DANGERS ENCOURUS PAR LA FEMME
directe, notre rôle, notre devoir, est tout tracé : c’est de faire la leçon au mari sur ce point, c’est de l’éclairer de la facon la plus explicite, la plus complète, c’est de l’effrayer même quelque peu, relativement aux risques encourus par sa femme. Un peu d’effroi ne nuira pas pour le rendre plus réservé et plus prudent.
Renseignez done exactement le mari sur les dangers de cette contagion, dangers qu'il peut bien ne pas connaître, au moins d’une façon suffisante. Ne vous bornez pas à lui dire (comme on le fait généralement) « qu'il peut être contagieux et qu'il devra s'abstenir de tout rapport avec sa femme au cas où il serait affecté de quelque symptôme syphilitique ». Ce serait là une formule trop vague et absolument insuffisante. Insistez près de lui, ne cragnez pas d'entrer dans les détails, ear [a chose en vaut bien la peine, et persuadez-le de ceci : que, dans son état de maladie, toute plaie, toute érosion, toute lésion excoriative de sa peau ou de ses muqueuses contient ou peut contenir un levain de contagion; — que, Si minime, si insignifiante, si inoffensive que lui paraisse une lésion quelconque, cette lésion n'en est pas moins dangereuse pour cela; — que n'importe le siège d'une lésion pour être contagieuse; qu'il y a des lésions contagieuses aussi bien à la bouche et ailleurs qu'aux organes génitaux ‘, ete., ete. « Done, ajouterez-vous comme con-
1. Une idée très répandue chez les gens du monde est que la contagion syphilitique ne peut se transmettre que par les organes