‹ Syphilis, paludisme, amibiaseChapitre 20 sur 54 · température à la normale. En même · texte numérisé non relu

température à la normale. En même

cette légende qui,commençait a se créer sur

de ce médicament chez lea paludéens éTacués d Oi e .

La poudre de quinquina peut rendre de vices, et même suppléer la quinine si elle est donnée a doses suffisantes : 9' grammes par jour Tout récemment M. Baufle* a étudie ce vieux mode de traitement en'a montré certains avantages nous les avons aurioul con.lalés chez les ou

depuis .longtemps et présentant .encore de 1 aném.e ou

des complications viscérales. j ^ o-rands ser-

Comme adjuvant, Yarsemc peut rendre de grands ser vices mais il n’a pas, même sous la forme de novarsénobenzol, d’action spécifique.. Il réveille et stimule lions organiques, mais à lui seul il n agit quinine Lu les parasités. Par son action °

U doit être employé dans le traitement du paludisme , y a donc tout intérêt à associer ces deux “«dmaments. .

A plusieurs reprises j’ai essaye 1 action du bleu de méthylène préconisé par M. Boinet. Soit sous forme de cachets, soit sous forme d’injections, ce colorant na pas d’action spécifique; comme bien d’autres médicaments, ne peut être qu’un adjuvant du traitement qumique.

Ai essayé de même, sans résultats appréciables, 1 action de l’émétique.

n. - CHOIX DE DA MÉTHODE DE QUIMSATION

Les avis sonl partagés sur cette quesUou et représentés

nar divers courants d opinion.

10 Les uns, s'appuyant sur l'étude du mng, ne donnent . la auinine que si l’examen microscopique du sang esi nosUif Pour être rigoureusement appliquée, cette méthode exigerait des examens presque quotidiens, ce qui

1. Baufle. Le quinquina dans le traitement du paludisme. Paris ■médical, n» 20. avril 1918.

PALUDISMB.

ne paraît pas possible en raison du grand nombre de paludéens actuellement en traitement en France. De plus cette recherche n’a de valeur que si elle est positive et même avec lés méthodes d’enrichissement comme le procédé de la goutte épaisse, dont l’interprétation est très délicate en présence de petits schizontes, les parasites peuvent échapper. De plus, enfin, un résultat négatif ne permet pas d’affirmer que le paludéen’est à l’ahri d’un . accès, car ce dernier peut apparaître chez un malade dont l’examen du sang a été négatif la veille ou les jours précédents. Aussi, bien que très séduisante en théorie, cette méthode ne nous paraît pas pratique dans les circonstances actuelles.

2“ D’autres, escomptant la régularité de la succession des accès, ne donnent la quinine que quelque temps avant la date présumée de leur apparition. Mais les partisans de cette méthode l’oiTt abandonnée, car dans le paludisme d’Orient les accès sont très irréguliers. Les malades entretiennent le plus souvent plusieurs générations de parasites, Ce qui perturbe la régularité du cycle fébrile.

0“ D’autres attendent les manifestations fébriles du paludisme pour traiter le malade et ne donnent pas de quinine pendant la période intercalaire apyrétique. Or, c’est laisser tou te liberté au parasite puisque l’on n’esconfipte que ses manifestations pour traiter le maladé. C’est eîi outre une grosse erreur tactique puisque l’on abandonne à l’adversaire le terrain de parti pris, et qu’on lui laisse la liberté de reprendre le combat à sa guise. Pourquoi donc ne pas le poursuivre puisque nous avons la certitude qu’il fera de nouvelles attaques et que d’autre part nous possédons le moyen certain de les éviter sans aucun danger pour le malade? Attendrons-nous chez un syphilitique l’apparition d’accidents pour le traiter? Certes non! ce serait accepter d’avance notre impuissance thérapeutique, puisque le but poursuivi est précisément d’empêcher l’apparition de ces accidents et de ne laisser au parasite aucune liberté d’action.

C’est d’ailleurs une notion thérapeutique commune à

méthode de QUiyiSATlOÉ.

ce, U-ois «irecLons : le !u p'^'êcr '

surprendre par ‘ ^i-.^memenl acLifs; il

eun'; d’elles „t ^ urira.le.ne^

devrait les prévoir et les éMiei pa

r. n rdnl recours à une saturation quinique 40 D’autres enfin ont recours a ^^éthode, le ma-

sps,é,n«S,««.»l P™ apjréliriues ; c'esl

lade est quinmise penda P .

celle du P- Laveran et dans la

précédemmen^tcite 11 a ccr^ contenter de couper la . ma.part, qu il ne f P traitements successifs,

fièvre, et quon devait, ^ ^ cesse brus-

s’efforcer de prévenir les r „riinine les parasites, quement repullulent

arrêtes un instant dans lei uu invoquer en

bienlôl cl tout est à «■=»”“'“,ÏÏes .Elé»; déjà a» faveur de mon opinion o • t compris Futilité xvm siècle, Lynd et Sydenham avaien^comp des traitements successi p Bretonneau et Trous-

r,erres P “ E,ï,rde fonlL.r l'emplei de

seau ont insiste sui la necess fièvre a été cou¬

la quinine chez les paludéens apies que la ,pée%e manière à ^

•évite toutes les erreurs d critique,

donne la certitude que non ^^^Bement, le parasite

mais pendant toute la uui

. subira Finfluence ^m non pécialisé dans le

ble de donner ainsi "Icise, ce qui est impaludisme, une ligne e c^^ q’entre eux se trou-

portant en ce mom^n , présence de cette affection,

vent pour la première malade peut parfois recevoir des L’on objectera que le malade P®. P doses de quinine supérieures a ceües T res; nous répondrons p^,.

plus ou en ^oms est^p ^^1^^

l'e’sonïmoins nocives que des accès qui auraient pu être évités.

• paludisme.

De ces méthodes la dernière nous paraît la plus sûre et la plus pratique. Nous en avons adopté le prindpe;

m. TRAITEMENT MIXTE ARSENICO-QUINIQUE DU PALUDISME SECONDAIRE

réglementaire est le chlorhymoin^î thérapeutique doit atteindre au

moins deux grammes par 24 heures, et même plus dans es cas graves. Tous les auteurs sont d’accord sur ce chif-

le. Nos constatations confirment .cette opinion et nombreuses sont nos observations de malades qui, malgré des doses de! gramme et môme 1 gr. 50, présentèrSit des accès pendant des mois, alors que des doses plus élevées les f ient ce.sser aussitôt. De môme, bien que l’on ait dit que la quinine n avait aiicune action sur les croissants, il est très souvent possible de les faire disparaître par fingeslion continue de doses élevées. ^

Mais le point le plus important dans le traitement est de s assurer que le médicament est réellement absorbé Môme encore maintenant, môme dans des hôpitaux spéciaux des malades présentent -encore des accès parce qu’ils se

U par une surveillance

continuelle de tout son personnel, et des malades, par une méfiance soutenue, que le médecin constatera les succes qu il doit obtenir à coup sûr. Pour éviter toute fraude, il doit assister aux distributions du médicament et vérifiei sa presence dans les urines au moyen du réactif de Tanret presque chaque jour,

11 est évident que s’il était possible d’injecter la quinine sans inconvénients sous la peau et dans les veines, toute méfiance serait mutile, mais malheureusement pour un traitement prolongé ces voies d’administration ne sont pas pratiques. De plus, injectée sous la peau ou dans les veines, la quinine n’est pas plus active qu’ingérée par la voie buccale, et n importe comment ce chiffre de 2 erammes doit être toujours atteint. Or, pnv voie vemeuse, l’on

TRAITEMENT ARSENICO-QUINIQUE. , El

ne peut pas injecter plu^ de 0 gr. 80 en une seule fois; il faudrait donc faire trois injéctions mtra-vemeusespar jour, ce qui n est possible que pour des cas exceptionnels comiue les ' accès pernicieux ou les" cas rares d intolérance gastrique absolue. Par la voie sous-cutanée les accidents locaux sont à craindre, même par l’emploi de solutions ailuéesou isotoniques ; des complications graves (escarres, paralysies sciatiques) se produisent partois a très longue échéance, et ces accidents mit été trop souvent constatés chez des malades évacués d’Orient. Les injections peuvent être très utiles dans certaines circonstances mais doivent être pratiquées par le médecin luimême. Ces raisons les rendent exceptionnelles et peu

pratiques dans une thérapeutique courante.

Par la voie buccale la quinine peut être ingéree sous forme de comprimés, de cachets ou de solution. Dans le traitement hospitalier, tout le monde s’accorde pour reconnaître que la solution représente le nmilleur mode d administration : elle supprime toute fraude et toute tentation de dérober la quinine qui n’est pas absorbée, ce quil est facile de faire si elle est donnée en cachets ou en coinprimés Elle sera distribuée par rations à chacun des deux principaux repas : 30 centimètres cubes d’une solution a 55 grammes par litre d’eau représentant 1 gramme de quinine. Ainsi mélangée aux aliments elle est bien tolérée,

l’intolérance' gastrique est bien plus souvent le fah de la

mauvaise volonté du malade .que de troubles digestifs

""^DlJlimonades acides facilitent beaucoup la tolérance' et l’absorption du chlorhydrate de quinine. ^

Tout récemment j'’ai fait enrober à l’Institut Pasteur, et nar M Billon, des comprimés de quinine dans du gluten : ils ne s’ouvrent que dans l’intestin et j’ai constate que, sous cette forme, la quinine était parfaitement supportée par les estomacs les plus intolérants.

1 P Ray-^ct. La suppression des troubles gastriques déterminés

par la quinine au cours du traitement du paludisme. Presse médicale, n»16,18 m'ars 1918. ' ,

48 PALUpiSME.

2“ L’arsenic. — Après avoir essayé pendant assez longtemps les arsenicaux sous leur forme la plus active (novar- •sénobenzol, atoxyl, etc...), nous avons constaté que leur action n’était aucunement spécifique dans le paludisme. Leurs èffets eutrophiques peuvent être obtenus par des préparations simples et peu dispendieuses, comme le cacodylate de soude et mieux encore l’arrhénal. Il est nécessaire de les employer à haute dose : 20 à 40 centigrammes par jour et même plus; aucun danger n’est à craindre, car certains auteurs américains ont pu injecter dans les veines ces sels aux doses de 4 à 5 grammes en une seule fois tous les 5 jours. Mon élève Maréchal a obtenu d’excellents résultats chez des paludéens anémiés par des injections intraveineuses de cacodylate dépassant un gramme par jour. Les -solutions d’arrhénal sont moins stables que celles de cacodylate et parfois douloureuses ; il y a avantage à les stériliser par tyndalisation. Quelquefois un verre de mauvaise qualité* décompose l’arrhénal qui provoque ainsi des abcès.

5“ L’association thérapeutique de ces médicaments. — Afin que le malade soit constamment sousl’inlluence de la quinine nous la donnons pendant deux jours, consécutifs à la dose-de 2 grammes par 24 heures ; le médicament s’éliminant pendant les deux jours suivants, nous injectons pendant ce temps l’arsenic, puis nous reprenons la quinine pendant deux jours, puis deux jours d’arsenic et ainsi desuite. Ces alternances ont l’avantage derompre constamment l’accoutumance qui pourrait se faire afim de ces médicaments par l’emploi de l’autre, bien que nous n’ayons jamais observé de fait pouvant faire penser à la possibilité de la quinino-résistance. Elles évitent toute accumulation médicamenteuse; nous n’avons jamais constaté d’accident toxique, à part les bourdonnements d’oreille et la sensation d’ivresse. Aucun de nos Inalades, et j’insiste sur ce point, ne s’est plaint de troubles de la vue ou de l’audition. Enfin l’estomac, qui pourrait être fatigué par la quinine, se trouve ainsi au repos pendant la moitié du temps.

Page 1