‹ Synopsis de la cause des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 4 sur 16 · ANNEXE A · texte numérisé non relu

ANNEXE A

EXTRAIT DU DÉBAT DANS LE PARLEMENT DU CANADA, LE 10 MAI 1870, SUR L’ACTE ETABLISSANT LE GOUVERNEMENT DE LA PRO- VINCE DU MANITOBA.

CHAMBRE DES COMMUNES, 10 mai 1870.

M. OuvER propose que la clause relative à l'éducation soit retranchée,.

L'Hon. M. CHAUvEAU : J'espère que l'amendement ne sera pas adopté. Il est bon de protéger la minorité du Manitoba contre le grand danger des dissensions à propos de l'éducation. On ne peut suivre un meilleur modèle dans ce cas que l’Acte d'union, qui protège amplement les minorités. Il est impossible de dire qui formerait une majorité là, protestants ou catholiques. Si la population venait d’au dela les mers alors les protestants seraient dans la majorité. Si, comme on l’a prétendu, Manitoba devait être une pépinière française, alors les catholiques seraient une majorité. Je ne m'en occupe pas ; je désire seulement voir la nouvelle province libre de discussions qui ont causé tant de mal dans les vieilles provinces du Canada. Ils offrent un problème à l’ancien monde, et la question est de savoir si deux corps de chrétiens, presque également équilibrés, peuvent être maintenus ensemble sous la constitution britannique. Je crois que le problème peut être résous avec succès.

L'Hox. M. McDoucaze, C.R : L'effet de la clause, si elle n’est pas retranchée sera d'établir des lois que la législature locale ne pourra changer à l'avenir, et il vaut mieux laisser l'affaire à la décision des autorités locales, comme dans les autres provinces. Je m'accorde avec mon honorable ami quant à donner à cette province les mêmes pouvoirs qu'aux autres, et c’est pour cette raison que je désire retrancher la clause.

L'hon. sir G'orGE E. CARTIER parle de la manière dont la contrée de la Rivière- Rouge avait été établie, et des octrois de terre qui avaient été faits au clergé pour des fins d'éducation.

M. Mackenzie : Je suis prêt à laisser régler l'affaire exclusivement par la législature locale. L’Acte de l'Amérique Britannique du Nord donne toute la arotection nécessaire aux minorités ; les autorités locales comprennent mieux leurs besoins locaux que la législature générale. Mon plus vif désir est d'éviter d'introduire dans la nou-

“ele province ces discussions dangereuses qui ont causé tant de malheurs dans notre propre pays, et j'espère en conséquence que l’amendement sera adopté.

Après une longue discussion, une division à lieu sur l’amendement—Pour, 34 ; contre, 81.

Pour :-—Messieurs Ault, Bodwell, Bolton, Bowell, Bowman, Brown, Connell, Dobbie, Drew, Ferguson, Jones (Leeds et Grenville), Kirkpatrick, Macdonald (Glengarry), Mackenzie, MeConkey, McDougall (Lanark), Metcalfe, Mills, Morrison (Victoria, O.), Oliver, Redford, Ross (Dundas), Ross (Prince-Edouard), Ross (Victoria, N.-E.), Ross (Wellington, D. C.), Rymal, Snider, Stirton, Thompson (Ontario), Wallace, Wells, White, Wright (York, Ontario, D. O.), et Young.—534.

Contre :-—Messieurs Archambeault, Archibald, Beaubien, Béchard, Bellerose, Benoit, Blanchet, Bourassa, Bown, Brousseau, Burtin, Cameron (Peel), Campbell, Carling, Caron, Cartier (Sir George E.), Casault, Cayley, Chauveau, Cheval, Cimon, Costigan, Coupal, Crawford (Brockville), Daoust, Dorion, Dufresne, Duncan, Fortier, Fortin, Gaucher, Gaudet, Geoffrion, Gendron, Gibbs, Godin, Grant, Gray, Grover, Heath, Hincks, (Sir Francis), Holmes, Holton, Huot, Hurdon, Keeler, Lacerte, Langevin, Langlois, Lawson, Le Vesconte, McDonald, (Lui. nburg), McDonald (Middlesex), Masson (Soulanges), Masson (T errebonne), McDougall (Trois-Rivières), McGreevy, MecKeagney, Merritt, Morris, Morison (Niagara), O’ Connor, Peltier, Perry, Pinsonneault, Pope, Pouliot, Pozer, Ray, Renaud, Robitaille, Ryan ( King, N.-B.), Savary, Scatcherd, Scriver, Shanly, Stepnenson, Tilley, Tremblay, Walsh et Willson.—81.

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