P. Inuncta. Fab. — Courtement oblong , d’un gris jaunâtre
en-dessus et marqué de forts points obscurs, un peu ocellés, qui le font paraître brun ; souvent terreux. Tête et partie antérieure du pronotum noires ; celle-ci carénée au milieu et séparée de la postérieure par une carène et un sillon transverses; angle latéral échancré. Ecusson assez étroit , les côtés subparallèles ; arrondi largement à l’extrémité qui n’atteint pas tout à fait le sommet de l’abdomen ; trois petits calus blanchâtres à la base. Dessous du corps noir ; chez la femelle les flancs du ventre roussâtres. Pattes flaves ; les cuisses avec deux groupes de points noirs formant un anneau incomplet. Antennes noires , l’extrême base des articles pâle. - L. 5 6 V*.
2(l) Appendice des angles antérieurs du pronotum en pointe obtuse, aussi large à la base qu’à l’extrémité. Bord latéral, entre l’appendice et l’angle latéral, fortement sinué , assez étroitement réfléchi. Epistome généralement enclos et dépassé par les joues.
2. P. Curvidens. Costa. — Très voisin , comme aspect et comme couleur, du précédent , facile à distinguer cependant par les caractères indiqués et en outre un peu plus grand , plus allongé , rides transverses de l’écusson non limitées à la protubérance basale et visibles en arrière de cette protubérance . - — L. 6.-8.
Très rare : Avignon , Hjères , Corse.
Obs. Le P. Dilatata. Fieb. et Put. d’Espagne, est difficile à séparer de cette espèce , cependant il en paraît distinct par sa taille plus petite ( 5J-6J ), par ses joues fortement dilatées , arrondies en avant , rétrécies à la base et enfin l’appendice thoracique est très légèrement plus dilaté au sommet et fait plus manifestement la continuation du bord antérieur du pronotum.
Le j P. Sicula Costa , qui se trouvera peut-être en Corse, se distingue très facilement par l’appendice thoracique qui est une épine pointue , partant de l’angle antérieur même et transversalement dirigée en dehors ; par la profonde échancrure qui suit cette épine ; par les tubercules antennifères épineux en dehors , le clypeus moins saillant , l’écusson sinué latéralement , etc.
Subf. III. PENTATOMIDÆ.
TABLEAU DES TRIBUS
1 . (8) Bec long , dépassant de beaucoup les hanches antérieures, le premier article aussi long ou plus long que le dessous de la tête et dépassant les lames rostrales.
2. (7) Tarses triarticulés. Un seul segment génital chez les mâles (Tibias
le plus souvent sillonnés en-dessus).
3. (4). Ventre ayant seulement cinq segments non génitaux visibles ; le
premier étant entièrement caché ou réduit à un simple liseré lisse. Tous les tibias hérissés de fortes épines, les antérieurs souvent dilatés et comprimés au sommet et propres à fouir ( 1 ). Nervures de la membrane naissant de la base même et non d’une nervure parallèle à la base.
Cydnini.
4. (3). Ventre à six segments non génitaux visibles ; le premier segment
(1) Les genres Menaccarus et Sciocoris dans les Pentatomini ont aussi les tibias plus ou moins épineux, mais ils se distinguent facilement des Cydnini par le premier segment ventral visible et ponctué et la marge du pronotum lamellaire, tranchante.
moins long cependant que le second , mais ponctué comme les suivants. Tibias non fouisseurs ni hérissés de fortes épines (Excepté Menaccarus). Nervures de la membrane naissant ordinairement d’une nervure parallèle à la base.
5. (6). Bec assez mince, son premier article entièrement couché ; dans un
sillon qui règne sous tout le dessous de la tête.
Pentatomini.
6. (5). Bec épais et fort , surtout les deux premiers articles ; le premier
article libre à son extrémité, le sillon rostral allant à peine à la moitié de la longueur du dessous de la tête. Tibias antérieurs avec un éperon en dessous au tiers apical. «
Asopini.
7. (2). Tarses biarticulés. Deux segments génitaux chez le mâle. Tibias
non sillonnés en dessus , cylindriques (Mesosternum avec une lame longitudinale élevée et avancée entre les hanches antérieures. Yentre caréné , son deuxième segment avec une longue pointe dirigée vers la poitrine).
Acanthosomini.
8. (1). Bec très court , n’atteignant pas les hanches antérieures ; les deux
premiers articles cachés entre les lames rostrales, qui sont elles-mêmes très courtes (Tête bifide , les joues bien plus longues que le çlypeus ; tarses triarticulés).
Phyllocephalini.
Trifo. I. — CYDMMI.
TABLEAU DES DIVISIONS
1. (2). Tibias antérieurs comprimés et dilatés au sommet, spatuliformes.
Tête, côtés du pronotum et de la corie et cuisses munis de pores sétigères.
Cydnahia.
2. (1) Tibias antérieurs en prisme à trois arêtes. Pas de pores sétigères sur
la tête, le pronotum, les élytres et les cuisses.
Sehiraria.
Div. 1. CYDNARIA.
TABLEAU DES GENRES
1. (4). Pas d’ocelles. Yeux très petits, peu ou pas apparents en-dessus.
2. (3). Membrane rudimentaire, écourtée et sans nervures. Clavus et corie confondus (*). (Corps très convexe, hérissé en-dessous et sur les côtés de très longs poils couchés, dirigés en arrière ; bord de la tête pectiné ; les trois derniers articles des antennes courts, renflés ; pronotum sans dépression transverse ; tibias très robustes et très épineux.
Cephalocteus.
3. (2) Corie, clavus et membrane séparés , celle-ci dépassant un peu l’abdomen.
Amblyottus.