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Côtés des élytres avec un rebord pâle, blanc ou roux

2. (3). Rebord latéral des cories et partie de l’exocorie voisine de ce

rebord d’un blanc d’ivoire. Epistome plus court que les joues ce qui forme une forte échancrure en avant de la tête.

1. G. Albomarginatus. Fab. — Ovalaire , subdéprimé , noir à reflet légèrement bronzé ; assez fortement ponctué. Joues réfléchies en avant et sur les côtés ; les deux premiers articles des antennes roussâtres. Pronotum un peu sillonné en travers, surtout sur les côtés , la carène latérale très fine , un peu roussâtre. Membrane d’un blanc jaunâtre. Pattes brunes ou un peu roussâtres. Tibias antérieurs avec une ligne d’épines en-dessus. — Long 3 3 4/2-4 V2.

Toute la France, peu commun. Fieber l’indique sur la Clematis erecta.

3. (2) Rebord latéral des cories roux, cette couleur bien limitée au rebord

même et arrêtée à la première ligne de points. Tête non échancrée en avant ; épistome aussi long que les joues.

2. G. Picipes. Fall. [Goslalis. Fieb.) — Ovalaire , convexe , noir à

reflet légèrement bronzé , assez fortement ponctué. Joues peu réfléchies sur les côtés. Antennes en grande partie roussâtres. Prono tum un peu sillonné en travers surtout sur les côtés , sa carène latérale concolore. Pattes noirâtres, les tibias souvent roussâtres. Tibias antérieurs sans ligne d’épines en-dessus. — L. 3 V41/ *.

Toute la France , peu commun. Fieber l’indique sur divers Galium.

4. (i) Elytres entièrement noires, même sur le rebord externe.

3. G. Congolor. M . B. — Diffère très peu du picipes et par des

caractères qui me paraissent insuffisants : d’un noir bleuâtre plus brillant, un peu moins convexe ; tête non échancrée à bords non ou peu réfléchis, rebord latéral des cories plus étroit et concolore. L. 3 d/2.

Saint-Raphaël.

OCHETOSTETHUS. Fieb..

1. O. Nanus. R.-.S. ( Pygmœus . Ramb.) — Oblong, subparallèle, noir, mat, quelquefois un peu rougeâtre sur les élytres , à ponctuation serrée , ruguleuse. Tête arrondie en avant , à bords finement réfléchis. Pronotum déprimé sur sa moitié postérieure excepté sur les côtés. Ecusson un peu rebordé , avec une fossette au sommet. Elytres à bord externe tranchant, un peu réfléchi ; nervure radiale bifurquée , costiforme , ainsi que la suture du clavus. Membrane blanchâtre, réticulée de noir. Tarses ferrugineux. — L. 3.-4.

Assez commun dans toute la France méridionale maritime ; il s’en éloigne cependant souvent et a été trouvé à Montauban, dans l’Ardèche , les Pyrénées et même à Troycs iVAnlessanty) ; quelquefois avec les fourmis.

Trlb. II. PENTATOMIN1

TABLEAU DES DIVISIONS

1. (2) Pronotum à côtés lamellaires , tranchants, ainsi que le bord de la

tête et la base des éljtres. Mesosternum canaliculé. (Tête plus large que la base de l’écusson (Excepté Dyroderes). Insectes testacés plus ou moins ponctués de noir ou de brun.)

SCIOCORARIA

2. (4) Côtés du pronotum plus ou moins obtus, non lamellaires. Tête plus étroite que la base de l’écusson.

3. (4) Mesosternum canaliculé. Propleures avancées au côté antéro-interne

en lame tranchante jusqu’au niveau du milieu des jeux. Rebord latéral du pronotum en bourrelet obtus qui s’infléchit brusquement en-dessous au niveau de l’angle latéral postérieur, qui ne paraît pas rebordé vu en-dessus. (Tête triangulaire , convexe, joues longuement prolongées et réunies au delà du cljpéus ; bord apical de la corie arrondi.)

Æliaria. (i)

4. (3) Mesosternum caréné. Propleures non avancées en lames tran-

chantes (excepté Staria ) Rebord latéral du pronotum continu et visible en-dessus jusqu’au delà de l’angle latéral postérieur.

5. (6) Orifices odorifiques bien distincts, marginés ou continués par un

sillon fermé au sommet , entourés d’une aire d’évaporation opaque et rugueuse.

Pentatomaria.

6. (5) Orifices odorifiques indistincts, ou peu distincts, non marginés ;

aire d’évaporation nulle ou très restreinte. Bords de la tête fortement réfléchis. Insectes à couleurs vives, bleus ou verts métalliques variés

(l) Les Ælia ont une grande analogie avec les Odontotarsus de la famille des Sculelleridæ, mais il en est de ce rapprochement comme de beaucoup d’autres qui ne peuvent être exprimés d’une façon satisfaisante dans la classification linéaire .

de rouge , de jaune ou de blanc. Bord antérieur du pronotum avec un bourelet bien limité par un sillon dans le seul genre de cette division que l’on trouve en France, (*). Strachiaria.

Div. 1. SCIOCORARIA.

TABLEAU DES GENRES

1. (4) Tête plus large ou aussi large que la base de l’écusson. Pronotum

trapezoïde , régulièrement convexe ; pas de dent près de l’angle antérieur.

2. (3) Tête en demi-cercle ; jeux petits , entièrement enchâssés dans le bord de la tête, qui les dépasse même, en avant. Tibias très épineux.

Menaccarus.

3. (2) Tête en ogive ou subarrondie ; jeux dépassant plus ou moins les bords de la tête. Tibias brièvement épineux ou presque inermes.

Sciocoris.

4. (1) Tête plus étroite que la base de l’écusson. Pronotum à marge très

dilatée et relevée ce qui le rend concave en-dessus ; une petite dent près de l’angle antérieur. (Yeux non complètement enchâssés dans les côtés de la tête.) Dyroderes-

MENACCARUS. Am. S.

(Oploscelis, M. R).

1. M. Arenicola. Scholtz. [Pallidus. Perris, Ciliatus. Muls. A.)— En ovale très large ; d’un blanchâtre flavescent très pâle, avec des points noirs plus ou moins nombreux sur la tête, le pronotum et les cories ; ces points concolores sur les bords du pronotum. Bords de la tête et du pronotum munis d’une rangée de cils

(1) Les Strachiaires présentent sur chaque segment ventral, de chaque côté, en-dessous des stigmates un sillon transverse très apparent, surtout dans les genres Bagrada et Stenozygum , mais ce sillon se retrouve dans un assez grand nombre de Pentatomaires, surtout chez les Tropicoris et Holcogaster.

noirs et assez courts. Un petit calus blanchâtre sur le milieu du prono tum de chaque côté de la ligne médiane et un autre plus grand de chaque côté de la base de l’écusson. Corie un peu plus courte que l’écusson , tronquée à l’extrémité, un peu dilatée au bord externe à la base et légèrement sinuée après cette dilatation. Une petite tache noire sur chaque intersection du connexiyum. Epines des tibias noires. L. 5.-7. — Quelquefois les cils marginaux manquent , mais les pores sétigères sont toujours bien visibles sur le bord de la tête.

Habite les plages maritimes et sablonneuses du Midi de la France, sur différentes plantes ( Calamogrostis arenaria , Melilotus altissimus , etc.) ; Fréjus, Aigues-Mortes, Gapbreton (Landes). Pourrrait cependant se trouver en dehors de la région maritime , car j’en ai pris un exemplaire à l’Escorial.

Les exemplaires de la Russie méridionale sont notablement plus étroits, sans que je puisse trouver d’autres différences pour es caractériser [l).

SCIOCORIS. Fait.

1 . 2) Yeux pédiculés , débordant de tout leur diamètre le bord de la tête 2). (Pronotum non ponctué de noir sur les côtés).

(1) Voici le tableau des espèces de la faune européenne que je connais :

A Bords de la tête et du pronotum sans cils. Epines du tibias courtes et fines Cuisses maculées de brun. — Dcltocephalus . Fieb. (Hongrie). àA . Bords de la tête et du pronotum ciliés (les cils quelquefois caducs, dans ce cas, les pores sétigères toujours visibles au bord antérieur de la tête) Epines des tibias fortes, cuisses non maculées de brun.

B. Bord externe de !a corie non cilié. Antennes non hispides.

G. Cuisses avec des cils spiniformes courts et noirs. Bord externe de la corie dilaté à la base, et un peu sinué après cette dilatation. — Arenicola. Scht. (France, Espagne, Italie, Russie, Algérie).

CC Cuisses avec de longues soies fléxibles. — Bord externe de la corie non dilaté ni sinué à la base. — Ovalis. Put. (Biskra).

BB. Bord externe de la corie longuement cilié sur la dilatation basale. Antennes hispides. Cuisses avec de longues soies flexibles. — Hirticornis. Put. (Algérie, Sicue, Syrie).

Obs. Le M. Dohrnianus. M. fi., de Sicile, n est, d’après l’examen du type conservé dans la collection Signoret, qu’un hirticornis , qui a perdu ses cils.

(2) Pour bien voir ce caractère, il faut regarder l’insecte en avant et prolonger la ligne d’un des côtés de la tête vers l’oeil : dans le Macrocephalus cette ligne laisse l’œil entier en dehors ; dan» les autres espèces, elle le coupe par le milieu tout au plus.

1. S. Macrocephalus. Fiel. — Flavescent, ponctué de brun, excepté sur les côtés du pronotum et la base de Pexocorie où les points sont concolores. Corps assez allongé , peu convexe. Tête assez allongée ; jeux petits, leur pédicule flave. Côtés du pronotum finement réfléchis. Écusson non sillonné, à peine plus long que les cories, ayant ordinairement une tache ponctiforme noire à l’extrémité. Membrane transparente, quelques traits rembrunis sur les nervures. Ventre et côtés de la poitrine flaves, peu ponctués de brun. Cuisses ponctuées de brun. Troisième article des antennes d’un tiers plus court que le deuxième. — L. 6.-7.

Toute la France, excepté peut-être au nord de Paris. Vosges, Gray, Lyon, Avignon, Montpellier, Var, Alpes, Pyrénées, Corse, etc.

Obs. Le S. Conspurcatus. M. R., d’après l’examen du type, confirmé par la description, n’est qu’un Macrocephalus. — Je ne connais pas le Conspurcatus. Klug , qui ne paraît pas se trouver en Europe.

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