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Oss. LXXXII. — Chancre induré du gland. — Mariage aussitôt apres la cicatrisation du chancre. — Divers accidents secondaires; syphilides buccales, psoriasis palmaire. — ‘Traitement prolongé. — Le malade évite tout rapport fécondant pendant cinq années. — L'année suivante, un enfant sain. — Femme restant indemne. — Consécutivement à la naissance de l’enfant,
périostose tibiale. — Syphilis cérébrale.
O8s. LXXXIII. — Accident primitif méconnu. — Roséole en 1866. — Syphilides buccales. — Traitement prolongé. — Mariage six ans apres le
début de la syphilis. — Femme restant indemne. — Un enfant sain.
OBs. LXXXIV. — Chancre induré. — Syphilides buccales. — Traitement prolongé. — Mariage quatorze ans après le début de la maladie. — Femme
restant indemne. — Un enfant sain.
Ogs. LXXXV. — Chancre induré, — Roséole. — Psoriasis palmaire, — Traitement prolongé. — Mariage sept ans après le début de la syphilis. —
Femme restant indemne. — Un enfant sain.
O8s: LXXXVI. — Chancre induré. — Divers accidents secondaires. — Traitement de quatorze mois, composé surtout d’iodure de potassium; peu de mercure. — Mariage cinq ans apres le début de la syphilis. — Femme restant indemne, — Un enfant sain, actuellement âgé de quinze ans. —
Quinze ans après le mariage, syphilide tuberculo-ulcéreuse du nez.
O8s. LXXXVII, — Chancre induré. — Syphilide papuleuse, — Syphilides
buceales. — Syphilides génitales. — Traitement prolongé. — Mariage neuf ans après le début de la maladie, — Femme restant indemne, — Un enfant sain.
Indépendamment de la démonstration principale qui en résulte, la statistique précédente met en relief un fait des plus importants, à savoir : que des sujets syphilitiques peuvent être inoffensifs dans le mariage pour leur femme et leurs enfants, alors même qu'ils restent sous le coup de la diathèse et qu'ils sont destinés à en subir de nouvelles atteintes. Et, en effet, cette statistique ne comprend pas moins de trente-cinqg cas de cet ordre, dans lesquels divers accidents de nature incontestablement spécifique se sont produits après le mariage, sans que néanmoins les femmes
et les enfants de ces divers malades aient été affectés du moindre phénomène suspect.
Ce fait est rassurant, à coup sûr.
Cependant il ne faudrait pas en exagérer la portée, non plus que prêter à la statistique qui précède une signification qu'elle ne comporte pas. Siles malades en question, il est vrai, n'ont rien transmis héréditairement à leur progéniture et s'ils n'ont rien communiqué à leurs femmes {ce qu'explique d’ailleurs le siège ou le caractère de leurs accidents), ils n’en ont pas moins été, pour un certain nombre tout au moins, très préjudiciables à leur famille de par les conséquences personnelles de leur maladie. Plusieurs sont morts, d’autres n’ont survécu qu'avec des troubles fonctionnels plus ou moins importants, avec des infirmités graves, etc., et cela au grand détriment de la communauté sociale constituée par le mariage.
D'autre part, notons-le bien, la statistique précitée n'a nullement pour objet ni pour résultat d'établir un rapport numérique, au point de vue de la sauvegarde des femmes et des enfants, entre les sujets qui se marient après une dépuration suffisante et ceux qui se présentent au mariage dans des conditions précisément opposées. Ce rapport — qu'il serait si curieux de spécifier — nous échappe nécessairement et nous échappera toujours. Nous ne voyons, en effet, que les malades qui sont rappelés à nous par divers accidents, et ceuxlà seuls prennent place dans nos statistiques; tandis que les autres nous échappent, pour l'excellente raison que, n'ayant plus rien à démêler avec la syphilis, ils n’ont que faire de venir réclamer nos soins.
Enfin, la statistique précédente nous montre quelques exemples de syphilis particulièrement graves, qui néanmoins sont restées inoffensives dans le mariage, du moins quant aux dangers concernant la femme et les enfants. L’observation XXIITI est un type du genre. C’est là, assurément, l'un de ces cas où tout médecin prudent se füt fait un devoir
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d'interdire le mariage, en raison de la multiplicité et du caractère menaçant des manifestations {syphilide ecthymateuse profonde, à récidives multiples ; rupia ; Céphalée des plus violentes ; hémiplégie, etc.). L'événement toutefois, on l’a vu,
n'a pas Justifié les appréhensions que pouvait autoriser la gravité de tels symptômes.