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Exemples du genre, pris entre beaucoup d’autres

I. — Un enfant, né d’un père syphilitique, est confié à une nourrice saine. [l ne tarde pas à présenter divers accidents syphilitiques et contagionne sa nourrice. — Celle-ci, à son tour, contagionne son mari. — Le mari est affecté d’une iritis et perd un œil. — La femme est prise, quelques années plus tard, d’une paralysie syphilitique à laquelle elle succombe. (D' Delore, de Lyon.)

IL — Un de mes clients, syphilitique, se marie malgré moi, et transmet la syphilis à sa femme dans les premiers temps de son mariage. — Nait un enfant, qui (à mon insu, je crois inutile de le dire) est confié à une nourrice. Cet enfant ne tarde pas à présenter de nombreux symptômes de syphilis, et infecte sa nourrice. — Cette femme, à son tour, contagionne : 1° son enfant, qui meurt en

quelques mois ; 2° son mari. — Affectée d’une iritis grave, elle perd un œil. — Un an plus tard, elle accouche d’un enfant qui

présente des accidents graves de syphilis et meurt à l’âge de deux mois.

vont nécessairement se produire s'il n'intervient pas; c'est done affaire à lui d'intervenir pour les conjurer. Et ici commence pour lui un véritable devoir que, sans exagération, fai cru pouvoir qualifier précédemment de devoir social, puisqu'il a pour visée non moins que pour résultat la sauvegarde des intérêts de la société. Ce devoir, je ne crains pas de le dire, s'impose au médecin, qui serait coupable de le négliger, de s’y dérober ; d'autant qu’en y satisfaisant 1l satisfera du même coup aux intérêts de son client.

Cela posé en prineipe, venons à l'application.

Circonserire la vérole dans son foyer originel, de facon à l’empêcher de déverser ses ravages au dehors, tel se présente l'objectif à réaliser. Or, comment le réaliser ?

Il n’est qu'un moyen pratique pour répondre à cette intention. C’est de faire en sorte que lPenfant syphilitique, origine première des dangers que nous cherchons à conjurer, reste dans sa famille et y soit nourri par S@ mère.

De toute évidence, en effet, s’il ne sort pas du foyer paternel et s'il reçoit là le sein de sa mère, il n'aura pas occasion de transmettre à une nourrice et à des personnes étrangères la redoutable contagion dont il porte le germe.

Done, voilà ce qu'il faut obtenir. Done, c’est à ce résultat que doit tendre le médecin. Il faut que par son influence, par ses conseils, par son autorité

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