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de l’hypertrophie splénique, sans indice de syphilis, celle-ci ne doit pas être incriminée.
S'il était possible de répondre par l’affirmative, la syphilis deviendrait, d’après lui, la seule cause de splénomégalie chronique chez les nourrissons. Mais la question n’est pas résolue et il faut admettre, jusqu'à plus ample informé, que le rachitisme peut produire la splénomégalie.
L'existence du rachitisme et de la splénomégalie ne doit pas faire exclure la syphilis : la statistisque de M. Marfan, démontre qu’elle est certaine ou très probable dans 2/3 des cas.
La Tuberculose de la rate serait, d’après Barthez et Sanné, plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte, Ces auteurs reconnaissent qu’elle est difficile à diagnostiquer sur le vivant, la rate n’étant pas toujours hypertrophiée, on ne peut que la soupçonner, d’après la présence d’autres manifestations tuberculeuses.
Médail s’appuie sur 29 observations pour assurer qu'on peut diagostiquer la rate tuberculeuse chez l'enfant, cet organe dans ses observations ayant toujours augmenté de volume : ajoutons que cette constatation s’est faite seulement à l’autopsie et que la plupart des enfants observés avaient des lésions tuberculeuses caractéristiques.
Pour M. Besançon (1), dans la tuberculose aiguë
généralisée, la rate serait assez fréquemment hyper-
1. Besancon. La rate dans les mal. infectieuses. Thése Parts 1895,
ne li
trophiée chez l'enfant, et même d’une façon assez marquées: :
Sur 376 enfants de moins de 2 ans, M. Marfan a relevé 40 cas d'hypertrophie splénique. Un seul paraît avoir eu une splénomégalie d'origine tuberculeuse (16 mois, spina ventosa, adénopathie trachéo-bronchique, péritonite tuberculeuse, pas d’autopsie).
Cette rareté de l’étiologie tuberculeuse ne le surprend d’ailleurs pas : il la pressentait depuis longtemps.
Et il s'élève fortement contre l’idée que la tuberculose est cause fréquente de splénomégalie. A l’autopsie il n’a jamais trouvé de tubercules dans la rate. La tuberculose ne déterminerait que très rarement une augmentation perceptible au palper : chez les enfants morts de méningite tuberculeuse, la rate granulique n'est pas très volumineuse, souvent normale, parfois même un peu réduite.
L’anémie splénique pseudo-leucémique peut présenter des difficultés dans le diagnostic. Nous avons vu ce qu'il fallait penser de l’origine de ce syndrome que l’on prétend, maintenant, coexister le plus souvent avec la syphilis héréditaire et quelquefois avec le rachitisme.
Nous ne reviendrons pas sur l’importance qu'acquiert l'examen du sang pour le diagnostic des différentes leucémies.
Les affections gastro-intestinales peuvent amener une splénomégalie parfois prononcée. Elle est la règle dans les cirrhoses, très rares d’ailleurs, chez l'enfant.
Enfin le paludisme peut aflecter des enfants, très
jeunes : on doit y songer, si on se trouve dans un pays ou il est fréquent : la marche de la fièvre, l'efficacité de la quinine lèveront tous lés doutes.
La dégénérescence amyloïde et la brmphadénie sont
rares chez l'enfant.
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Diagnostic de la splénomégalie chez l’adulte.
Les affections aiguës que nous avons vu susceptibles de. produire l’hypertrophie de la rate chez l'enfant, peuvent être en cause chez l'adulte. Nous ne reviendrons pas sur leur énumération.
Le diagnostic peut être rendu hésitant par suite de la présence de- certaines affections, atteignant les organes voisins de la rate : nous mentionnerons, pour mémoire, les cancers de l’épiploon, de la grosse tubérosité de l’angle colique, les kystes du rein, l’hydronéphrose gauche (Dieulafoy), les kystes du mésentére.
Enfin parmi les affections spléniques proprement. dites nous citerons : les rates cardiaques et cirrhotiques.
Pour le premier cas, l'examen du cœur suffira à éclairer le diagnostic : dans le second, il y à presque toujours de l'ascite ou de l’ictère : l’état du foie hypertrophié bien souvent, atrophié parfois, fera faire le diagnostic.
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La tuberculose primitive de la rate, caractérisée par ia forme de la tumeur, inégale et bosselée, s’accompagne de douleur, de phénomènes généraux souvent graves, de la cyanose des téguments, enfin d’hyperglobulie.
La dégénérescence amyloide pourra ètre soupçonnée si on se trouve en présence d’une suppuration, surtout d'origine osseuse et présentant le syndrome amyloïde : augmentation de volume du foie, troubles gastro-intestinaux, vomissements, diarrhée.
L'infarctus de la rate ne peut être diagnostiqué que par la présence d'un violent point de côté, chez un sujet porteur d’une cardiopathie aortique et surtout mitrale.
Dans le paludisme chronique, il faut soigneusement rechercher les antécédenis. De plus la rate a tendance à se développer plutôc transversalement vers l’ombilic (Rendu) plutôt que verticalement.
Les tumeurs fibreuses et les généralisations néoplasiques augmentent peu le volume de la rate et sont difficilement diagnostiquées. La tumeur dans ces cas est irrégulière. Et s’il s’agit d’un cancer, le néoplasme primitif devra être recherché avec le plus grand soin, on s’appuiera également sur l'examen du sang et la constatation des déformations globulaires.
Dans le cas d’Épithélioma primitif où maladie de Gaucher, le diagnostic est difficile, pourtant on note de l’hypertrophie hépatique, des troubles de compression, des hémorragies diverses, parfois de l’ictère, c’est,
d’ailleurs, une affection extrêmement rare.
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Les kystes hydatiques de la rate, si bien décrits par M. le professeur Dieulafoy, sont bien difficiles à diagnostiquer : il faut se rappeler qu’ils peuvent se présenter sous deux formes : le type ascendant, avec ses troubles dyspnéiques, qui est à différencier lui-mème de l’épanchement pleural ; le type descendant, caractérisé
par ses troubles gastro-intestinaux.
. Mais le kyste ne se développe pas toujours de cette façon : et le traitement mercuriel, appliqué au malade pendant quelques jours, permet seul d’éléminer la spécificité, si aucun changement ne se produit dans l'état du
malade.
Dans la maladie de Banti et la splénomégalie primitive la rate est ordinairement lisse. IL y a de l’anémie, de la douleur, de la fièvre, diminution des hématies, parfois une légère augmentation de leucocytes : enfin, on peut noter une légère hypertrophie du foie et des hémorragies.
La leucémie myélogène se caractérise par son nombre formidable de ieucocytes (1 globule pour 20 ou 30 globules rouges).
Dans l’adénie la rate est souvent bosselée ; à l’examen du sang, on trouve une anémie des globules rouges, correspondant au deuxième degré de M. le professeur Hayem : enfin les adénopathies étendues font faire le diagnostic.
Sion se trouve en présence d’une splénomégalie chronique avec anémie et réaction myéloide de sang
(Weil et Clerc) on constate la présence d’un gros foie,