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fécondation et si M. Pixar» a décelé incontestablement la présence de tréponèmes dans le sperme, il ne l’a pas trouvé inclus dans les spermatozoïdes.
Lévy-Socaz suppose la pénétration, côte à côte, pour ainsi dire, du spermatozoïde et du tréponème, l’un faisant la voie à l’autre pour aboutir à une syphilis ovulaire. |
Tout en reconnaissant que ce mode de transmission est rare, nombre d'auteurs admettent sa possibilité occasionnelle entre autres Hocsincer, Bory, Gozay, Aukvisr, Werru, FINGER dans plusieurs publications.
Pour expliquer le transport du tréponème par le spermatozoïde certaines hypothèses furent émises.
Hocusicer, défendant l’origine paternelle apporte à l'appui de sa thèse des faits curieux. Tout d’abord il aurait observé des immunités persistantes chez des femmes ayant eu des enfants nettement hérédosyphilitiques. Ensuite, il admet l'existence d’une forme granulaire, stade évolutif possible du spirochète. Cette forme granulaire aurait les propriétés des virus filtrants et, de par son exiguïté, serait capable de se loger dans la tête du spermatozoïde. Ainsi l’ovule serait infecté directement, sans que la mère le soit pour cela. De plus ce « granulum » à virulence atténuée ne donnerait pas de syphilis précoce, mais se réveillant sous l'influence de causes diverses, il pour. rait amener des syphilis héréditaires tardives, voire même des hérédo-syphilis de deuxième ou de troisième génération.
An
M. le D: Marcel Pinarp émet l'hypothèse que le tréponème ayant de 3 & à 20 u, pourrait pénétrer la tête du spermatozoïde, qui à 5 uv, s’enrouler autour du noyau et être ainsi véhiculé par lui.
Cependant, actuellement, l'opinion la plus généralement admise est celle que MATzENAUER soutenait en 1903, d’après laquelle la syphilis maternelle est nécessaire pour que l'enfant soit contaminé. Il n’y pas d’exception à la loi de Colles-Baumes. De plus, tout fils de femme syphilitique doit être présumé lui-même syphilitique. Il n’y a pas d'exception à la loi de Propheta.
Pour ce qui est de la transmission paternelle, exclusive, sans affection de la mère, après les travaux de Civarre, Hype, BRrauLT, WELANDER, Japasson, de Amicis, HurcHINSON, ENGUELMAN, JULLIEN, Peuu, presque tout le monde surtout à l'étranger est d'accord pour la rejeter, le mari contamine sa femme qui secondairement infecte l’enfant. Une enquête de Peau, auprès de vingt-cinq médecins étrangers, a donné vingt-deux réponses affirmatives, sur le rôle exclusif de l’hérédité maternelle, deux sur la possibilité rare de la syphilis ex padre, tandis qu’un correspondant ne se prononçait pas.
CARLE, en 1920, avait nié l’hérédité paternelle, il affirme de nouveau sa conviction en 1933, discutant tous les arguments de la thèse adverse.
Il y a quelques exceptions à la loi de Colles qui représentent le gros argument des rares auteurs qui combattent l’hérédité maternelle. Mais si l’on en fait
NEA LUE
le triage, le nombre de celles que l’on peut retenir est. insignifiant. Marzevauer en 1903, Bosrie dans sa thèse en 1912, ont épluché une à une ces observations et ce dernier n’en trouve pas une seule qui soit acceptable. PizzerA, moins sévère, en retient 4 entre 1880 et 1900, plus une en 1910, tout en faisant des réserves. À signaler encore une observation de GaAu- CHER 1916 et 2 cas de GoucEror résumés dans clinique et laboratoire (1931).
Carze discute ensuite l'infection de lovule par le . sperme.
Il fait remarquer tout d’abord que le sperme est un complexe dans la composition duquel entrent les. exsudats de toutes les glandes annexes de l’urètre, y compris la prostate et les vésicules séminales. Des lésions de ces organes pourraient donc expliquer la. présence du tréponème.
D'autre part, la présence de ce tréponème expliquerait bien la fréquence relative des chancres du vagin et du col utérin, mais nullement l’origine. paternelle de l’hérédo-syphilis. Pour admettre cette influence, il faudrait supposer que le tréponème logé dans le spermatozoïde pénètre avec lui dans l’ovule. Or, 2 objections apparaissent : d’abord le tréponème a 10 4 de long, sur 06,5 & ; et le spermatozoïde a une tête de 5 & de longueur, sur 3 u de largeur eti1,5u d'épaisseur et une queue de r w à 0,5 w ; et aucun observateur n’a affirmé qu’il avait vu lun dans l’autre. D'autre part serait-il admissible que ce spermato-
zoïde infecté, infectant l’ovule, pourrait permettre le: