‹ Syphilis et mariage (volume 3)Chapitre 21 sur 21 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Cas divers. — Syphilis antérieure au mariage. — Syphilis postérieure au mariage. — Cas exceptionnels où la syphilis contractée avant le mariage ne fait invasion qu'après le mariage. — Danger résultant de l'introduction de la syphilis dans un jeune ménage.

Quatre ordres de situations possibles. — Division du sujet

I. — Mari syphilitique et femme saine. — Indications particulières se présentant à remplir: supprimer hâtivement les foyers de contagion ; — couper court, par une médication d'une intensité partie ulière, aux accidents contagieux de la période secondaire; — conjurer les dangers pouvant résulter d'une grossesse ; etc.

Deux propositions vérifiées par l'expérience : 1° pour Ténor me majorité des cas, les contagions syphilitiques qui se transmettent dans le mariage, du mari à la femme, dérivent d'accidents de forme secondaire. — 2° Presque invariablement, ces contagions dérivent d'accidents secondaires de forme superficielle, érosive, c'est-à-dire d'accidents essentiellement bénins, éminemment susceptibles ou bien d'être méconnus comme nature ou bien même de passer inaperçus. . . 157

IL — Mari syphilitique ; femme saine, mais enceinte. — Dangers encourus, en pareille situation, par l'enfant et la mère. — Discussion sur l'opportunité d'une intervention préventive. — Opinions divergentes. — Cas particuliers où cette intervention est formellement indiquée . 173

III. — Mari syphilitique et femme récemment contaminée. — Difficultés spéciales de pratique dans cet ordre de cas. — Rôle du médecin vis-à-vis du mari. — Interdiction absolue de la paternité. — Rôle du médecin vis-à-vis de la femme. — Mission de traiter cette femme avec obligation de lui dissimuler la maladie dont elle est atteinte. — Lutte engagée avec la perspicacité féminine. — Les femmes sontelles toujours dupes du stratagème ?

Difficultés pour faire accepter à une femme inconsciente de sa maladie le long traitement de la syphilis ; — d'autant qu'après un certain temps le mari devient pour le médecin un auxiliaire moins qu'empressé. — Conséquence lamentable : la plupart des femmes mariées, ayant reçu la syphilis de leur mari, ne subissent en général qu'un traitement très incomplet et restent par cela même exposées à des dangers d'avenir des plus graves. — Fréquence des accidents de syphilis tertiaire chez ces malades. — Pourquoi ces accidents courent-ils risque en pareille occurrence de rester méconnus? — Exemples cliniques.

Quel devoir moral s'impose ici au médecin ? — Embarras multiples d'une telle situation. — Habiletés nécessaires de tactique professionnelle 180

IV. — Mari syphilitique ; — femme syphilitique. et enceinte. — Situation la plus grave entre toutes. — Sort probable de l'enfant procréé dans ces conditions. — Il n'est pas impossible cependant que le traitement conjure un désastre complet. — Cas où la grossesse a pu être amenée à terme. — Cas exceptionnels où l'enfant a pu échapper à la syphilis.

Indication capitale à remplir ici : traiter la mère. — Objections. — Prétendus dangers du traitement mercuriel pendant la grossesse. — Discussion. — Préjugés populaires, voire médicaux, attribuant au mercure ce qui est un résultat de la syphilis. — Urgence absolue de soumettre au traitement de la diathèse les femmes syphilitiques en état de gestation. — Résultats confirmatifs de l'expérience clinique 197

V. — Dangers dérivant pour la société de la syphilis de l'enfant. — Contagion des nourrices. — Faculté singulière d'expansion, d'irradiation, de la syphilis des nourrissonset des nourrices. — Cascades de contagions ; pseudo-épidémies locales de syphilis, etc. — Exemples cliniques.

Devoir de prophylaxie sociale s'imposant au médecin. — Objectif à réaliser : circonscrire la vérole dans son foyer originel, de façon à l'empêcher de déverser ses ravages au dehors. — Application. — En seul moyen pratique : faire en sorte que l'enfant syphilitique, origine première de ces dangers , reste dans sa famille et soit nourri là par sa mère. — Objections. — L'allaitement maternel comporte-t-il en l'espèce quelque danger soit pour la mère, soit pour l'enfant? — Discussion. — Quatre ordres de cas possibles. — Deux alternatives périlleuses théoriquement. — Loi de Colles. — En somme, l'allaitement de l'enfant par sa mère échappe aux dangers théoriques qu'on pourrait lui supposer. — Conclusion. — En l'espèce, l'allaitement maternel est le seul mode rationnel et pratique d'élevage de l'enfant. — En tout cas, la préservation de la société constitue l'indication capitale, prédominante, à laquelle le médecin est tenu de satisfaire 209-228

I. — Quatre-vingt-sept observations relatives à des sujets syphilitiques qui, s'étant mariés, n'ont jamais communiqué à leur femme le moindre phénomène suspect et, de plus, ont engendré, à eux 87, un total de 156 enfants absolument indemnes 231

II. — Syphilis. — Sept avortements ou accouchements prématurés ( observation) 243

III. — Influence héréditaire de la syphilis maternelle (statistiques) 246

IV. — Syphilis contractée avant le mariage et faisant son éclosion après le mariage (observation) 265

V. — Mariage prématuré d'un sujet syphilitique. — Cinq cas de syphilis dérivant de la syphilis du mari. — Mort d'un nourrisson étranger (observation) 269

VI. — Père syphilitique. — Enfant syphilitique. — Mère semblant indemne tout d'abord, mais présentant six ans plus tard un accident de syphilis tertiaire (observation) 273

VII. — De l'inaptitude à la vie, comme conséquence héréditaire de la syphilis paternelle 277

CORBEIL. TÏP. ET STIiB. CRETE.

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