‹ Syphilis, paludisme, amibiaseChapitre 24 sur 54 · Adrénaline · texte numérisé non relu

Adrénaline

Faire usage de la solution classique au millième, soit par voie buccale, soit en injections sous-cutanées ; 1 à 4 milligrammes par 24 heures par doses fractioiinées.s

^ 5“ Formule de limonade facilitant la tolérance et' l’assimilation du chlorhydrate de quinine administré par voie buccale (Monier.).

Acide chlorhydrique.

Sirop d’essence de citron . .

Eau.

un Verre après la prise de la quinine

6“ Recherche de la quinine dans les urines.

a) Faire uriner le malade devant le médecin au moment de l’examen.

h) Verser 2 centimètres cubes d’urine dans un tube à essai et ajouter quelques gouttes de réactif de Tanret. c) Si l’urine contient de la quinine, elle prend immédia-

RENSEIGSKMENTS PIuriQUEt,. f>'

tement une teinle opalescenle, d’uulaiit plus iuLense que la quinine y est en plus grande quantité.

Les alcaloïdes et l’albumine donnent la même réac-

tion. \ 1

cl) Pour différencier l’albumine, il suffit d ajouter ques gouttes d’alcool : le précipité se dissout s’il s’agit de quinine ou d’un alcaloïde. Il persiste s’il s’agit d’albumine.

,e) Cette réaction extrêmement sensible apparaît environ deux heures après la prise de la quinine et persiste au moins 24 heures, même pour de faibles quantités, et jusqu’à 48 heures pour des doses de I gr. 50 à 2 grammes.

AMIBIASE

AMIBIASE

Depuis la guerre, le dysenterie amibienne s’est répandue et s’est développée sur notre territoire. Les premières constatations furent pour beaucoup une surprise car avant 1913,sa contagion en France était considérée comm un fait exceptionnel. En effet, de 1904, date a laquelle M Dopter publia la première observation de dysenterie autochtone, à Mars 1914, le nombre de cas P'^bhes ® é à 14 • ces chiffres sont ceux de MM. Landouzy et Debré dans une 'communication faite à cette date à l’Académie de médecine. Déjà, ils en prévoyaient le danger et la guerre

devait malheureusement jpstifier ces

En effet dès Août 191o, dans des rapports au Directeur du Service de Santé, je signalais l’existence de nombreux cas de contagion dans la région du Nord, et j insistais sur son extension probable, car en certains points, la maladie revêtait un caractère épidémique. Non seulement nous la retrouvions dans des régiments coloniaux ou d origine africaine, ce qui n’était pas surprenant mais aussi chez des territoriaux n’ayant jamais quitte la France, ce qui était beaucoup plus grave. Les malades étaient lelative ment nombreux, la contagion nette : il s agissait d une

véritable petite épidémie*.

' Ces faits, aussi nouveaux qu inattendus, furent d abor accueillis par quelques-uns avec hésitation, mais eurent au

1 lUvAüT et Kuolüxitsky. Épidémie de dysentene amibienne avec nrêsence dans quelques cas du bacille dysentérique Rote mutffait secondaire de ce bacille. Traitement de la dysênterie ■ amibienne par le novarsénobenzol. Société medicale des hôpitaux, 15 octobre 1915.

■ amibiase.

moins l’avanlage d’orienter les recherches dans la honne

diieclion : peu après, en différents points du front de sem' ables constatations étaient faites. Depuis lors de mul

Quelquefois la nature de l’afferlion n,, H»

d’aborder cette queltion Jf”^.™P°r^ance, mais avant

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AMIBIASE.

toujours songer lorsqu’il est en présence d un amibien qui lui demande ses soins; il s’agit d’abord de traiter les accidents présents, mais, surtout ensuite, de détruire le plus rapidement possible les germes d’une inaladie qu i ne cesse de semer autour de lui sous forme de kystes. 1 ne faut donc pas croire, ainsi qu’on le fait trop souvent, qu’une fois la crise dysentérique terminée le malade est guéri; l’œuvre thérapeutique doit être beaucoup plus éterfdue et maintenue après la disparition delà crise, alors même que le malade ne paraît présenter aucun symptoine de sa maladie. Nombreux sont les amibiens chez lesquels deux crises dysentériques ont été séparées par de longues années de santé parfaite, ou d’autres chez lesquels sont tout à coup survenues des complications dues à l’amibiasê sans que l’on puisse, dans les antécédents, relever des troubles intestinaux caractéristiques. Comme dans la syphilis ou le paludisme, il ne faut pas confondre les périodes silencieuses de la maladie avec sa guérison, et cette notion capitale ne doit pas être perdue' de vue dans l’étude des indications thérapeutiques de l’amibiase. Comme dans les affections précédentes,, le médecin ne doit pas seulement s’efforcer de faire disparaître les symptômes cliniques de la maladie, mais il doit obtenir la disparition des parasites, qviter les rechutes et les complications. Ces résultats pourront être obtenus par un traitement aussi actil que possible dès la constatation des premiers symptômes : c’est le but de la cure d’attaque ou de blanchiment; puisensuite des cures d’entretien systématiquement répétées sont- nécessaires pour obtenir la guérison ou tout au moins le silence déhnitif du parasite. Dans ce but, comme nous le verrons, la voie par laquelle sont introduils les médicaments a une grande importance : alors que dans les formes aiguës les traitements par injections se montrent les'plus efficaces, il faut au contraire recourir à la voie buccale dans certaines formes chroniques, et surtout chez les porteurs de kystes.

AMIBIASE.

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