‹ Syphilis et TraumatismesChapitre 19 sur 29 · BOIS T EN · texte numérisé non relu

BOIS T EN

Je fis prendre par jour deux cuillerées à bouthe de la solution suivante : |

M ÉIATURS MIO NOR Den Nate dre Ne Le gr.

EAU CONIN UNE AR Tee ee de dre 480 gr.

Le 8 décembre (six jours après le début du traitement) l'amélioration était déjà très considérable. Le 12 décembre la guérison est complète. |

OBSERVATION XVIII (COMDEMALE et FEDOU)

Mademoiselle C... Françoise, épileptique héréditaire. Fille

prostituée, elle a vécu pendant douze ans dans les maisons de tolérance. Elle nie toute contamination : elle n’a jamais eu de chancre induré, jamais d'éruption sur le corps, jâmais de plques muqueuses, jmais d’alopécie, jamais de céphalée, et un mot cette malade n'a jamais rien ressenti, rien observé qui puisse faire penser à la syphilis. L'examen direct ne révèle rien de syphilitique en elle.

Le 28 septembre 1886, la malade reçoit en haut de la cuisse droite un violent coup de pied. Epanchement sanguin sous-cutané de la grandeur de la paume de la maïn, qui en quelques jours se collecte «en abcès fluctuant. Ouverture et issue par deux fois, à quinze jours d'’intervalles, d'une grande cuillérée de pus lié et de bon aspect. Pansements à la poudre de quinquina, précédés de lavages à l’eau phéniquée. Pas d’amélioration, au contraire, la peau se sphacèle au centre, la plaie est. atone et s'étend en surface ; ses bords sont enflammés, déchiquetés, durs à la pression, douloureux, fusées de pus dans toutes les directions. Substitution de la poudre de Lucas au quinquina, débridements, attouchements au nitrate d'argent. La plaie garde ses allures serpigineuses, presque phagédéniques ; elle est devenue un ulcère excessivement douloureux pour la malade qui maigrit, mange peu, ne dort pas. L'emploi de l'iodoforme n'apporte aucune amélioration.

Il y avait trois mois qu'on soignait ainsi cet ulcère

* x à 4 * Er L'E M TT ES UE Re lorsqu' on RTE l'iodoforme par la pommade au ptite” é ne

«4 rouge. Le centre S'améliore mais les bords continuent à s'élar | $ 8

gir. C'est alors que M. Mairet se demande si, malgré les déné- > gations de la malade, malgré l'absence de tout autre SyYmptè ik me on n'est pas en présence d'une syphilis ignorée. I1 preserit TER la pommade au calomel. Cicatrisation de la partie médiane

divisant ainsi en deux parties inégales et irrégulières la total ni té de l'ulcère, les bords restent sinueux, durs et douloureux. AL Mairet institue alors en mème temps qu'il continue la RS pommade au calomel, un traitement spécifique interne par l'io- à Ù

dure de potassium qu'il porte rapidement jusqu'à la dose de six grammes per jour et le sublimé qui est administré journellement à la dose de 3 centigrammes, ceci jusqu'au 2 mai. Dès les premiers jours, diminution des douleurs bourgeonnement Sr de la plaie qui cesse de s'étendre, disparition de la zone in- - flammatoire. Le © mai, le cicatrisation est complète,

OBSERVATION XIX (HExrY Vax HOLSHEex) ee L.. Francdis, % ans, % septembre 1800, fracture des deux + os de l'avant bras par une balle qui la traversé dans le sens Se de la largeur. Gonflement et suppuration considérables des DES plaies. Attelles en zine, cataplasmes émollients, injection d'eau EX phéniquée. LS Le 6 octobre, extraction de plusieurs esquilles La SUPPUur&- —s | tion diminue sensiblement. La plaie antérieure prit un aspect \ à chancreux. Le blessé raconta qu'il avait eu en 1SS, une sy SN philis caractérisée qui n'avait été traitée que peu de temps et R très régulièrement. Dès lors on institua le traitement approprié : iodure de potassium 10 gr., au calomel ? cent., eau dis- sx

tillée, 180 cent., une cuilérée à bouche matin et soir, Tisanes dépuratives, régime tonique pansement de là plaie avec on : guent composé de :

GRAUNES SES. TR RTE RTE ER I gr.

oxyde rouge de mercure . te. CS à: 0e extrait lopiom' Les Snrsrsnssnnses Der

poudre de camphre nn mt ttten ÿ ar,

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Sous l'influunce de ce traitement, guérison au bout de deux mois. | CAPE

OBSERVATION XX (VERNEUIL) Marie D..., 20 ans, fleuriste, entre à la Pitié, le 2h septem- bre 1881.

Antécédents héréditaires : Père syphilitique.

Antécédents personnels : A douze ans bronchite rebelle, A quinze ans, elle accouche sans accident d'un garçon qui #uccombe cinq mois plus tard. À dix-sept ans nouvelle grossesse qui se termine par la naissance d'une fille qui meurt à dix mois d'une affection pulmonaire. Entre temps, récrudescence des symptômes pulmonaires.

‘En 1879, la jeune fille va en Algérie où elle contracte les fièvres intermittentes.

Le 28 août 1881, Marie fait une fausse couche de quatre mois

‘ et demi environ. Pas de suites, mais la région hypogastrique

restant douloureuse, on applique loco dolente un large

vésicatoire qui se met à suppurer abondamment puis se couvre

d'ulcérations et finalement se métamorphose en une plaie lar-

ge, profonde de deux millimètres en moyenne, qui n’a aucune tendance à la cicatrisation.

, La malade se décide à entrer dans mon service le 21 septernbre. Le chirurgien qui me remplaçait constate le religuat d'une pelvi-péritonite mais ne se prononce pas sur l2 nature de la plaie abdominale. Pansements antiseptiques, cautérisations au nitrate d'argent. Pas de résultats. Lorsguw’à mon retour le 24 octobre 1881 j'examine la malade je trouve une large ulcération à bords pelotonnés, saïllants,de forme ovalaire et recouverte de distance en distance de petites croûtes. La peau voi- LA

sine est d’un brun rouge. Ventre douloureux. Pofirine en taf relativement bon. La fièvre intermittente n’est pas revenue.

Malgré les dénégations de la malade qui affirme n'avoir ja.

ManNISOLLE 5

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