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temps après, des plaques muqueuses dans la bouche et à l'anus. À, comme unique traitement, pris du mercure pendant un mois. Prurigo
depuis six semaines.
Se plaint depuis un an environ de bourdonnements d'oreilles, de
vertiges, d’impulsions au suicide et de faiblesse générale.
A l’entré2. — Homme amaigri au facies hébété. — Tremblements fibrillaires des muscles de la face et de la langue. Embarras de la parole. Inégalité pupillaire. Points hystérogènes sur l'axe vertébral- Insommie.
Troubles psychiques. — Délire hypochondriaque avec tendances au suicide. Emotivité très prononcée. Il suffit de lui dire qu'il pleure
pour qu’aussitôt ses yeux se remplissent de larmes ; volonté et mémoire
diminuées.
Traitement : IK et Hg. Décembre. — Quitte l'hôpital très légèrement amélioré. Perdu de
vue.
OBSERVATION IV (Syphilis)
D... Emile, 38 ans, cordonnier. Entré le 15 février 1883. Sorti le 24 février 1888.
Antécédents. — Son grand-père maternel et sa mère étaient un peu simples d'esprit.
Dit n'avoir jamais eu d’autre maladie que la vérole en 1880. Ne suivit aucun traitement. Depuis six mois, il a parfois des idées tristes. puis devient subitement exubérant ; il a perdu la mémoire depuis quelque temps. Lorsqu'il est dans une foule, il se sent pris de vertige.
A l'entrée. — Homme bien constitué, facies inerte, hébété. Tremblement fibrillaire des muscles de la langue, pupilles contractées et paresseuses. Parole lente et embarrassée.
Troubles psychiques. — La volonté est très affaiblie. la mémoire lui fait défaut, surtout la mémoire des faits récents. Emotivité et
puérilité. Pas d'idées délirantes bien nettes.
Le Traitement (Hg et IK), amène une certaine amélioration. Le malade quitte l'hôpital et nous le perdons de vue.
OBSERVATION V (Syphilis)
N..., Jules, 32 ans, serrurier. Entré le 6 février 1888. Sorti le 25 mars 188$. Mort à Maréville, le 2? février 1890.
Antécédents. — Pas d'antécédents nerveux, pas d’alcoolisme.
À épousé une portière de maison de tolérance, ancienne prostituée, et contracté la syphilis pour laquelle: il fut soigné à la maison de secours, il ne peut dire à quelle époque. On voit encore sur le prépuce
la cicatrice de son chancre.
Depuis un mois, son caractère a changé : il est devenu irascible, original ; de plus sa femme remarquait qu’il bredouillait lorsqu'il avait causé un instant.
A l'entrée. — Trémulation des muscles de la face et de l’orbiculaire des lèvres ; tremblement fibrillaire des muscles de la langue. l’arole embarrassée et bredouillante. Inégalité pupillaire très apparente.
Tremblement fibrillaire dans les muscles des bras, tremblement des doigts. Ecriture incertaine. j
Démarche chancelante. Réflexe rotulien exagéré.
Troubles psychiques. — Perte de la mémoire des faits récents. Troubles de l'écriture. Satisfaction personnelle exagérée sans idées nettement délirantes. Rit et pleure sans motifs.
Traitement : Hg et IK.
Mars. — Le traitement est resté sans résultat. L'état mentai à notablement empiré. Le malade est dirigé sur la Maison de secours, où il reste en observation jusqu’en juin. |
Juin. — On l’évacue sur l'asile de Maréville, accompagné du certificat suivant : « N.., Jules, est atteint de paralysie générale pro- « gressive. Il présente tous les signes de cette affection qui parait « avoir chez lui une origine spécifique. » (D' Scaurrr).
Le certificat de 24 heures, établi au moment de l'entrée, porte:
« Paralysie générale procressive avec idées de satisfaction personnelle,
re
«inégalité pupillaire et embarras de la parole .... » (D' LaxGLois. 2 juillet 1888).
Le malade meurt le 2? février 1890, par suite de marasme para-
lytique.
OBSERVATION VI (pas de syphilis)
R..., Emile, 38 ans, verrier. Entré le 5 novembre 1888. Sorti le 14 novembre 1888.
Antécédents personnels. — 11 y a deux ans, a eu la fièvre continue, qui dura cinq semaines. Quatre enfants bien portants. Aurait presque subitement perdu la tête il y a quinze jours. Nie tout antécédent syphilitique. Habitudes alcoohiques invétérées, grand fumeur.
Sa femme nous dit que depuis trois ans, il est irascible, difficile à contenter, que depuis un an sa mémoire baisse et sa parole devient embarrassée. À la même époque, son patron remarquait son inhabileté et ne lui confiait plus d'ouvrages délicats.
À l'entrée. — Face bouflie, physionomie hébétée. Tremblement fibrillaire des muscles de la langue. Embarras de la parole encore peu prononcé. Pas d’inégalité pupillaire. Affaiblissement de la vue et de l’ouie. Anesthésie partielle. Diminution des réflexes.
Troubles psychiques. — Pas d'idées délirantes, mais un certain degré d’affaiblissement intellectuel. La mémoire et la volonté paraissent déjà profondément atteintes.
Traitement : Hg et IK.
14 novembre.— L'état du malade parait s'être aggravé. Les signes somatiques s’affirment de plus en plus et le diagnostic de paralysie générale au début est posé après discussion. Cependant le malade
veut sortir, sa femme l’emmène et on le perd de vue.
OBSERVATION VII (pas de renseignements.)
S... Antoine, 53 ans, mécanicien. Entré le 10 décembre 1888, sorti
le {7 décembre 1888.
Antécédents. — Le malade est incapable de donner lui-même le moindre renseignement. Cependant on apprend qu'il n'aurait pas de tare héréditaire. Il aurait eu onze enfants presque tous morts en basäge. Malade depuis 6 à 7 mois, il présente depuis cette époque de l'affaiblissement de la mémoire, de l’inhabileté professionnelle, des habitudes d'ivrognerie.
A l'entrée. — Signes somatiques de paralysie générale tels que tremblements fibrillaires des muscles de la langue, de l'embarras et de l’hésitation de la parole, de l’affaiblissement de la vue.
Troubles psychiques. — Affaissement intellectuel marqué, larmoiement et sensiblerie non motivés, préoccupations hypochondriaques, idées de richesses (parle sans cesse d’amas d’or et d'argent qu’il voit en rêve la nuit et qui doivent lui appartenir).
Traité sans résultat par Hq et IK, il sort huit jours après son entrée.
OBSERVATION VII (Syphilis)
P... Hippolyte, 35 ans, serrurier. Entré le 29 avril 1889, sorti le 20 juin 1889, mort à l'asile de Maréville, le 29 novembre 1889.
Antécédents. — A fait six ans de service en Afrique. Condamné à 1 an de prison pour vol, vie très irrégulière. A eu la vérole en Algérie et s’est soigné comme syphilitique d’une façon tout à fait rudimentaire. Pas d’hérédité.
A l'entrée. — Trémulation des muscles de la face et des lèvres, tremblements fibrillaires de la langue et mouvements en masses. Parole hésitante. Inégalité pupillaire. Tremblement des extrémités. Ecriture incertaine. Frémissements musculaires dans les membres inférieurs.
Troubles psychiques. — Mémoire et volonté affaiblies. Idées niaises de satisfaction personnelle et de richesse. Fatuité profession-
nelle. A côté de cela craintes de la mort et préoccupations hypochon-
driaques.
Aie —
Traitement Hg et IK.
18 juin. — Comme il trouble le repos des autres malades du service, qu'il a tenté de se jeter par la fenêtre, on l'envoie à la Maison de secours d’où il est dirigé sur Maréville avec le certificat dont nous extrayons le passage suivant : |
« A ces phénomènes physiques (signes somatiques énumérés) se joignent des idées délirantes, mélange d’idées de satisfaction et de préoccupations hypochondriaques. Il se dit un ouvrier habile, énumère avec satisfaction tous les instruments qu'il possède sans oublier les détails les plus futiles, du fil d’acier, du laiton, etc... Il a travaillé partout. On le chargeait des travaux les plus délicats, et cependant on lui en veut, on voudrait se débarrasser de lui; il a dû se cacher pour échapper aux gens qui le persécutent. Il ne peut plus manger, les aliments ne passent plus, on l’a bouché. » (D' Schmitt).
Le certificat de 24 heures établi à l'asile certifie que le nommé P... est atteint de paralysie générale à forme hypémaniaque./D' Langlois).
Le malade meurt, le 29 novembre 1889, dans le marasme.
OBSERVATION IX (Syphilis)
C... Marie, Vve L..., 48 ans, cuisinière. Entrée le 5 juillet 1889. Sortie le 16 juillet 1889. Morte à Maréville le 8 septembre 1890.
… Antécédents. — Syphilis contractée avec son mari en 1871, époque de son mariage. À eu cinq grossesses dont deux se sont terminées par des fausses couches, deux par la naissance d'enfants mort-nés, la troisième plus favorable se termine heureusement, mais l'enfant meurt à trois ans.
A l'entrée. — Tremblements fibrillaires des muscles de la langue et de l’orbiculaire des lèvres. Embarras prononcé de la parole lorsqu'on fait compter la malade jusqu'à 50. Inégalité pupillaire. Diplopie. Tremblement des doigts. Douleurs dans les membres inférieurs et incertitude de la marche. Menstruation suspendue depuis 8 mois, après avoir été longtemps irrégulière.
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Troubles psychiques. — Affaiblissement de la mémoire et de la volonté, Idées puériles de satisfaction, de force, de beauté et de richesses.
Traitement: Hg et IK sans résultat.
Malgré cet état la malade sort de l'hôpital pour entrer à l’asile de vieillards d’où elle est bientôt dirigée sur Maréville. Le certificat de
/ x . . RAT: .
?4 heures la déclare « atteinte de paralysie générale progressive
« caractérisée principalement par une exagération niaise du sentiment « de la personnalité : des idées de richesse, une perte complète de la « mémoire des faits récents, l’abolition de la volonté se traduisant par « de la docilité enfantine. En outre. divers troubles somatiques, etc. » (D' Paris).
La maladie suit progressivement son cours et se termine par la
mort de la malade le 8 septembre 1890.
OBSERVATION X (Syphilis)
D... Marie, 38 ans, repasseuse. Entrée le 16 juin 1890 Sortie le 18 novembre 1890. Morte à Maréville le 1° avril 1891.
Antécédents. — Fille naturelle et fille-mère, pas d’antécédents nerveux. Vie irrégulière, n’a eu d’autre maladie que la syphilis il y a douze ans. Troubles nerveux depuis un an. Emotive, présente depuis six mois de l’embarras de la parole ; pas de stigmates extérieurs de syphilis.
A l'entrée. — Facies souriant et mobile. Tremblement fibrillaire des muscles de la langue. Parole embarrassée et bredouillée. Pupilles contractées, égales, réagissant inégalement à l’accommodation, pas à la lumière. Inhabileté manuelle, impossibilité d'écrire. Raideur de la marche, parfois paralysie des sphincters.
Troubles psychiques. — Affaissement intellectuel, perte de la mémoire, lenteur des conceptions. Alternatives de tristesse et de gaieté. Satisfaction puérile.
Le traitement spécifique reste sans résultat : la malade entre à
Maréville où le docteur Paris, médecin en chef, diagnostique paralysie
Pa 2 PNR
générale avec perte de la mémoire et de la volonté, satisfaction puérile et signes somatiques divers.
Meurt d'entérite aiguë le 1° avril 1891.
OBSERVATION XI (Syphilis)
B... Antoine, 33 ans, fumiste. Entré le 10 juillet 1890. Sorti le 30 août 1890.
Anlécédents. — Mère morte apoplectique. Divorcé. A perdu trois enfants en bas-äge. N'a jamais été malade, nie toute habitude alcoolique, céphalées nocturnes. Depuis quelque temps la mémoire baisse il ne trouve plus ses mots, sa parole devient embarrassée et hésitante. Ressent des fourmillements dans les jambes et marche difficilement.
A l'entrée. — Tremblement fibrillaire des muscles de la langue. Embarras parfois prononcé de la parole. Diplopie. bourdonnements d'oreille.
Troubles vésicaux, est obligé de pousser pour uriner.
Inhabileté manuelle. Hésitation dans la marche, légère parésie des membres inférieurs.
Troubles psychiques. — Infidélité de la mémoire. Dépression mélancolique habituelle, parfois diflicile à diriger.
Traitement : Hg et IK.
Le 15 juillet, Ptosis à droite.
Sort le 30 août non amélioré.
OBSERVATION XII (Syphilis probable)
B... Pierre, 45 ans, manœuvre. Entré le 27 novembre 1890. Sorti le 6 décembre 1890.
Antécédents. — Pas d’hérédité. D'abord meunier il perdit son bien à la suite d’habitudes alcooliques et devint manœuvre. Sur trois enfants, le premier mourut en naissant « couvert de boutons » affection désignée par le médecin sous le nom de Syphilis héréditaire.
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Entré une première fois en juillet 1390 à la clinique de M. le professeur Heydenreich pour une fracture spontanée des deux os de l’avant-bras gauche. Il guérit rapidement, mais revint cinq semaines après pour une nouvelle fracture des os de l’avant-bras droit. Cette fois encore la guérison fut rapide. Les deux fois M. le professeur Heydenreich basa le diagnostic de paralysie générale sur les symptômes suivants :
Changement de caractère, perte de la mémoire, embarras de la parole et inégalité pupillaire (1).
Le malade sorti, rentre une troisième fois dans le service de M. le Professeur Spillmann. Les symptômes sont plus accusés, on constate :
A lentrée. — De l'inégalité pupillaire, un léger ptosis à droite, du tremblement des lèvres, de l'embarras de la parole.
Troubles psychiques. — Agitation et délire continuels. Rires non motivés. Idées de grandeur et de richesse.
Quitte l’hôpital sans que le traitement spécifique ait agi.
OBSERVATION XIII {Syphilis tres probable)
C... Marie, 34 ans. couturière. Entrée le 1°’ février 1892. Sortie le 12 février 1892.
Antécédents. — N'a jamais été malade avant son marirge. Mariée à 25 ans, après une vie assez irrégulière, elle fait d’abord une fausse couche, puis a deux enfants dont l’un meurt à 3 mois, l’autre à 6 mois. Depuis cinq mois elle devient irascible, perd la mémoire. La maladie a débuté par des vertiges. des céphalées nocturnes : puis sont venues les troubles de la parole, de l'écriture. Elle passe des mots dans ses phrases et des lettres dans les mots. Enfin elle est devenue inhabile aux travaux manuels qui lui étaient les plus familiers.
A l'entrée. — Facies inerte. Tremblements fibrillaires des muscles de la langue. Pupilles contractées ne réagissant pas. Hésitation et embarras de la parole. Tremblements dans les membres supérieurs.
Exagération du reflexe patellaire.
(1) Frœlich. Deux fraclures spontanées chez un paralylique général. — Revue méd. de l'Est. 1890. P. 561.
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Troubles psychiques. — Pas d'idées délirantes à proprement parler, mais incertitude de la mémoire, surtout de la mémoire des faits
récents.
Sort le 12 février dans le même état molaire le traitement spéci-
lique.
OBSERVATION XIV (Syphilis)
L.…. Charles, 36 ans, contre-maître d'usine. Entré le 28 novembre 1892. Sorti le {** décembre. Mort à Maréville le 7 décembre 1892.
Antécédents. — Père alcoolique. Sœur nerveuse. À eu ja vérole il y a 10 ans. $e soigna trois à quatre mois. se maria presque aussitôt. Sa femme fut contaminée à son tour et fit successivement deux fausses couches. Depuis, plus d’enfants. Il y a deux mois, à la suite de céphalées intenses, ie malade présenta une grande exaltation. Musicien de circonstance, il parcouraïit, en jouant, les villages des environs. A cette excitation succéda bientôt de la dépression NRÉMARRE avec craintes imaginaires, idées de persécution.
A l'entrée. — Facies coloré, inerte. Aspect huileux de la face. Abaissement de la commissure droite provenant d’une paralysie faciale datant de l'enfance.
Pupilles dilatées, égales, ne réagissant ni à l’accommodation ni à la lumière. Tremblement fibrillaire de la langue intermittent. Trémulation de l'orbiculaire des lèvres quand le malade veut causer. Les mots sortent lentement, avec hésitation. La parole est bredouillée et parfois inintelligible. Parésie des membres inférieurs. Sensibilité générale diminuée. |
Troubles psychiques. — Perte de la mémoire des faits récents {à 9 heures du matin il ne se souvient plus de ce qu'ila mangé à 7 heures; entré hier à l'hôpital, il dit y être depuis cinq jours), ignore son âge. Volonté presque annihilée, docilité enfantine à certains moments. Idées de satisfaction.
29 novembre. — Très excité toute la nuit, le malade s’est promené dans la salle, disant être le roi Dagobert. On a dû lui mettre la cami-
sole de force.
vies
30 novembre. — Convulsions épileptiformes. Le malade est abattu, inerte ; il refuse les aliments, urine par regorgement.
1°" décembre. — Transféré à la maison de secours, puis à Maréville, il meurt dans le coma quelques jours après son entrée.
OBSERVATION XV (Syphilis)
L..., Auguste, 36 ans, débardeur. Entré le 6 février 1893. Sorti le 2 mars.
Antécédents héréditaires. — Père et mère, morts à la suite d’attaques d’'apoplexie répétées. Un frère mort paralysé. Sœurs nerveuses.
Antécédents personnels. — Dysenteric dans le jeune âge, fièvre typhoide à 19 ans. Syphilis à 26 ans avec accidents secondaires (plaques muqueuses, alopécie….) Il y a deux mois, fracture bi-malléolaire de la jambe gauche à la suite d’une chute légère. Consolidation rapide. — Antécédents alcooliques (avoue d’un air satisfait qu’il buvait tous les jours un quart de litre d’eau-de-vie). Nicotinisme.
Depuis quelques mois, embarras de la parole; depuis deux mois, troubles de la vue (diplopie).
Il y a six semaines, quelques accès épileptiformes. Enfin la mémoire a baissé, et quelques idées délirantes (croyance à un héritage) ont apparu.
A l'entrée. — Homme bien constitué, tempérament sanguin. Léger abaissement de la commissure gauche. Pas de trémulation des muscles de la face, mais tremblement fibrillaire de la langue. Parole hésitante et embarrassée. Inégalité pupillaire (pupille droite plus dilatée que la gauche).
Appétit exagéré, pituite le matin, pas de dilatation de l'estomac. ventre dur et ballonné, constipation habituelle. Foie légèrement diminué de volume.
Artères dures et sinueusc+. Léger bruit de galop à la pointe du cœur. Polyurie et pollakiurie.
Léger emphysème pulmonaire.
UT je
Pas de tremblement dans les membres supérieurs ou inférieurs. Diminution notable des réflexes. Marche normale. Signe de Romberg
peu accentué. Sommeil assez bon, sans cauchemars.
Troubles psychiques. — Mémoire très diminuée, intelligence affaiblie, se fatiguant rapidement. En comptant de 1 à 50, le malade oublie des nombres, en répète d’autres plusieurs fois sans s’en rendre compte. Exagération du sentiment de la personnalité. Satisfaction professionnelle très marquée : il est solide ouvrier, grand travailleur. bon garçon, n’a pas peur de deux hommes... etc. Quelques idées de grandeur. Docilité enfantine.
Traitement : Thymolacétate de mercure et iodure de polassium.
15 février. — Aucun changement favorable. Les signes somatiques s’accentuent. Les idées de satisfaction deviennent plus nettes. 2 mars. — Le malade quitte l'hôpital pour se faire bedeau, l’aum6-
nier lui ayant promis qu'il porterait la croix à tous les enterrements.