SENTE
extrêmement mince, qui, adossée à leur paroi endo
théliale propre, les sépare de la circulation maternelle.
Pendant longtemps on a cru que le placenta était une barrière infranchissable aux microbes. Mais de 1882 à 1895, les travaux d’ARLOING, CoRNEvIN et THo- Mas, de Srrauss et CHAMBERLAND, de CHANTEMESSE, Vinaz, EBERTH, NETTER, CHAMBRELENT et SABRAZES ont prouvé que les micro-organismes étaient capables de traverser le placenta, même en l’absence de toute lésion de celui-ci.
Depuis la découverte du tréponème, les recherches de Dumozarpet ViaAerT, Nicozas, FAVRE, ANDRÉ, LEvVApiTi et SAUVAGE, JAMBON ont prouvé que le spirochète pouvait être transmis de la mère à l’enfant.
ZAENGER et surtout KLAFTEN ont vu des tréponèmes traversant la paroi des villosités.
RreTscaeL, se basant sur le fait que des spirochètes ont pu être décelés dans la gélatine de Warton seule, où cheminent iquelques lymphatiques, estime que le passage du tréponème de la mère au fœtus peut se faire par une voie différente de la voie sanguine, la voie lymphatique. Cependant la circulation lymphatique dans le placenta est niée par certains.
D'autre part, les nombreux auteurs qui ont recherché le tréponème dans des placentas syphilitiques ont été frappés de son absence habituelle, alors que les organes et le sang du fœtus en contiennent en
grande quantité. NAaTTaAN-LARRIER a bien insisté sur