SN PAZ
Les observations qui précèdent sont presque toutes des observations de syphilitiques, deux seulement font exception : dans l’un de ces cas, nous n'avons pas eu de renseignements ; dans l’autre, le seul antécédent morbide signalé es! l'alcool. Mais il faut se rappeler que, précisément dans ce dernier cas, le diagnostic, resté longtemps en suspens, ne fut porté qu'à la sortie du malade aussitôt perdu de vue. On peut en conséquence, se demander si l’on était bien là en présence d’une paralysie générale. Nous serions assez tenté de rapprocher cette observation de celle de Raymond, où à un diagnostic indécis correspondit une étiologie incomplète au point de vue spécifique el de nous rallier, dans le cas particulier, aux idées de Haslund et de Bannister, qui considèrent comme pseudoparalysies générales celles où on ne trouve pas desyphilis.
En somme, nos cas peuvent se résumer ainsi :
SypalIS avons Date malade Ne AE ET 8 cas Syphilisniée ayant laissé des stigmates (ptosis, ecthyma). 2? — Syphilis probable (séjour de quatre ans dans une maison
de prostitution, fausses couches multiples, etc)... 3 —
M. Spillmann a bien voulu me communiquer le résumé de ses observations personnelles et privées. Elles portent sur 15 cas. Or, sur ce chiffre il n’y a qu’un seul malade sur lequel il ne lui à pas été possible de découvrir l'origine syphilitique de la maladie. C'était un héréditaire cérébral, alcoolique. Chez tous les au res on a pu, soit de j'aveu même des malades, soit par l'affirmation de parents ou de médecins, soil par la découverte de stigmates indéniables, affirmer l’existence d’une infection préalable. Ces observations peuvent se résumer, à cet égard, de la manière suivante :
Syphilis avouée directement par le malade. ......... 8 cas. Syphilis avouée par le malade après affirmation des pa-
RONTS AR Te EE RTS GS de de pe 2 cas Syphilis niée mais affirmée par le médecin traitant. . .. 1 cas. Syphilis ancienne ayant laissé des stigmates : trace du
chancre, ecthyma syphilitique. exostose. . ....... 3 Cas
OBSERVATION XVI (Syphilis)
GC... comptable, 45 ans, 1578.
Antécédents. — Mère nerveuse. Nie d’abord la syphilis, mais pressé de questions, avoue avoir eu un chancre en 1867. À eu une
fille bien portante.
En 1878. sommeil troublé, céphalée, idées bizarres. Léger embarras
de la parole. Le malade maigrit rapidement. Au boutde quelques mois,
il fait des erreurs dans ses comptes.
Le traitement spécifique institué semble amener une amélioration passagère.
En 1879, le malade fait un séjour dans un établissement hydrothérapique. Ne peut plus reprendre ses fonctions.
Perdu de vue.
OBSERVATION XVII (Syphilis)
D... ingénieur, 32 ans, 1880.
Antécédents. — Hérédité nerveuse. Syphilisen 1870. Marié en 1876, sa femme fait deux fausses couches. Un troisième enfant venu à terme est malingre et chétif.
En 1880, à la suite d’une céphalée ayant duré trois mois, ictus cérébral léger avec hémiplégie gauche passagère. Le malade, très doux d'habitude, devient d’un caractère difficile. Hésitation de la parole, pupilles inégales.
Traitement spécifique. Vésicatoire entretenu à la nuque.
Etat stationnaire quelques mois. Puis le malade devient triste, sombre, pleure sans raison. Il est incapable de continner ses fonctions.
Sucecombe dans le gâtisme.
OBSERVATION XVIII (Syphilis)
F..., comptable, 37 ans, 1882.
Antécédents. — Chancre il y a une dizaine d’années. À suivi un traitement par des pilules mercurielles.
En 1882, céphalée. Periostose du tiers inférieur du tibia. Troubles de l'intelligence et de la mémoire. Idées de grandeur.
Traitement spécifique.
Deux ans après, gâtisme. Tremblement de la langue, des doigts.
Incapable de rien faire. Perdu de vue.