‹ Syphilis congénitale: La syphilis contractée par le fœtus dans l'utérusChapitre 6 sur 51 · A MES MAITRES · texte numérisé non relu

A MES MAITRES

Monsieur LE PRrorEsseur A. BASSET

Chirurgien à l'Hôpital Broussais

Mowsreur LE Docreur HERSCHER

Médecin honoraire des Hôpitaux de Paris

Monsieur LE Docteur Marcez PINARD

Médecin à l'Hôpital Cochin

Historique.

Les premiers auteurs qui ont écrit sur la syphilis ont signalé son action néfaste sur le produit de conception, et déjà en 1508, Georges VeLLa parle de la transmissibilité de la syphilis par hérédité.

Après lui, Théophraste PARAGELSE (1493-1534) qui avait appris de Jacques Carpr à soigner la vérole par les frictions mercurielles enseignait qu’il avait vu les enfants naître avec la maladie de leurs parents. Décrivant le « mal français » il déclare : « Est morbus fœtus, magis hereditarius quam lepra..., » et plus loin, il ajoute : « Fit morbus hereditarius et transit a patre ad filium ».

A cette même époque, Nicolas Massa après avoir décrit ce qu’on nomme aujourd’hui la syphilis héréditaire tardive, conseille de traiter la femme malade durant sa grossesse et dit en avoir obtenu de grand succès.

C’est Aucrer-FerRIER qui, en 1557, reconnut le premier comme facteur d'hérédité la syphilis postconceptionnelle. Dans son traité De lue hispanica il admet trois modes de contamination possible d’un enfant dans le sein de sa mère : soit la semence du

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