‹ Synopsis des Hémiptères-Hétéroptères de FranceChapitre 27 sur 47 · Des ocelles ; jeux bien apparents en-dessus · texte numérisé non relu

Des ocelles ; jeux bien apparents en-dessus

5. (10). Épistome non enclos par les joues. Ecusson beaucoup plus long

que large à la base.

6. (7). Rebord de la tête pectiné , c’est-à-dire garni en dedans d’une série

plus ou moins régulière de petites épines courtes (Corps assez convexe).

Cydnus (2).

7. (6) Rebord de la tête non pectiné, garni seulement de quelques longues

soies. Corps peu convexe.

8. (9). Rebord externe du pronotum incourbé et caché sous les angles

latéraux ( comme dans les Ælia). Orifices odorifiques non auriculés. Une forte dent près de l’extrémité des cuisses postérieures du mâle.

MACRO«îCYTÜS .

9. (8). Rebord externe du pronotum non incourbé ni caché sous les angles

latéraux. Orifices odorifiques auriculés. Cuisses postérieures sans dent près de l’extrémité chez les mâles.

Geotomus .

(1) Seul exemple de Brachypterisme chez les Pentatomides d’Europe.

(2) Les Byrsinus du Midi de l’Europe diffèrent des Cydnus par leur corps hémisphérique en-dessus, garni de longs poils sur les oôtés et en-dessous comme les Cephalocteus .

10. (5) Épistome enclos par les joues. Écusson à peine aussi long que large à la base. Bord postérieur de la corie fortement sinué (Rebord de la tête échancré, non pectiné).

BrACHYPELTA .

CEPHALOCTEUS. Duf.

1. G. Histeroïdes. L. Duf. [Scarabœoïdes. Fab.). — Suborbiculaire, très convexe , d’un brun noir, très brillant. Tête , pronotum et écusson presque imponctués ; quelques points seulement sur les côtés du pronotum ; corie avec des points très espacés ; membrane réduite à une très courte bordure jaunâtre , laissant à découvert l’extrémité de l’abdomen. De longs cils jaunâtres, dirigés en arrière sur les côtés du corps, le ventre et les cuisses. Tibias très robustes et paraissant très larges en raison des épines longues et nombreuses qui les hérissent. L. 4-5.

Indiqué de France par Mulsant , mais cela me paraît très douteux ; les exemplaires qu’il avait reçus de Perris ne provenaient pas des Landes , mais d’Algérie. Cependant il n’est pas impossible qu’on le rencontre dans le sable mouvant des dunes de la Corse ou de la Provence.

AMBLYOTTUS Am. S.

1. A. Dufourii. Am. S. — « Noir-ferrugineux, luisant; tête assez large, courte, arrondie, un peu échancrée au bord antérieur ; antennes presque moniliformes; pronotum sans impression transverse ; membrane de moitié plus courte que la corie, très claire, blanchâtre , dépassant un peu l’extrémité de l’abdomen. L. 3-4. » (Amiot).

Deux exemplaires trouvés par Solier dans les environs de Marseille, dans le sable mobile, au pied de diverses plantes (. Artemisia campestris et Centaurea aspera).

Cet insecte mythologique n’a jamais été revu et les types sont perdus. Si la taille indiquée n’était plus faible , on pourrait penser que c’est l’état macroptère du Cephalocteus histeroïdes.

CYDNUS. Fab.

(Æthus. Dali. Slâl. ).

1. (2). Ventre avec de très longs poils couchés et dirigés en arrière. Côte

marginale de la corie entière et tranchante extérieurement, non crénelée par des points piligères sur cette tranche (Les pores piligères sont placés un peu en dedans de la côte et en haut, mais non latéralement.

1. C. Flavicornis. Fab. — Varie d’un brun rouge au noir de poix ou noir [Fusciyes M. R.), brillant, ovalaire, un peu plus large en arrière qu’en avant , longuement cilié de roux sur les côtés. Pronotum assez fortement ponctué en avant , en arrière et surtout sur les côtés , lisse sur le milieu du disque ; un point-fossette de chaque côté. Ecusson convexe , à points espacés , assez gros ; une fossette à l’extrémité. Corie à points forts et espacés. Membrane d’un blanc jaunâtre. L. 3 1/2. — Très variable pour la couleur et la ponctuation.

Commun dans le sable des dunes de tout le littoral : Dunkerque, Calais, Morbihan, Landes , Montpellier, Marseille, Provence. — En dehors des terrains maritimes , se retrouve à Lyon, Avignon.

Obs. Le C. Lacconotus Fieb. d’Allemagne, dont je ne connais pas le type , doit en être très voisin et ne me paraît en différer que par une fossette aplatie (plus visible chez le mâle) sur le devant du pronotum , immédiatement après l’échancrure antérieure et par la ponctuation plus serrée et rugueuse sur les côtés et le devant du pronotum. J’ai pris à Biskra un exemplaire qui répond à cette description ; les autres, plus nombreux, trouvés dans la même localité, ont bien la même fossette, mais la ponctuation du pronotum est presque nulle.

2. (l). Ventre sans longs poils. Côte marginale de la corie obtuse et cré-

nelée extérieurement par de forts points piligères bien visibles latéralement.

3. (ô). Pronotum non échancré en devant de l’angle latéral postérieur.

Flancs du ventre densement et fortement ponctués de points allongés en strioles longitudinales.

4. (5). Corie et tibias noirs. Devant du pronotum avec un aplatissement

triangulaire après l’échancrure antérieure.

2. C. Pilosus. H -S — Ovalaire , noir, brillant, cilié de roux sur

les côtés. Tête et côtés du pronotum fortement et densemcnt ponctués ; moitié postérieure, peu et faiblement ponctuée ; quelques points au bord antérieur ; une fossette vers le milieu de chaque côté ; deux points-fossettes près de l’angle antérieur. Ecusson large , même avant l’extrémité, qui est brusquement arrondie et déprimée ; presque lisse à la base , à ponctuation médiocre et assez espacée sur le reste. Corie ponctuée comme l’écusson et uniformément , clavus avec trois lignes de points. Membrane blanchâtre. Cuisses souvent un peu rougeâtres. L. 6-7.

France méridionale, rare : Marseille, Avignon, Tarbes, Lyon, Corse.

5. (4). Carènes latérales de la tête et du pronotum , bords externe et

interne des coriesroux ainsi que les pattes. Devant du pronotum sans aplatissement triangulaire après l’échancrure antérieure.

3. C. Nigrita. Fab. — Ovalaire, brun de poix, brillant, cilié de roux sur les côtés. Tête, côtés et moitié postérieure du pronotum grossièrement et densement ponctués ainsi que le fbord antérieur, lisse seulement sur le disque de la moitié antérieure ; un point-fossette sur le milieu de chaque côté et deux autres près de l’angle antérieur. Ecusson moins large que chez le précédent, à points très forts et espacés, un calus lisse de chaque côté de la base, sommet avec une impression. Corie à points moins forts que ceux de l’écusson, clavus roussâtre avec deux lignes de points. Membrane d’un blanc jaunâtre. Pattes entièrement rousses. L. 5.

Assez commun dans toute la France, courant dans les chemins sablonneux au premier printemps.

6. (3). Pronotum ’ '4ement échancré sur les côtés en avant de l’angle

latéral postérieur (au moins chez les mâles). Flancs du ventre presque entièrement lisse (S. G. Tominotus. M. R.).

4. C. Signoreti. M. R. — - Ovalaire, noir, brillant , cilié de roux sur les côtés. Tête presque imponctuée. Pronotum fortement échancré en avant, subdéprimé au milieu et lisse après cette échancrure ; côtés très fortement ponctués ; base bien moins fortement et moins densement ponctuée , excepté sur une ligne transversale qui limite une dépression transverse à peine apparente. Un point-

fossette sur le milieu de chaque côté et deux autres près de l’angle antérieur. Ecusson de même forme que chez le pilosus , à points médiocres et peu serrés. Corie d’un brun un peu rougeâtre , à points fins et espacés. Membrane d’un blanc sale avec une tache brune vers le milieu. Pattes d’un brun rougeâtre. Ventre presque entièrement lisse. L. 5 1/2.

Deux exemplaires mâles trouvés en 1845, par M. Signoret, sur une colline entre Montpellier et Cette. L’exemplaire que M. Signoret a bien voulu me donner a presque entièrement perdu ses cils et ses épines.

MACROSCYTUS. Fieb.

M. Brunneus. Fab. (. Proximus . Ramb.). — Ovalaire, subdeprimé, d’un brun noir ou rougeâtre , brillant ; côtés à cils bruns, raides , assez espacés. Tête imponctuée , à part les deux gros points piligères de chaque côté. Pronotum presque entièrement imponctué, quelques points très fins et très clair-semés sur les côtés et en arrière ; un gros point-fossette sur le milieu des côtés et deux autres près de l’angle antérieur. Ecusson lancéolé à l’extrémité , la base imponctuée , le reste avec quelques rares points superficiels. Corie à points fins et espacés ; côte externe tranchante extérieurement, marquée en-dessus, à la base, de quatre à cinq points piligères. Membrane blanche. Cuisses d’un brun roux. Ventre presque entièrement lisse. L. 9.

Espèce méridionale : Fréjus, Marseille, Nîmes, Avignon, Corse. — M. Mulsant l’indique aussi de Lyon et de l’Auvergne , mais ces localités me paraissent douteuses.

GKOTOMUS. M. R.

1. (2). Ovale. Flancs du ventre imperceptiblement ponctués. Bord externe de l’exocorie avec deux à quatre points piligères à la base. Côte radiale de la corie large , plate , assez densement ponctuée.

1. G. Pungtulatus. Costa (picipes. Hah. necFall. Helferi. Fieb. lœvis Dgl. Sc.). — Ovale , subdéprimé , brillant, noir , quelquefois un peu rougeâtre. Pronotum à dépression transverse indistincte ou nulle, pointillé sur les côtés et un peu moins en arrière, le reste

lisse ; un point-fossette sur le milieu des côtés et deux autres près de l’angle antérieur. Écusson à points assez forts, comme les cories ; son extrémité sublancéolée et avec une impression. Membrane d’un blanc jaunâtre , souvent rembrunie au milieu. Pattes brunes ou rougeâtres. Ventre presque lisse. Espace brillant en dehors de la plaque mate odorifique des métapleures ordinairement imponctué ou faiblement ponctué. L. 3 1 / 2~42 * 4 /^ -

Var. Lœvicollis. Costa. Ponctuation presque nulle sur le pronolum et plus faible sur les élytres. — Marseille.

Assez commun sur tout le littoral maritime : Calais , Lorient, Landes, Cette, Marseille, Hyères, etc. ; plus rare dans l’intérieur : Avignon, Pyrénées (Gavarnie), etc.

Obs. G. Aciculaius. Fieb.) de Crefeld, m’est inconnu; il est probable qu’il n’est qu’une variété ou plutôt une anomalie du punctulatus , dont il différerait par l’impression transverse du pronotum plus distincte , marquée de deux élévations transverses , séparées par une ligne enfoncée , par les côtés du pronotum aciculés et la côte radiale de la corie n’atteignant pas le bord postérieur. Les exemplaires communiqués à Mulsantpar M. Mink ne paraissent pas répondre à ce signalement; ce qui semble prouver que l’exemplaire typique était accidentel.

2. (l). Oblong, subparallèle. Ventre très fortement ponctué sur les flancs.

Bord externe de la corie avec un seul point pilifère à la base. Côte

radiale de la corie étroite, caréniforme , lisse , marquée seulement de

deux ou trois points.

2. G. Elongatus. H-S. ( Oblongus . Ramb.). — Très voisin du précédent , il en est bien distinct par les caractères ci-dessus indiqués et en outre par sa ponctuation plus forte et plus serrée, la dépression transverse du pronotum bien visible, l’espace brillant en dehors de la plaque opaque odorifique des métapleures avec une ou deux rangées de petits points. L. é1/^.

Une grande partie de la France ; s’éloigne plus volontiers de la mer que le précédent : Orléans, Loir-et-Cher, Langres, Alsace , Bourgogne, Lyon, Auvergne, Cette, Pyrénées, Provence, etc.

BRAGHYPELTA. Am. S.

(Cydnus Dali. Sldl. )

1. B. Aterrima. Fst. ( Tristis Fab .). — Ovale-oblong, noir, opaque, à ponctuation serrée, ruguleuse. Tête à bord fortement relevé. Pronotum avec une forte impression transverse et derrière l’échancrure antérieure une dépression ovalaire. Ecusson acuminé. Bord postérieur des cories fortement bisinué. Côte externe de l’exocorie avec un à trois points piligères. Membrane d’un blanc de lait , sa base finement bordée de noir. Propleures granuleuses : ventre ponctué sur les flancs. Tarses plus ou moins rougeâtres. L. 8-11.

France méridionale et moyenne, dans les lieux sablonneux. Div. 2. SEHIRARIA.

TABLEAU DES GENRES

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