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clusion, quoi que vous ayez comme lésion, et quel que soit le siège de cette lésion, imposez-vous l’obligation formelle, absolue, de vous abstenir de tout rapport, de tout contact avee votre femme, car de là pourrait dériver pour elle la pire des conta-
&IOnS. »
Et cela, Messieurs, je le répète, vous n'êtes pas seulement autorisés à le dire, vous avez le devoir de le dire et en ces termes; car un tel langage est en conformité parfaite avec les données de lexpérience relativement au mode habituel de la contagion syphilitique dans le mariage.
J'ajouterai même ceci : Vous avez d'autant plus le devoir d’insister sur ces dangers de contagion que votre client a par devers lui lintention de ne pas être trop rigoureux observateur d'une abstinence comprometlante. Et pourquoi? Parce que son premier souci, son souci principal est de dissimuler son état de maladie. «Il ne veut pas, commeil vous le répétera à satiété, que sa femme puisse se douter de quelque chose. » il entend donc rester le mari d'autrefois, le mari d’avant la syphilis, car « un changement d’habitudes pourrait éveiller le soupcon ». Done, il est à craindre que, malgré toutes vos. recommandations, ce mari ne s’abstienne pas génitaux. Pour eux, l’idée de syphilis implique celle d’une conta- -mination génitale.
C’est donc là un préjugé qu’il importe de combattre en toute
occasion et plus particulièrement encore dans l’ordre de situations ‘Qui nous occupe actuellement. )