IIL - CURES D’ENTRETIEN
1 Telle que nous l’avons formulée, la cure de blanchiment a pourbùt de débarrasser le syphilitique des lésions contagieuses qu’il présente et de le mettre à l’abri des récidives pour un temps aussi long que possible. C’est un traitement d’attaque qui peut être institué aussi bien au début qu’à toutes les périodes de la maladie ; sous cette formej il nous paraît représenter l’activité maxima que l’on puisse retirer de l’usage combiné du mercure et de l’arsenic; Tous les malades ne pourront Jjas le supporter,‘et c’est au médecin qu’il appartiendra de le modifier dans sa durée, son intensité, ainsi que dans le mode d’administration du mercure.
Cette cure est insuffisante pour empêcher tout retour de la syphilis. Les effets doivent en être maintenus par des cures d’entretien, dont le malade doit comprendre l’importance! Il nous est impossible d’en fixer la formule, car elle dépendra de la situation sociale du patient et de la facilité avec laquelle il pourra recevoir des soins médicaux. L’on pourra recourir à des séries de traitement analogues à la cure précédente, mais réduite dans la durée et les doses; ou bien, si la surveillance n’est pas possible, l’on pourra prescrire, à intervalles réguliers, des pilules de protoiodure ; c’est le mode de traitement le plus pratique à faire suivre aux soldats qui viennent de subir une cure de blanchiment.
A titre d’indication, nous estimons que pendant la pre-
mière année, après avoir suivi une cure de blanchiment, un syphilitique doit se traiter pendant les 15 premiers jours de chaque mois; puis, tous les deux mois pendant 15 jours, toute la durée de la seconde année ; puis, pendant les 5“, ¥ et 5“ années, les cures pourront être espacées, si les signes cliniques et les réactions biologiques ne fournissent pas les indications d’un traitement plus actif.