‹ Syntaxe des temps et des modes en franc̜aisChapitre 14 sur 25 · Autre que · texte numérisé non relu

Autre que

Il est tout autre que moi — ... qu'il n'était hier. Il n'est pas autre que je croyais (sans négation).

3. Le même que, tel que, autant que (autrefois autant comme), aussi... que (autrefois ai^m... comme) :

Il est (ou il n'est pas) aussi grand que moi — ... que je suis.

4. Tel..,, tel,., — Autant..., autant.,, —plus (moins)..., plus (nwins).

Tel père, tel fils. — Plus je lui dis, moins il m^ écoute.

5. Plutôt que signifie a) de préférence, b) plus véritablement :

a) Plutôt souffrir que mourir.

b) U aommeiUe plutôt quHl ne dort.

6. Comme, de la manière que,.selon que, suivant que (Indic. ou condit.)-

Faites comme je dis. Comms ii vous plaira. Il serait payé selon qu'il aurait travaillé. . ' .

7. Comparatives suppositives : a) comme si (même syntaxe que si) :

Il crie comme si j'étais ^ùxxvd, — Il criait comme si j'avais été sourd. b) Noter l'expressiou : comme qui dirait (== comme si on disait)

§11.— PROPOSITIONS RELATIVES (introduites par un pronom ou par un adverbe relatif)

A. On emploie l'indicatif (ou le conditionnel suivant le sens) pour exprimer :

a) Un fait réel :

L'enfant gui e5( là, dont j'ai parlé, etc.

Noter les gallicismes : Il y a (il se trouve) des gens qui disent (ou pour dire).

Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera, yiei rit aujourd'hui gm pleurera demain.

Qui (= ce qui) pis (mieux, plus) est.

Ils prennent, qui (ssTun) un livre, gui (= l'autre) un cahier, gui (= un autre) etc.

6) La cause :

Mon ami, ^ui e5^ malade, n'a pu venir.

c) La supposition :

lo A l'indicatif : L'élève qui écoute profite. — Qui dort dîne.

Qui m'aime me suive. — Il le raconte à qui veut l'écouter. — Quiconque est

loup agisse en loup.

2o Au conditionnel : (Celui) gui les verrait, dirait : Il ressemble à un homme

gui serait ivre. Ceux qui n'auraient pas compris n'ont qu'à le dire. On aurait fait un mauvais parti à quiconque eût dit le contraire. Remarque. — Noter les deux gallicismes : comme qui dirait (= comme si

on disait) ; — gui vive (= si quelqu'un est là vivant, qu'il le dise !)

B. Le subjonctif s'emploie dans les cas suivants :

a) Après les indéfinis : qui que vous soyez, — d'où qu'il vienne.

b) Pour exprimer l'intention. : Envoyez-lui quelqu'un qui lui apprenne cette nouvelle.

c) Au sens consécutif : J'irai dans un pays qui me plaise (= capable de me plaire).

d) Au sens restrictif» dans l'expression : que je sache.

C. On emploie le subjonctif ou l'indicatif, suivant le sens :

a) Après le seul qui (presque toujours au présent et au passé) :

Il est le seul qui soU docile, le seul qui ait écouté.

L'indicatif : 1» est de rigueur au futur : Kt je serai le seul qui nç pourrai rien dire. (Boile\u.) — 2» Est rarement usité au présent et au passé, et seulement lorsqu'on veut affirmer le fait avec force : le seul qui dans Rome peut plaire. (Corneille.) — Les Français furent les seuls qui réussirent dans ce genre d'éloquence. (Voltaire.)

Remarque. — On dit aussi : il est (il était, il sera) le seul à vouloir. . .

b) Après le premier qui, le dernier qui :

t<> Devant un passé ou un présent, le subjonctif rnarque la capa«Mté, le mérite ; l'indicatif afûrme le fait purement et simplement :

Vous êtes le premier homme qui disiez cela, qui a^ez vu cela.

Le premier qui vit un chameau s'enfuit à cet objet nouveau. (La Fontaine.)

Brutus et Gassius furent les derniers Romains qui combattirent pour la liberté de la république. (Académie). — De ces objets c'est le premier qui me plaît ; — mais : cet objet est le premier qui me plaise (= capable de me plaire) .

2» Devant un futur, on emploie l'indicaiif : le premier qui se trompera sera puni ; — et par conséquent : il voulait que le premier qui se tromperait fût puni.

Remarque. — On dit aussi : Vous êtes (étiez, seriez) le premier à croire. ..

c) Après qui [que, dont) en dépendance d'un superlatif, on met le subjonctif quand le superlatif n'a pas de complément ; l'indicatif, si le superlatif a un complément (dont Tintercalation entre le superlatif et le relatif empêche la dépendance directe) ; on dira donc :

Le plus savant homme que je connaisse, ou l'homme le plus, savant que je connaisse ; mais : le plus savant de tous ceux que je connais.

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