet ou de gaufre : Καὶ σκάφην λαθών τινα τῶν ἐσχαριτῶν τῶν χαθαρῶν, Athen. II, 109, ἃ, er ayant pris une poëËle de gâteaux purs.

ἹΠΝΙΤΗΣ, ov (6), de ἵπνος,, petit pain cuit au four nommé ἵπνος : Θερμῶν ἱπνίτων εἴσθιον, Timocl. ap. Athen. I, 109 , j'ai mangé des pelits pains to#t chauds sortant du four.

KPIBANÎTHE, οὐ (ὁ), pain ou espèce de tarte cuite au four

nommé χριβανός ou four de campagne : Πρὸ πάντων εὔζυμός τε χαὶ

χαλῶς ὡπτημένος ὁ ἄρτος ἔσται χριδανέτης οὐχ ἐπνίτης, Gulen. de Antid, T. XIV, 46, 18, avant tout, le pain doit être fait avec un bon levain et bien cuit au four de cumpagne, et non au four ordinaire.

KOAAABOE, ov (δ), petit gâteau, sorte de petit pain ou de flute : Βοῦν ἀπηνθράκιζ᾽ ὅλον, πλαχοῦντας ὥπτα χολλάδους, Aristoph. Ran. 509 , elle a fait rôtir un bœuf tout entier, et fait griller des galettes et des fliles.

KOAAIE, exoç (δ), pain qu'on faisait enire sous la cendre, chez les Thessaliens : Κόλλιξ Θεσσαλιχός σοι drapyére , ὃν χαλέουσι χεῖνοι χριμματίαν, οἱ δ᾽ ἄλλοι χόνδρινον ἄρτον, Athen. IT, 119, b, qu'on t'appréte le collix de Thessalie , que ceux-là appellent pain de son et d'autres pain d'alica.

TIÉMMA , ατος (τό), au pluriel, pétisseries : Oüxouy καὶ ἀττιχῶν πεμμάτων τὰς δοχούσας εἶναι εὐπαθείας ; Plat. Pol. 1Π|,404, d, ne [blämes-\tu pas aussi les pätisseries des Athéniens, que tu regardes comme trop délicieuses ?

ΠΛΑΚΟΥ͂Σ, oûvros (ὁ), géteau plat et rond , galette ; placenta : Xaiper', ἄνδρες, χἂν ξυνέπησθέ μοι πλακοῦντας ἔδεσθε, Aristoph. Pac. 1355, adieu, messieurs, et suivez-moi : vous mangerez des galettes. |

HOTIANON, ou (τό), gâteau plat, mince et rond, qu’on offrait aux dieux : ἐπεὶ δὲ βωμῷ πόπανα χαθωσιώθη, Aristoph. Plut. 659, après que les gäteaux eurent été consacrés sur l'autel,

ΠΥΡΑΜΟΥ͂Σ, οὔντος (ὁ), gâteau de froment et de miel; c’était le prix de celui qui s'était tenu éveillé jusqu’au jour dans une nuit de débauche : Hy δ᾽ ἀναιδείᾳ παρέλθης,, ἡμέτερος ὁ πυραμοῦς, Aristoph. Ἐφ. 277, si tu l'emportes en impudence, à moi le gâteau.

MAZOZ, οὔ (δ), mamelle de l’homme et de la femme, dans Homère : Νευρὴν μὲν μαζῷ πέλασεν, IL IV, 123, il rapprocha la corde de sn mamelle.

424 MAAAKOS.

MAZTOEZ, où (6), forme allongée du précédent , et plus usitée en prose : ἄνθρωπος μὲν οὖν χαὶ ὃ θῆλυς καὶ ὃ ἄῤῥην ἔχει μαστούς, Aristot, Part. An. IV, 10, 43, ainsi l'homme, soit la femelle, soit le mâle, a des mamelles. C'est à tort que les grammairiens appliquent ce mot à la mamelle de la femme seulement , et particulièrement de celle qui allaite, le dérivant très-ingénieusement de μεστὸς γάλαχτος, pleine de lait.

ΘΗΛΗ͂, ἧς (ἡ), mamelon ou bout de la mamelle : Τούτων ἡ θηλὴ διφνής, δι᾽ ἧς τοῖς θήλεσι τὸ γάλα διηθεῖται, Aristot. H, An. 1,12, chacune des mamelles a le mamelon , et c'est par là que coule le lait des femelles.

KOAIOE, ov (6), sein, giron : ἢ © ἄρα μιν χκηώδεϊ δέξατο χόλπῳ, Il. VI, 483, et celle-ci le reçut sur son sein parfumé.

ΟΥ̓́ΘΑΡ, ατος (τό), pis, mamelle des animaux seulement : ἔν D τόπῳ τὰ οὔθατα τῶν προδάτων ἔστιν, Aristot. H. An. II, 1, à l'endroit où sont les mamelles des brebis.

TIT@OZ, οὔ (6), tette ou mamelon; d'où , en général, mamelle de la femme : Kai, νὴ Ai, τιτθούς γ᾽ ὥςπερ ἡμεῖς οὐχ ἔχει, Aristoph. Thesmoph. 640, par Jupiter! elle n'a point de mamelles comme nous.

ΤΙΤΘΙίοΝ, ον (τό), τέτον, mamelle de la femme qui allaite : Kai τὸ παιδίον ἐξαρπάσας μοὶ φροῦδος ἀπὸ τοῦ τιτθίου, Aristoph. Thesmoph. 690 , et il a disparu en arrachant mon enfant à la .mamelle.

321. Μαλαχός, Μαλθαχός, AGpôc, Aualée, ἁπαλός, Αταλάφρων, Τέρην, Τεράμων, Χαύνος, Χλιδανός.

ΜΑΛΑΚΟΣ, ἡ, mou, tendre, doux; se dit des matières naturellement molles, ou que l’art à rendues telles, au propre et au figuré ; mollis : Καὶ τὰ σκληρὰ καὶ τὰ μαλακά, Xen, Mem. 11, 10, 1, des objets durs et les mous.

ΜΑΛΘΑΚΟΣ, ἡ, forme poétique, paraît de préférence s'employer au figuré : ὁς τὸ πάρος rep μαλθακὸς αἰχμητύς, I. XVII, 588, qui naguère n’était pas un redoutable guerrier.

ABPOE, &, au figuré, mou, délicat, efféminé : ἁθρότερος γυναικῶν, Luc. Deor, dial, 18, plus mou que des femmes.

ÂMAAOS, ἡ, poétique , endre , en parlant des petits des animaux : ἁρπάξων à ἄρν' ἀμαλήν, Il. XXII, 310, pour ravir un tendre agneau.

ÂTAAOE, ἡ, poétique , tendre, délicat , se dit des animaux et des plantes, du cœur et des joues , du lit, etc.: Παρειάων ἀπα-λάων δάκρυ᾽ ὀμορξαμένην, Il. XNIIT, 123, ayant essuyé les larmes de ses joues délicates.

ÂTAAÂSPON (ὁ, ἡ), poétique, tendre, épithète de la première enfance, dans l’Iliade : Παῖδ᾽ ἐπὶ κόλπῳ ἔχουσ᾽ ἀταλάφρονα, Il. VI, 400, portant sur son sein le tendre enfant.

TÉPHN , &væ, poétique, tendre, au propre et au figuré; en prose TEPÂMQN (ὁ, ἡ), tendre, en parlant des légumes propres à la cuisson ( Theophr. C. PL 1V, 13); tener : Tépeva χρώα γῦπες ἔδονται, Il. IV, 237, les vautours dévoreront la tendre chair.

XAŸNOE (ὁ, #), au propre, /dche, en parlant d’un tissu ou d’un fil; mou, en parlant de la neige : ὅσα δέ γε αὖ τὴν μὲν ξυστροφὴν χαύνην λαμβάνει, Plat. Polit. 282, e, tout ce qui peut être filé un peu läche.

XAIAANOE, ἡ, poétique, tendre, délicat ; d’où, efféminé , principalement dans les vêtements : Χλιδανῆς ἥδης τέρψιν, Æsch. Pers. 544, jouissance de la tendre jeunesse. ἐν ἰωνίᾳ χλιδανός, Plut. Alcib, 23, efféminé dans l'Ionie.

322. Μαλλός, ἔρος, Eïpoc, ἔριον, Εἴριον, Adyvos, Λάχνη, Πόχος.

ΜΑΛΛΟΣ, où (6), poétique, boucle de laine, longue laine, toison assez longue pour être coupée : Εἰροπόχοι δ᾽ δῖες μαλλοῖς χαταδεθρίθασι, Hesiod. Op. 232, et les brebis sont fatiguées sous le poids de leurs longues toisons peignées avec soin.

ÉPOZ, εος (ré), poétique EÏPOZ, laine , en général : Αὐτὰρ ἐπ᾽ αὐτῷ ἡλαχάτη τετάνυστο ἰοδνεφὲς εἴρος ἔχουσα, Od. IV, 135, et sur elle était étendue la quenouille chargée d'une laine violette.

ἜΡΙΟΝ, ov (τό), poétique EÏPION, brin de laine; d'où, en général, et plus souvent au pluriel, laines que l’on travaille : H oi Λαχεδαίμονι ναιεταώσῃ ἤσχειν εἴρια χαλά, El. 111, 388, qui,

lorsqu'elle habitait Lavcédémone , travaillait pour ella de belles laines.

AÂXNOE, ov (δ), et AÂXNH, ἧς (à), poil, duvet, soie, laine des animaux; lana : Λάχνῳ στεινόμενος καὶ ἐμοί, Od. IX, 445, chargé de sa laine et de ma personne. Τῶν καὶ λάχνῃ δέρμα χατάœmov, Hesiod. Oper. 511, ceux dont la peau est ombragée de laine.

ΠόκΚΟΣ, ον (ὁ), de mixe, toison : ἀργῆτ᾽ οἷὸς εὐείρου πόχῳ, Soph. Trach. 675 , de la blanche toison d’une brebis.

323. Μάχη, ἄρης, Δαΐς, Δηϊοτής, Δῆρις, Κλόνος, Μόθος, Μῶλος, ὅμιλος, Πόλεμος, Πτόλεμος, Eradla, ὑσμίνη ᾽ Φύλοπις, Χάρμη.

ΜΑάχη, ἧς (ἡ), combat, bataille : Μάχας δὲ σοι wa πολέμους ἀφαιρῶ, Xen. Cyr. VII, 2, 8, mais je t'interdis les combats et des guerres.

ÂPHz, εὡς (ὁ), Anës on Mars, dieu de la guerre, daus l'Iliade, quelquefois pour la guerre même , le combat : ἵνα ξυνά-γωμεν ἄρηα, IL IT, 381, pour que nous engagions le combat.

ΔΑΙ͂Σ, δος (ἡ), poétique, torche; d'où, fou de la gucrre, combat , dans l'Ilinde : Où γὰρ μείλιχος ἔσχε πατὴρ τεὸς ἐν δαὶ λυγρῇ, IL. XIV, 739, car ton pére n'était pas tendre dans le combat funeste.

AHIOTHE, ÿros (%), poétique, hostilité, carnage : Νῦν μὲν παυσώμεσθα μάχης καὶ δηϊοτῆτος σήμερον, Il. VII, 290, εἰ maintenant cessons pour aujourd'hui le combat et le carnage.

ΔΗ͂ΡΙΣ, Lo (#), poétique, querelle, lutte, combat ; certamen: Οἱ περὶ πάτρης ἀνδράσι δυσμενέεσσι πόνον xai δῆριν ἔθεντο, Il. XVII, 158 , qui pour la patrie soutiennent une lutte terrible contre des guerriers ennemis.

KAONOZ, ον (6), tumulte de la mélée, désordre, déroute : ἐν δὲ κλόνον ἀργείοισιν fes χαχόν, IL. XVI, 730 , jeta un grand désordre parmi les Argiens.

MÔ802, ὃν (δ), poétique, choc , charge : Οἶδα δ' ἐπαΐξαι μόθον ἵππων ὠχειάων, Il. VIT, 240, Je sais m'élancer contre le choc des chars rapides.

ΜΩ͂ΛΟΣ, ον (6), proprement, fatigue, travail, lutte de la guerre; d’où, combat : Πῶς τ᾽ ἄρ᾽ ἰὼ μετὰ μῶλον; 7. XVIII, 188, et comment puis-je aller au combat ?

OMIAOS, ou (ὁ), poétique , foule des combattants, quelque fois mélée : Τὴν μὲν ἄρ᾽ ἶρις ἑλοῦσα ποδήνεμος Fay ὁμῶῦον, I. V, 353, Iris donc, rapide comme le vent, l'enlève et la tire de la mélée.

ΠόλΛΕΜΟΣ, ov (ὁ), épique IITOAEMOY, engagement, approche à la gucrre; d'où, 1° bataille, combat, guerre, duns Homère : Τί δ᾽ ὀπιπτεύεις πολέμοιο γεφύρας; IL IV, 371, pourquoi regardes-tu de côté les champs de bataille? 39 Guerre, en général, dans les prosateurs : Κοινωνοὶ πολέμον γενόμενοι, Xen. Cyr. 11, 3, 2, devenus compagnons de guerre.

ZTAAÏA, ας (ὁ), de term, adjectif féminin, par ellipse de deulm, combat de près, bataille rangée ; stataria : ΟἾδα δ᾽ ἐνὶ σταδίῃ δηΐῳ μέλπεσθαι Apri, Il. VII, 241, Je sais en bataille rangée me plaire aux jeux sanglants de “Mars.

Υ̓ΣΜΙΝΗ, ἧς (4), poétique, combat acharné : ὑσμένην δ᾽ ἰέναι, 11. 11, 477, marcher au combat.

ΦΥΛΟΠΙΣ, dos (ñ), cri ou tumulte des guerriers, mélée, dans l’Iliade : Καὶ φύλοπιν αἰνὴν ὄρσομεν, 11. IV, 15, et nous allumerons une mélée terrible.

ΧΑΡΜΗ, nç (#), joie, ardeur avec laquelle on combat : Μνήσαντο δὲ χάρμης, [l. IV, 222, et rappelèrent leur ardeur pour le combat.

ΜΈΛΟΣ, εος (τό), membre du corps : Τῶν δὲ τοιούτων ἔνια οὐ μόνον μέρη ἀλλὰ καὶ μέλη χαλεῖται" τοιαῦτα δ' ἐστὶν ὅσα τῶν μερῶν ὅλα ὄντα ἕτερα μέρη ἔχει ἐν αὐτοῖς, Aristot. H. An. I, 1, 2, de celles-ci quelques-unes ne s'appellent pas seulement parties, mais membres , tels que ceux dont les parties étant entières ont encore d'autres parties en elles.

MÉPOZ, εος (τό), partie du corps : ἕνεκα καὶ χάλλους τῶν τοῦ σώματος αὐτοῦ μελῶν καὶ μερῶν, Plat, Legg. VIE, 795, e, εἰ pour la beauté des parties et des membres de son corps.

428 MITNYNAI.

MOPION, ον (τό), pièce ou partie du corps des animaux, dans Aristote et Galien : Τῶν ἐν τοῖς ζώοις μορίων τὰ μέν ἐστιν ἀσύνθετα, Aristot, Hist. An. 1,1, 1, des diverses parties qui sont dans les animaux, les unes sont simples.

ἄρθρον, ov (τόν), articulation ou Jointure des membres ; arlus : ἄρθρα δὲ χειρὸς χαὶ βραχίονος καρπός, Aristot, Η. An. 1, 15, 4, le carpe est formé des articulations de la main et du bras.

CYION , ον (τό). poétique , extrémité des membres, spécialement les pieds et les mains : Ὑπό τε τρόμος ἔλλαδε γνῖα, Il. III, 34, et un tremblement s'est emparé de ses membres.

ΚΩ͂ΛΟΝ, ov (τό), 1° le membre entier et isolé, et composé lui-même d’autres membres (μέλῃ); désignation spéciale du bras et de la jambe dans Aristote : Κώλονυ δὲ τὸ μὲν διφυὲς βραχίων, Aristot. H. An. 1, 15, 3, les membres naturellement doubles sont le bras. 2 Membre d’une période : Περέοδος δὲ ἡ μὲν ἐν χώ-λοις ἡ δ᾽ ἀφελής, Arislot. Rhet. {Π|,9., la période est composée de membres, ou simple.

325. Μιγνύναι., Κεραννύναι, Kuxäv , Φύρειν, Φορύνειν, Φορύσσειν.

ΜΙΓΝΥ͂ΝΑΙ, méler, en général : Τὸ δὲ χαὶ ὕδωρ μιγνύμενον πᾶσι τοῖς τρέφουσιν ἡμᾶς εὐχατεργαστότερά τε χαὶ ὠφελιμώτερα χαὶ ἡδίω ποιεῖν αὐτά, Xen. Mem. 1V, 3,6, et que l'eau mélée à tous les objets qui nous nourrissent les rend plus faciles à digérer, plus utiles et plus agréables. :

ΚΕΡΑΝΝΥ͂ΝΑΙ, méler, mélanger, principalement de l’eau avec le vin : ὅτε.... αἴθοπα οἶνον ἀργείων οἱ ἄριστοι ἐνὶ χρητῆρσι χέρωνται, Il. 1V, 260, lorsque les principaux chefs des Argiens mélangent dans des cratères de vin vermeil.

KYKAN , proprement , méler, dans le sens de troubler, mettre sens dessus dessous , bouleverser : ἐγὼ δ᾽ ἐπεισπηδῶν γε τὴν βουλὴν βίᾳ χυχήσω, Aristoph. Eq. 363, et mot je me jeterai dans le sénat , où je bouleverserai tout. |

&YPEIN, proprement , mélanger la farine avec du levain, pétrir le pain; d’où, tremper, avec l'idée de gâter : Δάχρυσιν

εἵματ᾽ ἔψυρον, Il. XXIV, 162, et leurs vêtements étaient trempés de larmes.

$OPYNEIN, poétique, méler, mettre péle-méle, avec l'idée de brouiller, de gâter : Σῖτός re χρέα τ᾽ ὀπτὰ φορύνετο, Od. XXTI, 21, et le pain et les viandes cuites étaient péle-méle. &OPYESEIN , poétique, barbouiller, souiller : Φορύξας alpes πολλῷ, Od. XVIII, 336 , l'ayant souillé de sang.

ΜΙΚΡόΣ, p&, attique ΣΜΙΚΡΌΣ, petit, relativement à. la grandeur : Ποίαν τινά μοι γυναῖχα οἴει συναρμόσειν χάλλιστα; --- Πρῶτον μέν, ἔφη, μικράν" μιχρὸς γὰρ αὐτὸς εἴ, Xen, Cyr. VII, 4, 19 quelle femme me conviendrait le mieux, à ton avis ?— D'abord, dit-il, une petite, car tu es petit toi-même.

HBAIO>, αιά, synonyme ionien et épique d’ ὀλίγος, peu, petit, dans Homère, presque toujours avee une négation : Éve τοι φρένες οὐδ᾽ ἠδαιαί, Od. XXI, 288, tu n'as pas de bon sens le moins du monde.

BAIOE, αιά, forme plus récente et attique du précédent, dans les tragiques : Πότερον ἐχώρει βαιός; Soph. OEd. R. 750, voyageait-il peu accompagné ?

BPAXYE, εἴα, court, bref, comme en français pour l’étendue et la quantité , et quelquefois en parlant du temps; brevis : ἐν τούτῳ δὴ τοῖς μὲν λόγοις βραχντέροις ἐχρῆτο, Xen. Cyr. T, 4, 4, dés-lors il usait de discours plus brefs.

AENITOE , ἡ, mince, menu, maigre; au figuré pour faible : Λεπτή τις ἐλπίς ἐστ᾽ ἐφ᾽ ἧς ὀχούμεθα, Aristoph. Equit. 1244, ce n'est qu'un très-mince espoir qui nous soutient.

ΟΛΙΓΟΣ, ἡ, petit, par rapport au nombre, peu nombreux, peu, opposé à πολύς, principalement en parlant du temps : ἔν ὀλέγῳ δὲ χρόνῳ ἐγένετο τὸ μὲν μέτωπον ἐπὶ τριαχοσίων, Xen. Cyr. Il, 4,2, en peu de temps d'un côté le front fut de trois cents hommes.

ΣΠΑΝΙΟΣ, ia, rare : ὅπου δὲ χιλὸς σπάνιος πάνυ εἴη, Xen. Anab. 1,9, 27, et lorsque le fourrage était très-rare.

430 ΜΙΣΘΟΣ, MOIPA.

ΤΑΠΕΙΝΌΣ, ἡ, bas, baissé ; d'où, humble; humilis : ἢ μὲν γὰρ [χώρη] ἐστὲ ταπεινή τε χαὶ ψαμμώδης, Herodot. IV, 191, car le pays est bas et sablonneux.

ΜΙΣΘΌΣ, οὔ (ὁ), récompense, salaire légitime, solde, paie des soldats : Πεντεχαίδεχα δὲ μηνῶν τοὺς στρατιώτας τὸν μισθὸν ἀπεστέρησεν, ]“οογ, Panegyr. 39, pendant quinze mois il priva les soldats de la paie.

MISOQMA, ατος (τό), salaire, avec l’idée accessoire d'un gain honteux et infâme, comme celui d'un histrion, d’une prostituée où d’un traître : Καὶ τὸ τέλος εἶχε τὸ μίσθωμα, Dem. de Legat. 379, et qu'enfin il eut le salaire.

328. Μοῖρα, Μέρος, Μόρος, Αἷσα, Ἐἱμαρμένη, Kip, Κλῆρος, Λάχος, Πάλος, Πεπρωμένη, Πότμος, Τύχη.

ΜΟΙ͂ΡΑ, ας (%), de μείρω, partie d’un tout, et principalement part qui revient dans un partage, ordinairement fait au sort; d’où la part ou portion attribuée à l’homme par le sort : Αἴ χε θάνης χαὶ μοῖραν ἀναπλήσῃς βιότοιο, Il, IV, 170, si tu meurs et que ἐμ achèves la part de vie accordée par le sort. De là, le sort, le destin ; fatum, dans les poëtes et dans les prosateurs, souvent personnifié dans Homère; Μοῖρα, la Parque, dispensatrice de tout ce qui arrive à l’homme contre sa volonté, principalement en mal, et surtout en parlant de la mort : ἔνθ' ἀμαρυγκείδὴν Διώρεα Moïp” ἐπέδησεν, 11. IV, 517, la doi du destin enchaïna Diorès, fils d'Amaryncée.

ΜΈΡΟΣ, εος (ré), partie, relativement à l’entier ou résultant d’une distribution; d’où, portion, part , en général : Διατελοῦσι τὸ πλεῖστον μέρος τῆς ἡμέρας διχάζοντες αὐτοῖς, Xen. Cyr. 1,2, 6, passent la plus grande partie du jour à leur rendre la justice,

MOPOE, ον (6), poétique, partage fatal, toujours relative ment à la mort : Οἷσιν ἐπὶ Ζεὺς θῆχε χαχὸν μόρον, Il. VI, 367, nous à qui Jupiter a envoyé un malheureux partage.

AÏSA , ὃς (à), de δαίων poétique, part échue au sort à chaque

homme dans le partage de la vie : ἐπεὶ νύ τοι αἶσα μένυνθά περ, οὔτι μάλα dv, Il. 1, 415 , puisque ta part de vie est bornée à peu d’instants, et n'est pas pour longtemps.

EÏMAPMÉNEH, ἧς (%), participe passif féminin , pris comme substantif dans Platon, la part ; d'où, la destinée : ὅτι τὴν εἱμαρμένην οὐδ᾽ ἂν εἷς ἐκφύγοι, Plat, Gorg. 512, e, que personne ne peut fuir lu destinée.

ΚΗ͂Ρ, npés (ñ), doi fatale, et particulièrement celle de la mort violente, déesse qui accompagne les guerriers, dans l'Iliade, assez semblable aux #alkyries de la mythologie scandinave : ἐστὲ δὲ πάντες μάρτυροι οὺς μὴ χῆρες ἔδαν θανάτοιο φέρουσαι, I. IT, 302, vous en étes tous témoins ; vous que ne sont point venues trouver les lois fatales qui portent la mort.

ΚΛΗ͂ΡΟΣ, ov (ὁ), de χλαίω, tout objet qui sert de marque pour tirer au sort; dans Homère, c’est un éclat de bois ou de pierre, ou tesson qu’on jette dans un cäsque, sort; sors # Οἱ δὲ χλῆρὸν ἐσημήναντο ἕκαστος ἐν δ᾽ ἔθδαλον χυνέῃ, 7. VIT, 171, et chacun fit sa marque à un sort qu'ils jetérent dans le casque. Plus tard l'idée propre de ce mot s’est effacée, οἱ il a été pris au figuré, surtout en prose, 1° pour le tirage au sort, scrutin au sort; d’où, 2 par extension, le résultat, ee qu’on a tiré au sort, portion, surtout dans un héritage; d’où, héritage, dans les orateurs attiques : ἕν τὸ τῷ χλήρῳ καὶ ἐν τῇ χειροτονίᾳ, Xen. Ath. 1, 2, soit au sort, soit aux mains levées. Mais dans ces locutions ψῆφος

stplus usité en prose, (Voy. Yñgos.)

AÂXOZ, εος (τό), poétique, ce qu’on ἃ obtenu au sort, lot échu : ἔστι μέν σοί μεν τούτων λάχος, Pind, Nem. X, 159, voila quel est ton lot.

ΠΑΛΟΣ, ou (6), de πάλλω, l’action de secouer ou ballotter les sorts ou les suffrages, ballottage ; d’où on le traduit par sort daus certaines locutions, dans Hérodote et les tragiques : Πύλαις ἑθδόμαις προσίστανται πάλῳ λαχόντες, Æsch. Sept. 118, ils sont aux sept portes , et chacun a celle qui lui est échue au sort,

TENPOMÉNE, ης (#), participe féminin, pris absolument par ellipse de μοῖρα, lot assigné par le sort; d’où , le sort, la

destinée, dans Hérodote et les tragiques : H πεπρωμένη δ᾽ ἄγει θανεῖν ἀδελφὴν τῷ δ᾽ ἐμὴν ἐν ἤματι, Eur. Hecub. 43, et la destinée conduit en ce jour ma sœur à la mort.

ΠότΜΟΣ, ον (δ), de πίπτω, poétique, proprement , arcident ; d'où, sort, presque toujours en parlant de la mort, dans Homère, plus généralement, duns les poëtes postérieurs, sort, destin : Τυδεὺς μὲν χαὶ τοῖσιν ἀειχέα πότμον ἐφῆκεν, Il. 1V, 396, mais Tydée fit tomber sur leur tête un affreux accident.

TÉXH, nç (#), ce dont on est atteint , ce qui arrive, ce qui touche ; d’où, 1° le hasard, par opposition à l'intelligence : Ταῦτα οὕτω προνοητιχῶς πεπραγμένα ἀπορεῖς πότερα τύχης ἢ γνώμης ἔργα ἐστίν; Xen. Mem. 1, 4,9, ces ouvrages, faits avec tant de prévoyance, tu doutes s'ils sont le produit du hasard ou de l'intelligence ? 2 Fortune, chance bonne où mauvaise, suivant les épithètes ou le contexte : Kai ἅμα ταῦτα λέγων χκατεδάχρυσε τὴν ἑαυτοῦ τύχην, Xen. Cyr. V, 4, 84, εἰ en pronongant ces mots il se mit à pleurer sur son malheur.

ΜΥ͂ΘΟΣ, ου (6), 1° fable : ἀλλ᾿ ἀτεχνῶς χατὰ τὸν Αἰσώπου μῦθον, Plat. Alc. 1, 122, f, mais tout à fuit comme dans la fable d'Ésope. 2% Fable d'un poëme épique ou dramatique, dans Aristote : ἔστι δὲ τῆς μὲν πράξεως ὃ μῦθος ἡ μίμησις, Aristot, de Poet. 6, 8, la fable est l'imitation de l’action.

ἀπόλογοσ, ov (δ), APOLOGUE : ἀλλ᾽ où μέντοι σοι, ἦν δ᾽ ἐγώ, ἀλκίνου γε ἀπόλογον ἐρῶ, Plat. Pol. X, 614, a, mais cependant, dis-je, je ne te raconterai pas l'apologue d'Alcinoüs.

ΝΑΟΣ, où (6), de ναίειν» partie du temple où était la statue

du dieu; d’où, en général, temple des dieux : Λέγεται γὰρ εἰς

τὸν ναὸν εἰσίοντα προσειπεῖν αὐτόν, Xen. Apol. 15, car on dit que lorsqu'il entra dans le temple le dieu lui adressa ces paroles.

TION , ον (ré), sanctuaire du temple de Jérusalem , souvent au pluriel, dans l'Ancien et le Nouveau Testament : Μετὰ δὲ τὸ δεύτερον χαταπέτασμα σχηνὴ ἡ λεγομένη ἅγια ἁγίων, Hebr. 9, 3, εἰ au delà du second voile était la partie du tabernacle appelée le saint des saints. .

ἄδυτον, ou (+6), endroit des temples où il était défendu de pénétrer, sanctuaire; adytum : Αὐτὸς δ᾽ Αἰνείαν μάλα πίονος ἐξ ἀδύτοῖο us, I V, 512, lui-méëme fit sortir Énée de son riche sancluaire.

ÂNÂAKTOPON, ov (τό) |@véé), palais des princes; d’où, temple, dans les poëtes : Καὶ θεῶν ἀνάχτορα φόνῳ χαταῤῥεῖ, Eur. De

ὃ ἹΕΡόΝ, οὔ (τό), ἡτέπον,, eñccinte sacrée, qui contenait, non-

Troad. 15, et les temples des dieux sont inondés de san

seulement le temple (væés), mais toutes ses dépendances, comme tous les bâtiments affectés au service sacré, les bois sacrés, etc.: Τάφρον μὲν χύχλῳ περὶ τὸ ἱερὸν καὶ τὸν γεωὼνἔσχαπτον, Thuc. IV, 90, ils creusèrent un fossé tout autour de l'enceinte sacrée οἱ du temple.

MÉAAOPON , οὐ (τό), poélique, toit, quelquefois au pluriel daus les tragiques, pour la maison , le palais d’un dieu, comme en latin tecta : ἐγὼ δ᾽ Ἑλένην Ζηνὸς μελάθροις πελάσω, Eur, Orest. 1683, pour moi je conduirai Hélène dans le temple de Jupiter.

ΠΡΟΣΕΥΧΗ͂, ἧς (ἡ), prière, cet, par mélonymie, dieu de prière, oratoire, dans le Nouveau Testament ; proseucha (Juven, Sat., IIT, 299): ἐξήλθομεν ἔξον τῆς πόλεως παρὰ πόταμον οὗ ἐνομέ--

τὸ προσευχὴ εἶναι, Act. Apost. 16, 13, nous sorlîmes de lu ville et nous allämes pres de la rivière ; où l'on avait coutume de faire la prière.

EHKOE, οὔ (ὃ), pare de moutons, balustrade, enceinte; septum; endroit réservé et fermé où était la statue du dieu ; d’où, eu général, temple, dans les tragiques : ἵνα γε σηκὸς ἄβατος, Eur. Phœn. 1753, où s'élève le temple inaccessible, Selon les grammairiens, σηκός était particulièrement le temple ou chapelle des demi-dieux et des héros seulement,

ΤΈΜΕΝΟΣ, εος (τό), de τέμνων, proprement , portion de terrain réservée, territoire d’un temple : ἔστι δὲ ἐν τῷ τεμένεϊ τοῦ Πρωτέος ἱρὸν τὸ χαλέεται ξείνης ἀφροδίτης . Herodot. IX, 112, dans l'enceinte sacrée de Protée est un temple qu'on appelle le temple de Vénus étrangère. Selon les grammairiens c'était le sanctuaire ou endroit du temple où était placée l’image du dieu,

ΝΑΥ͂Σ, αός (ἡ), navire, vaisseau, en général, et dont le genre et la grandeur sont déterminés par une épithète; seul il signifie principalement, dans les poëtes et les historiens, varsseau de guerre. Tüv μὲν πεντήκοντα νέες χίον, Il. IT, 509, de ces [guerriers] cinquante vaisseaux vinrent [à Troie].

ÂKATOE, ον (ὁ, 4), surtout dans les poëtes, vaisseau léger, barque; actuaria : Ava δὲ λαῖφος ὧς τις ἀχάτου θοᾶς τινάξας δαίμων, Eur. Orest. 335, le destin secouant sa voile comme celle d’une barque légère.

ἀκάτιον, ον (τό), diminutif du précédent, trés-pelite barque, nacelle, canot : Κήρνχά τε προέπεμψαν αὐτοῖς ἐν ἀκατίῳ, Τίμις. 1, 29, ils leur envoyèrent d’abord un héraut dans un canot.

ΔίΚΡΟΤΟΣ, ου (%), proprement adjectif féminin, par ellipse de ναῦς, navire rhodien ἃ deux rangées de rames; dicrotum , biremis : ἐξέπλευσε δὲ τρισὶν Ἑἑλληνιχοῖς μνοπάρωσι, χαὶ δικρότοις ἔσαις Ῥοδιαχαῖς, Plut. Lucull. 2, il Jit voile avec trois brigantins grecs et autant de galères rhodiennes à deux rangs de rames.

ÉTIAKTPIE, idoç (ἡ), bateau ou barque de pêcheur : ἀλκιδιά-δης ἧχεν ἐκ τῶν Κλαζομενῶν σὺν πέντε τριήρεσι καὶ ἐπαχτρίδι, Xen. Hellen. V, 1,11, Alcibiade vint de Clazomèënes avec cinq trirèmes εἰ une barque de pécheur.

ÉTIAKTPOKÉAHE, ἡτὸς (ὃ), vaisseau pirate, brigantin :

Ταῦτα εἰς τὸν ἐπαχτροχέλητα ἐμδιδάζει, Eschin. in Timocr. 27,9, cela nous pousse à monter sur le vaisseau du pirate.

HMIOAÏA , ας (Ὁ), pris comme substantif par ellipse de ναῦς, vaisseau qui avait uo rang et un demi-rang de rames ; et à cause de sa légèreté était monté par des pirates, d’après ce passage de Théophraste : ὁ δὲ δειλὸς τοιοῦτος τις οἷος " πλέων, τὰς ἄχρας φάσχειν ἡμιολίας εἶναι, Theophr. Char. 25, l'homme timide est ainsi fait : en mer il prend les rochers pour des vaisseaux

pirates.

KÉAHE , ητὸς (6), de χέλλω, bâtiment léger propre à la course, chaloupe, barque ; celox : ἀλλὰ καὶ ταῦτα ἐχ λῃστρικῆς Μεσσηνίων τριαχοντόρου χαὶ χέλητος ἔλαθον, Thue. IV, 9 , mais tls les tirèrent d'un bateau pirate à trente rames et d’une chaloupe de Messène,

AÉMBOZ, ον (ὁ), petit bâtiment dépendant d’un grand, et qu'on envoyait à la découverte, barque, nacelle, canot ; lembus : Γέρωντ' ἐπ᾽ ἐρείσμασι λέμδος, Theocr. XXI, 12, et une vieille nacelle sur des appuis.

MYOTIAPON, vos (δ), bdtiment léger à l'usage des pirates, brigantin ; myoparo (Cicer. Verr. 5) : Μετεμδὰς εἰς ληστριχὸν μνοπάρωνα, Plut. Lucull. 13, l'ayant quitté pour monter sur un bâtiment pirate.

OAKAÂZ, άδος (%), de ἑλκεῖν, bétiment de transport, vaisseau marchand , ainsi nowmé parce que daus les expéditions navales ces bâtiments, qui portaient les vivres et les munitions, étaient remorqués par les gros vaisseaux : Τὸν δὲ χαὶ αὐτόθεν σῖτον ἐν duos ἄγειν, Thue. VI, 22, il faut aussi porter dans des

ἡ bâtiments de transport le blé qui est ici.

ÉDOAKION, ov (τό), barque ou bateau remorqué par un grand vaisseau : ἐχέλευσε τοὺς ναύτας τὸ ἐφόλχιον παραβαλεῖν, Plut. Pomp. 73, il ordonna aux matelots de faire approcher la barque.

TIAPAAOE, ou (ἡ), de ἅλς, galère Paralienne; à Athènes on dounait ce nom à la trirème sacrée , qui, avec eelle qu'on appylait Salaminienne, servait au irausport des théories au temple de Delphes; on les tenait toujours prétes à mettre à la voile pour les besoins de l’État , et elles servaient même en temps de

guerre : Προσέλαδε δὲ παρὰ τῶν ᾿Αθηναίων καὶ εἴ πού τις ναῦς περὶ τὴν ἀττιχὴν ἔπλει χαὶ τὴν Πάραλον καὶ τὴν Σαλαμινίαν, Χεπ. Hell. VI, 2, 8, ἡ prit encore chez les Athéniens tout ce qui naviguait de vaisseaux sur la côte de l'Attique , et même la Paralienne et la Salaminienne. ᾿

ΠΛΟΙ͂ΟΝ, ον (τό), de πλέω, navire, bätiment de transport : Kai πλοῖα πλεῖ ἐν αὐταῖς σιταγωγά, Xen. Anab. 1, 7, 15, et des bätiments chargés de blé y naviguent.

ΠΡΩ͂ΡΑ, ας (%), proue, avant; par ἀπὸ belle métaphore Euripide emploie ce mot dans une périphrase qui le rend synonyme de ναῦς : Μηδὲ προσίστη πρῷρα" βιότου πρὸς χῦμα πλέουσα τύχαισιν, Æur, Troad. 104, ne tourne pas la proue de la vie contre le Slot irrité, toi qui navigues au hasard.

ZÉAMA , aroç (τό), banc de rameur; transtrum, est mis en périphrase pour vaisseau, dans Euripide : Εν Ναυπλίᾳ δὲ σέλpal" ὥρμισται νεῶν, Eur. Or. 242, et les bancs des vaisseaux ont abordé à Nauplie. De là aëûua seul se trouve employé pour tout le vaisseau par les poëtes de l’Anthologie.

ΣΚΑΦΟΣ, εος (τό), coque, carcasse du vaisseau; d’où, en général, dans les poëtes et les historiens, bâtiment, embarcation de toute espèce : Οἱ Κορίνθιοι τὰ σχάφη μὲν οὐχ εἶλχον ἀνα-δούμενοι τῶν νεῶν ἃς χαταδύσειαν, Thuc. 1, 50, les Corinthiens ne songérent pas à retirer de l'eau les coques des vaisseaux qu'ils avaient coulés bas.

EXEAÏA, ας (%), embarcation faite à Ja hâte, radeau, dans Xénophon ( Anab. 1, 5,10); d’où, en poésie, vaisseau, navire, comme ratés, en latin : Τὰς ποντοπόρους δ᾽ ἔσχε σχεδίας, Eur. Hec, 107, et il retint les vaisseaux qui traversent Les flots.

TPIHPHY, εος (), trérème, vaisseau de guerre, ainsi nommé à cause des lrois rangées de bancs de rameurs à chaque bord, ou, selon d’autres, parce qu'il y avait trois hommes à chaque rame : Λέγονται χαὶ τριήρεις πρῶτον ἐν Κορίνθῳ τῆς ἐλλάδος ναυπΏγὴθῆναι, Thuc. 1, 13, et l'on dit que les trirèmes furent construites d'abord à Corinthe. Chez les anciens les trirèmes furent les plus gros vaisseaux jusqu’à la fin de la guerre du Péloponèse ; depuis.

on en construisit de plus grands, qui portaient jusqu’à vingt rangées de banes et même plus; mais quelle était la disposition de ces bancs? c’est ce qu’on n’a pu encore expliquer d’une manière satisfaisante.

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