TRAITEMENT
La splénomégalie, nous l’avons vu, diminue le plus souvent, sous l'influence du traitement et cela aussi bien chez l’hérédo-syphilitique que dans la syphilis acquise : nous avons noté que l’hypertrophie de la rate pouvait indiquer l’intensité de l'infection, la valeur thérapeutique du traitement. Diminue-t-elle ? c’est un indice qu'il agit de façon efficace. Résiste-t-elle aux doses actuelles ? c’est une indication de leur insuffisance : il faut augmenter l'intensité du traitement.
Ce traitement dans le cas qui nous intéresse n'a rien de spécial, c’est le traitement ordinaire de la syphilis viscérale.
Nous résumerons les idées généralement admises à son sujet.
Nous devons signaler, tout au début la prophylaxie de la syphilis héréditaire qui a trait à deux ordres de fait :
1° Admission au mariage des syphilitiques, sous certaines conditions.
Cf
2° Traitement de la mère pendant la grossesse. Il doit ètre fait le plus tôt possible, et de préférence on doit s'adresser au mercure.
Chez l’enfant hérédo-syphilitique le traitement doit ètre prompt et énergique. L'enfant tolère bien le mercure et les deux méthodes en faveur, sont les frictions d'une part, la liqueur de Van Swieten, de l’autre, avec association d’iodure de potassium.
Les frictions sont faites avec une dose d’onguent napolitain de 1 gramme au début, jusqu’à 3 grammes au besoin. La liqueur de Van Svwieten est donnée par gouttes de XX à LX en 2 ou 3 prises. L’iodure bien supporté aussi, est administré au bébé par dose de 0,20 à 0,30 par jour.
M. Chauffard cite le cas, particulièrement grave, d’un hérédo à rate énorme, auquel il fut obligé d’administrer en cinq mois,300 grammes d’onguent mercuriel double, soit 150 grammes de mercure métallique.
Ce n’est qu’au bout de ce laps de temps que le viscère se mit à rétrocéder et l'enfant à augmenter de poids.
Dans la syphilis acquise, en présence d’une intumescence légère de la rate, comme celle qu'on observe aux périodes actives de l'infection, le traitement n’a rien de spécial.
Mais, lorsqu'il s’agit d'une de ces rates énormes, dont nous avons noté la présence à la période tertiaire, c’est au traitement mixte intensif que l’on doit s’adresser: frictions ou mieux injections mercurielles associées à l’iodure de potassium, qui, dans ces cas, fait mer-
veille.
| injections, nous n'en ferons pas l'énumération. Que M ar l'iodure, s’il n° a spas os il peut : se domier |