PALUDISME PRIMAIRE
C’est aux médecins ‘ de l’armée d’Orient que nous emprunterons les notions suivantes, car il est absolument exceptionnel en France d’observer les premiers stades de l’infection paludéenne.
Le but principal, dès que le malade est infecté par l’hématozoaire, est d’empêcher, par un traitement vigoureusement conduit, la formation des gamètes. Ils n’apparaissent jamais avant lé huitième ou le dixième jour de la maladie. Leur apparition dans l’organisme présente un dopble danger. D’une part, ce sont les seules formes du pai’asite qui, absorbées par le moustique, soient susceptibles de perpétuer la race ; ce sont donc les seules sources de l’épidémie palustre : empêcher la formation dïs gamètes, c’est enrayer la propagation du paludisme. D’autre part, très ré.sistants à la quinine, ces éléments entretiennent la chronicité de la maladie, en donnant naissance à de nouvelles générations de parasites, qui, au fur et à mesure de leur éclosion, provoquent les manifestations fébriles intermittentes ; empêcher la formation des gamètes, c’est arrêter l’évolution du cycle parasitaire dans l’organisme humain. Il est donc possible de stériliser la maladie si l’on arrive à tçmps pour empêcher la formation des gamètes ; ce moment passé, ils envahissent l’organisme, se retranchent dans différents organes et ne peuvent être atteints que par des traitements systématiquement répétés, comme nous le verrons plus loin-.
Telles sont les raisons de la précocité du traitement à cette phase initiale du paludisme; de plus il doit être
l. Adra.mi. Le paludisme primaire en Macédoine et son traitement. Presse mèdieale, n” 17, 22 mars 1917. — AnjiANn Delile, Paisse.au, Adeami, Le.maire. Le paludisme macédonien. — Collection horizon, 1917.
PAJMDISME PRIMAIRE. - Si
• t -f floses faibles de quinine sont insuffisantes
'» dévelppement des tornees de
'tÏÏp“ie„ce , montré à H. Abrami qu'il élail eaL tüeb.dre’l, dose de 5 grammes de qu.nme par jour. Voici comment il a procède.
1» Mode d’administration de la ^
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quinine s gtique de cette dernière expose a des
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f dUs re chapitre Elles réduisent au minimum la causti- “"é dulrorn?: et permettent une absorption très rap.de.
Ces solutions étendues, isotoniques, sont injectées à la région postérieure du thorax et dans les parois latérales des flancs et de l’abdomen. L’injection doit être faite dans le tissu cellulaire sous-cutané, la pénétration de liquide dans le derme étant susceptible de provoquer de la nécrose. L’aiguille, longue de 5 centimètres au moins, sera enfoncée seule d’abord ; ce n’est qu’après s’être assuré de sa mobilité parfaite dans le tissu cellulaire que la seringue est adaptée et que l’injection est poussée lentement. M. Abrami préfère ces injections à toutes les autres méthodes et les considère comme à peu près exemptes de complications.
2“ Moment de l’administration de la quinine. — Les 5 grarnmes de quinine seront administrés en deux fois : 1 gr. 50 malin et soir, si l’on fait usage d’injections ; en trois fois, si l’on emploie la voie buccale (1 gr. le malin,
1 gr. à midi et 1 gr. le soir). Il n’est pas possible de tenir compte de la loi de l’heure qui consiste à donner la quinine ' 6 à 8 heures avant le début dq l’accès. « Elle n’esl'applicable qu’à des cas exceptionnels, car par suite de la multiplicité habituelle des piqûres infectantes, les paludéens sont porteurs de plusieurs générations dq plasmodes, qui évoluent simultanément dans l’économie, chacune suivant son cycle déterminé. Il en résulte, et c’est ce que démontre effectivement l’examen bématologique, qu’il existe, à un moment donné, dans les organes et le sang, des parasites d’âges très différents; La loi de l’heure, applicable aux cas où n’évoluent qu’une et au maximum deux générations alternantes de parasites, ne peut donc et ne doit pas être observée dans le paludisme macédonien. Enfin il n’est pas possible de tenir compte d’une loi de l’heure dans une maladie dont les attaques fébriles sont caractérisées par une hyperthermie continue ou subcontinue, sans périodicité aucune dans l’évolution des paroxysmes. » (Abrami, /oc. cit.) ’
3” Résultats. — M. Abrami a eu l’occasion d’appliquer ce traitement (5 grammes de quinine par jour pendant
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imite la durée de la période fébrile) à 72 soldats attemts