Χάρις, Ἐὐεργεσία, Edepyérnue
XAPIS, τὸς (ἡ), de χαίρειν, proprement, ce que l’on fait pour étre agréable à quelqu'un, acte agréable, service, bon office : Φέρων χάριν ἕκτορι δίῳ, IL V, 211, pour étre agréable ou pour rendre service à Hector. Plus souvent gré, gratitude, reconnaissance, dans plusieurs locutions analogues en grec et en français : Οὐδεὶς αὐτῶν ἐμοὲ τούτων χάριν εἴσεται, Xen. Cyr. 1,6, 11, aucun d'eux ne me saura gré de cela. Πολλὴν χάριν ὀφείλω σοι τῆς Θεαιτήτου γνωρίσεως, Plat. Polit. 257, a, Je te dois beaucoup de reconnaissance pour m'avoir fait connaître Théétète.
ΕΥ̓ΕΡΓΕΣίΑ, ας (ὁ), bienfait, service important, souvent service rendu par l’inférieur à son supérieur, par le sujet au prince, le citoyen à la patrie : ὄφρ᾽ εἰδῇς οἵός τοι ἐν ἀνδράσι δυσ-μενέεσσιν Μέντωρ ἀλκιμίδης εὐεργεσίας ἀποτίνειν, Od. XXII, 234, afin que tu saches comme au milieu de [tes] ennemis Mentor fils d'Alcime, sait reconnaëtre tes bienfaits.
EYEPTÉTHMA , ατος (τό), acte obligeant , bienfait : ὡς εὐεργέτῆμα ἀνθρώποις πρὸς ἀλλήλους οὐδέν ἐστιν ἐπιχαριτώτερον ἢ σίτων καὶ ποτῶν μετάδοσις, Xen. Cyr. VII, 9, 2, qu'il n'est pas de bienfait plus agréable pour les hommes entre eux, que la communication du boire et du manger.
ΧΙΤΩ͂Ν, ὥνος (ὁ), tunique de laine οἱ sans manches ou sorte de chemise qui se mettait sur la peau dans les anciens temps, εἰ depuis par-dessus une autre tuniqne plus courte : Σπερχόμενός ῥα χιτῶνα περὶ χροὶ σιγαλόεντα δῦνεν, Od. XV, 60, il se häta de jeter sur son corps une éclatante tunique.
XITANION , ου (ré), {unique de femme : Kai τὰ διαφανῆ χιτώνια, Aristoph. Lys. 48, et des tuniques transparentes.
ΧΙΤΩΝΙΣΚΟΣ, ou (6), tunique intérieure ou chemise, qui se mettait sur la peau sous le χιτών, chez les Athéniens; subu-
490 XAAINA.
cula : Ἐννίημι ὅτι βούλει τὸν χιτώνισχον λαθεῖν, Aristoph. Av. 946, je conçois , tu veux que je te donne la chemise.
394. Χλαῖνα, Χλαμύς, Χλανίς, Éavév, ἱμάτιον, Κάνδυς, Πέπλος, Πέπλον, Σισύρα, Σισύρνα, Στολή, Τήβξεννα, Τύήδεννος, Τρίδων͵, Τριδώνιον, Φάρος.
ΧΛΑΙ͂ΝΑ, nç (%), grand manteau de laine ample et épais, qui servait de surtout l'hiver et la nuit de couverture : Et μὴ ἐγώ σε λαθὼν ἀπὸ μὲν φίλα εἵματα δύσω, χλαῖνάν τ' ἠδὲ χιτῶνα, Π|. 11, 262 , si moi-même, l'ayant saisi, je ne l'enlève tes vétements, et manteau et tunique.
XAAMŸE, ὕδος (4), chlamyde, manteau, d'abord en usage en Thessalie et dans le nord de la Grèce, adopté depuis par les cavaliers et hommes de guerre : Τί δὴ προβάλλει τὴν χλαμύδ᾽; Aristoph. Lys. 987, pourquoi mets-tu ta chlamyde devant toi ?
ΧΛΑΝΙΣ, δος (ἢ), pelit manteau plus léger et plus élégant que la χλαῖνα, et à l'usage des hommes et des femmes : ἄλλος τῆς χλανίδος τοῦ ἀλεξάνδρου ἐπειλημμένος ἔρως, Luc. Herodot. 5, un autre amour qui s'était attaché au manteau d'Alexandre.
ÉANON, οὔ (τό), ailjectif neutre par ellipse poétique de πέroy , péple ou robe riche et élégante du tissu le plus fn , parure des déesses et des princesses, dans Homère : Χειρὶ δὲ vexrapéou ἑανοῦ ἐτίναξε λαδοῦσα, Il. TIT, 385 ,et de sa main saisissant sa robe embaumée, elle la tira.
IMÂTION , ον (ré), grand manteau carré à l’usage des hommes et des femmes dans les derniers temps, plus moderne que la χλαῖνα; toge des Romains, dans Plutarque : ἂν ἱματίῳ κατιόντας εἰς τὴν ἀγορὰν ἄνευ χιτῶνος, Plut. Coriol, 14, descendant sur la place en toge ct sans lunique.
KANAYE, νος (δ), longuc robe ἃ manches des Orientaux , et particulièrement des Mèdes ; dans Xénophon : Ταῦτα γὰρ πάντα Μηδιχά ἐστι, χαὶ οἱ πορφυροὶ χιτῶνες, χαὶ οἱ χάνδνες, Xen. Cyr. Ι.,.3., 3, car tout cela est de mode chez les Mèdes aussi bien que les tuniques de pourpre et les robes à manches.
ΠΈΠΛΟΣ, ον (6), et plus tard ΠΕΠΛΟΝ, ον (τό), péple, en
général, voile pour couvrir, sorte de vétement de dessus, ou robe portée dans les anciens temps de la Grèce, et qui depuis ne parut que sur la scène ; robe des femmes, dans Homère (72. V, 734), et plus tard des hommes chez les Orientaux, dans Xénophon : Kai τοὺς πέπλους χατεῤῥήξατο, Xen. Cyr. 1,1, 13, et il déchira ses vétements.
ΣΙΣΥ͂ΡΑ, ας (#), grand manteau de peaux de chèvre à l’usage des gens de la campagne, des esclaves, et qui servait de couverture de lit : ἐν πέντε σισύραις ἐγχεχορδυλημένος, Aristoph, Vesp. 10, enveloppé dans cinq couvertures.
SIEŸPNA , ἧς (ἡ), manteau de laine des peuples du Nord, dans Hérodote : Θηρία τῶν τὰ δέρματα περὶ τὰς σισύρνας παραῤῥάπτεται, Herodot. IV, 109, bêtes dont les peaux servent à faire des bordures aux manteaux.
ZTOAË , ἧς (à), robe longue des Orientaux, dans Xénophon : Kai ἣν εἶχε στολὴν τὴν Μηδιχὴν ἐχδύντα δοῦναί τινι, Xen, Cyr. T, 4,26, εἰ, qu'ayant ôté la robe médique qu'il portait, il la donna à quelqu'un.
THBENNA, x (%), et THBENNOZ, ou (6), toge des Romains : Kai τήδενναν ἐφόρει περιπόρφυρον, Plut. Romul. 26, et il portait une toge bordée de pourpre.
TPIBON , wvos (ὁ), petit manteau court des Spartiates, porté aussi parles pauvres et les philosophes à Athènes : Κάς τοὺς τρίβωνας ξυνελέγοντο τῶν λίθων, Aristoph. Ach. 184, et ils ramassaient des pierres dans leurs manteaux,
TPIBÔNION, ou (ré), manteau des juges héliastes, dans Aristophane : ἀνέπειθεν αὐτὸν μὴ φορεῖν τριβώνιον, Aristoph. Vesp. 116, il l'engagea à ne plus porter de manteau.
ΦΑ͂ΡΟΣ, εος (τό), en général, grande pièce de toile qui servait à couvrir, drap, ct particulièrement manteau, dans Homère : Μαλαχὸν δ᾽ ἔνδυνε χιτῶνα, περὶ δὲ μέγα βάλλετο φᾶρος, 1]. IT, 42, puis il revétit une moelleuse tunique , et s'enveloppa d'un grand manteau.
395. Χόλος, Χολή, Ἀγανάκτησις» Θυμός, Κότος, Mis, Μένος, Οργή; Οργιλότης.
ΧόΛΟΣ, ον (ὁ), fiel, bile, au propre et au figuré : Εἴπερ γάρ τε χόλον γε καὶ αὐτῆμαρ χαταπέψη, [l. 1, 81, car encore que le jour même il ait dévoré sa bile.
ΧΟΛΗ͂, ἧς (à), forme moins ancienne et plus usitée au propre, bile, en prose, et au figuré surtout en poésie : Τί μέλλομεν κινεῖν ἐχείνην τὴν χολήν; Aristoph. Vesp. 403, que tardons-nous d'exciter cette bile?
ἀγανάκτησισ, εὡς (4), proprement, douleur qui agace; d’où, au figuré, indignation, ou plutôt impatience ou révolte contre la douleur : Kai μόνη οὔτε τῷ πολεμίῳ ἐπελθόντι ἀγανάχτησιν ἔχει ὑφ᾽ οἵων χαχοπαθεῖ, Thuc. Il, 41, et seule elle ne donne point lieu à l'ennemi qui l'attaque de s’indigner de sa défaite.
ΘΥΜΟΣ, οὔ (δ), quelquefois au figuré en prose , et plus souvent en poésie, courroux : Θυμὸς δὲ μέγας ἐστὶ διοτρεφέος βασιλῆος, I 11, 196, il est terrible, le courroux d’un roi fils de Jupiter.
ΚόΤΟΣ, ον ὁ), ressentiment, rancune, que l'on conserve longtemps et jusqu’à ce que l’occasion s'offre de se venger : ἀλλά re χαὶ μετόπισθεν ἔχει χότον ὄφρα τελέσσῃ ἐν στήθεσσιν éoïor, 71]. Ι, 82, cependant il garde. encore pour l'avenir son ressentiment dans son cœur jusqu'à ce qu'il l'ait satisfait.
ΜΗ͂ΝΙΣ, vos (4), et ΜΕΝΟΣ, εὸς (ré), poétiques , courroux : Μῆνιν ἄειδε, θεά, Πηληϊάδεω ἀχιλῆος, Il, 1,1, chante, déesse, le courroux d'Achille fils de Pélée.
ὀργή »γ ἧς (%), emportement , colère : Φοδούμενος » μὴ τι γένοιτο διὰ τὴν σὴν ὀργὴν ὅτι πάντας ἡμᾶς λυπήσοι, Xen. Cyr. V, 5, 18, craignant qu'il n’arrivät par ta colère quelque chose qui nous affligerait tous.
OPTIAÔTHE, nroœç (%), penchant ou disposition à la colère, irascibilité ; iracundia : ἢ δὲ καχία ὀργιλότης, Aristot. Eth. Nic. 11,7,10, et le vice [s'appelle] ὀργιλότης.
ΨΗΦΙΣΜΑ,, ατος (τό), à Athènes , décret proposé à la sanction du peuple, soit par le sénat, soit par les oratcurs : Κατέτριψε τὴν ἡμέραν δημηγορῶν χαὶ ψηφίσματα γράφων, Dem. in Eubul. 1301 , il passa la journée à haranguer et à proposer des décrets.
BOYAEYMA , ατος (ré), résullat d’une délibération, décision, arrêté : ὠμὸν τὸ βούλευμα xat μέγα ἐγνῶσθαι, Thuc. I11, 36, que la décision qui avait été prise était cruelle et très-grave.
NPOBOŸAEYMA , ατος (ré), à Athènes, décret provisoire du sénat (βουλῇ), espèce de projet de loi qui n’avait force de loi que pendant un an, et devait être ratifié dans l’assembléce du peuple : Πρόσηλθε τῇ βουλῇ" προθδούλευμ᾽ ἐγράφη, Dem. in Timocr. 703, 17, il vint au sénat ; un décret fut porté.