ψοφεῖν, Kénrew, Κρούειν
ΨΟΦΕΙ͂Ν, gratter ou heurter à la porte , se dit de celui qui est dans l’intérieur et qui va sortir. Chez les Grecs les portes des maisons s’ouvraient en dehors, de sorte que celui qui voulait sortir, était obligé de frapper en dedans pour ne point heurter les passants : Κόπτουσι χαὶ ψοφοῦσι τὰς αὐτῶν θύρας ἔσωθεν οἱ προϊέναι μέλλοντες, Plut. Publ. 19, ceux qui veulent sortir frappent et gratfent à la porte en dedans.
KONTEIN , frapper à la porte, se disait de celui qui est en dehors et qui veut entrer : Τίς ἐσθ᾽ ὁ κόπτων τὴν θύραν; Aristoph. Plut. 1097, qui est-ce qui frappe à la porte ?
KPOŸEIN , frapper à la porte en dedans, dans Aristophane : ὁ δ᾽ ἤδη τὴν θύραν ἐπεῖχε χρούων, Aristoph. Eccles. 317, et déjà il était à heurter à la porte ; mais l’emploï en est blâmé par les grammairiens.
ΨΥΧΉ, ἧς (ἡ}» proprement , souffle de la vie ; d’où , 1° l'âme, principe de la vie; dans Homère, substance incorporelle, mais qui, dégagée du corps, en conserve la forme visible : Aïÿaæ δ᾽ ἵχοντο κατ᾽ ἀσφοδελὸν λειμῶνα, ἔνθα τε ναίουσι ψυχαί, εἴδωλα χαμόντων, Ou. XXIV, 14, aussitôt elles arrivent dans la prairie d'Asphodèle, où habitent les ämes, simulacres des morts. 2" L'âme immortelle, dans Hérodote, Platon et Xénophon : Οὐχ ἤσθησαι ὅτι ἀθάνατος ἡμῶν ἡ ψυχὴ καὶ οὐδέποτε ἀπόλλυται: Plas, Pol. X, 608, ἀ, ne sais-tu pas que notre dme est immortelle et ne périt jamais ?
ΘΥΜΌΣ, où (ὁ), le cœur, siége du principe vital ; d’où, quelquefois en poésie, l'âme, principe de la vie, comme en français : Θυμὸν ἀποπνείων, [l. IV, 524, exhalant l'âme,
ΠΝΕΥ͂ΜΑ, aroç (ré), souflle, haleine ; d’où, au figuré, l’'Es— prit saint, dans l’Ancien et le Nouveau Testament : H ἀγάπη τοῦ θεοῦ ἐχχέχυται ἐν ταῖς καρδίαις ἡμῶν διὰ Πνεύματος ἁγίου τοῦ δοθέν-τος ἡμῖν, Rom. 5, 5, l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par de saint Esprit qui nous a été donné,
ΠΡΑΠΙΔΕΣ, ὧν (ai), poétique, diaphragme ; d'où, au figuré, esprit, avec l’idée d'industrie, d’habileté : Αὐτὰρ ἐν αὐτῷ ποίςι δαίδαλα πολλὰ ἰδυίῃσι πραπίδεσσιν, LL. XVIII, 482 , et sur lui son esprit habile avait tracé des tableaux variés.
ΨΥ͂ΧΟΣ, εος (τό), froid, en général : ἀλλὰ ψύχη τε χειμῶνος καὶ θάλπη θέρους ἐθίζει καρτερεῖν, Xen. OEcon. 5, 3, mais elle accoutume à supporter les froids de l'hiver et les chaleurs de d'été.
KPYMOS, où (6), /roid rigoureux, gelée : ἔνθα τοὺς μὲν ὀχτὼ τῶν μηνῶν ἀφόρητος οἷος γίνεται χρυμός, Herodot. IV,98 , où pendant huit mois entiers règne un froid si insupportable.
KPYOZ, εος (τό), poétique, froid, au propre et au figuré : Κακόν μὲ χαρδίαν τι περιπίτνει χρύος, Æsch, Sept, 834, un froid mortel s'empare de mon cœur.
TIATETOE, οὔ (6), gelée, glace; gelu : H μὲν γὰρ πάχνη τῇ αὑτῆς ἰσχύϊ ἀντισπάσασα τὸ θερμὸν ἔχει ἐν αὑτῇ, à δὲ παγετὸς ἐπί-πηξας, Xen. Cyneg. 5, 1, la gelée blanéhe, Par sa propre force, attire à elle et absorbe la chaleur [des traces], mais la gelée, au contraire , la condense.
ΠΑΓΟΣ, ou (ὁ), et ΠΑΓΟΣ, εος (τό), gelée, dans Aristote ; d'où , glace; gelu : Διὰ τί τοῦ χειμῶνος ἧττον ὀσφραινόμεθα, χαὶ ἐν τοῖς πάγεσιν ἥχιστα ; Aristot. Probl. 12, G, pourquoi le sens du flair est-il plus faible en hiver, et surtout dans les gelées ?
ΠΑάΧΝΗ, m(#), gelée blanche ; pruina : Χειμῶνος μὲν οὖν πρωὶ οὖχ ὄζει αὐτῶν ὅταν πάχνη ἦ ἢ παγετός, Xen. Cyn. 5, 1, dans les matinées d'hiver elles ne se font point sentir, lorsqu'il y a de la gelée blanche ou de la gelée.
PITOZ, s0ç (τό), froid, pour limpression ou la souffrance qu’on en éprouve; frigus : Εἴ με μεθείῃ ῥῖγος καὶ χάματος, Od. V, 472, si le froid et la fatigue me le permettaient.
ὧρα, ας (#), division ou partie de l’année ou du jour, comme saison , heure : ταν ὧρα #xn, Xen. Mem. I, 1,2, lorsque l'heure est venue.
AÏdN , ὥνος (ὃ ou %), temps dont l’espace est illimité ; d’où il s'emploie pour certaines périodes , comme dge, vie d'homme, siècle , mais toujours dans un sens indéfini ; œvum : ἕν τῷ μετὰ ταῦτα αἰῶνι παντί, Dem. de Coron. 27, et après cela en tout temps.
ΚΑΙΡΌΣ, où (δ), temps fixe et précis, moment déterminé, occasion : ἢ χαιρὸς ἤδη διαλύειν τὴν στρατίαν, Xen. Cyr. V, 5, 43, ou si le moment ést ἀδγὰ venu de licencier l'armée.
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496 QPA.
XPONOE , ον (6), temps, en général, et dont on peut déterminer la durée : Tauri σὺ πότ' ἐποίησας ἀπὸ πόσον χρόνου ; Aristoph. Av. 920 , quand as-tu fait ces vers ? depuis combien de temps ?