‹ Syphilis congénitale: La syphilis contractée par le fœtus dans l'utérusChapitre 15 sur 51 · EN · texte numérisé non relu

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granulaire, forme de résistance, peut-être aussi forme de souffrance. Ce qui pourrait expliquer qu’on nait pu le trouver sous sa forme normale durant les premiers mois. Plus tard, lorsque les villosités placentaires pour activer les échanges réduisent leur architecture, le tréponème pourrait passer sans transforma— tion. R

En résumé, tous les auteurs sont d'accord pour admettre le passage du tréponème à travers le placenta. Seuls prêtent encore à discussion le moment de ce passage et, la forme sous laquelle émigre le tréponème.

Il est donc normal de croire à la transmission transplacentaire d’une syphilis, contractée pendant le cours de la grossesse, de la mère au fœtus qui deviendra

ainsi un syphilitique congénital.

Si tout le monde semble d’accord sur le mode de contamination d’un syphilitique congénital, il en est tout autrement en ce qui concerne le syphilitique héréditaire. Pour lui, le mode de transmission de la syphilis a prêté et prête encore à de nombreuses dis— cuss ons.

Il faut tout d’abord comme nous l'avons fait plus haut distinguer l’hérédité syphilitique de la syphilis héréditaire, les deux procréateurs ou l’un d'eux seul étant syphilitique, par définition, leur produit aura donc une hérédité syphilitique.

| Nous nous occuperons donc uniquement de la trans-

mission du tréponème.

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Le cas le plus intéressant, cas qui a d'ailleurs. donné naissance à toutes les controverses est celu du père syphilitique fécondant la mère saine.

Avant la découverte du tréponème on pensait géné. ralement avec Fournier et Dipay que la syphilis pouvait être donnée au produit de conception, soit par le: père, soit par la mère, soit par les deux.

M. le Dr Marcel Pinarp ayant constaté en 1910, la présence du tréponème à l’état libre dans le sperme, retrouva sa présence dans plusieurs cas rapportés en 1920 .dans la thèse de son élève Hocx.

MarceL, en 1926, déclare cette présence très rare: et ajoute qu’il faut s’armer de patience.

BEerTIN et ScHuLLMANN n’ont jamais pu le rencontrer.

WaAaLDEIN, LANDSTEINER, WErRTH ont en revanche souvent trouvé le tréponème sur des coupes histologiques. On trouve également dans la thèse de MarcEeL des observations cliniques où seule, la contagion par le sperme paraît pouvoir être invoquée.

Mais, pour aller directement infecter l’ovule, le spirochète doit être transporté par le spermatozoïde.

S'il est vrai que dans certaines infections, comme la spirochétose des poules, la fièvre récurrente, on ait pu constater le parasite dans le spermatozoïde, cette vérification n’a jamais pu être faite pour le tréponème de ScHAuUDiN.

ASTRUC. FINGER et LANDSTEINER, OssreNTRUTæ ont réalisé des inoculations positives de sperme au singe

et au lapin, mais inoculation n’est pas synonyme de

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