‹ Syphilis et mariageChapitre 14 sur 82 · D ESS · texte numérisé non relu

D ESS

elles auraient marché en l'absence de tout antécédent syphilitique. .

Aussi, l’une de ces familles qui — pardonnezmoi celte digression — offre le type accompli

du bonheur domestique, m'a-t-elle suggéré plus d’une fois, sans qu'elle s’en doutàt, une réflexion relative au sujet qui nous occupe actuellement. Plus d’une fois je me suis dit, assis en ami à cet heureux foyer et témoin de ses joies intimes : « Quelle faute n’aurais-je pas commise si, par crainte exagérée d'une ancienne maladie, j'avais empêché ce mariage | Quelle faute n’aurais-je pas commise, si J'avais anéanti en germe la félicité présente de ces deux êtres si affectueusement unis, et si ] avais empêché tous ces beaux enfants de naître! »

Done, oui, cent fois oui, on peut se marier après avoir eu la verole, et les suites d’un mariage contracté dans ces conditions peuvent être absolument heureuses, médicalement parlant. Cela, je l’affirme et le proclame bien haut, après avoir scrupuleusement étudié cette grave question au double point de vue clinique et social, après avoir religieusement consulté nombre d'observations personnelles ou étrangères. C’est là, pour moi, un fait acquis, une vérilé démontrée.

Mais cela dit, j'ai hâte d'ajouter ceci tout aussitôt: « Si l’on peut se marier après avoir eu la vérole, on ne peut et on ne doit se marier, dans cette situation spéciale, que sous bénéfice d'inventaire

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