‹ Syphilis, paludisme, amibiaseChapitre 31 sur 54 · IV. — QUELQUES MÉDICATIONS ADJUVANTES · texte numérisé non relu

IV. — QUELQUES MÉDICATIONS ADJUVANTES

Le Irailement local au moyen de lavements peut être très utile, et les formules ne manquent pas ; malheureusement, les résultats ne sont que passagers. En général, ils sont très mal supportés, et les malades, malgré Fopium, les rejettent rapidement. Les lavements gazeux, sur lesquels M. Carnot vient récemment de rappeler l’attention, soit au moyen d’ozone, soit au moyen d’acide sulfureux ou de chloroforme, comme nous l’essayons en ^ce moment, peuvent parfois donner des i^'sultats très appréciables Dans une maladie aussi nettement limitée et dont le siège est-si facilement accessible, le traitement local ne doit pas être négligé.

Au cours de l’amibiase, les infections secondaires sont fréquentes, car la dysenterie amibienne n’est que très rarement pure, et à l’amibe s’ajoutent d’autres parasites. De tous les plus fréquents sont les spirilles, les lambbas, les trichomonas et divèrs autres flagellés ; d’autres fois, ce sont des vers intestinaux. Aucun fait ne prouve d’une laçon absolue leur rôle pathogène, mais il est préférable de les faire disparaître. Les uns, comme Içs spirilles, 'certains flagellés seropt détruits par lés sels arsenicaux; d’autres, comme les lamblias sont extrêmement résistants et survivent le plus souvent aux amibes.

Dans d’autres circonstances, il s’agit de dysenterie bacillaire surajoutée à la dysenterie amibienne. L’une risque de masquer l’autre, et nous avons déjà désigné 'ces formes relativement fréquentes sous le terme de « dysenteries camouflées L’évolution clinique, les examens bactériologiqpes des selles et le séro-diagnostic bien interprété^ mettront sur la voie de ce diagnostic com-

t P Ravatjt et Kbolunitsky, Les états dysentériformes et les dysenteries au cours de la guerre [Revm de patholoo<e de guerre, n« -2. Vigot édit.. Novembre 1910). . . . j

9 P. Ravaut, a propos du séro-diagnostic de la dysenterie bacillaire (Soc. inéd. des Iwpitauæ, 24 nov. 1916).

l)lc\e..Si, par LouLos ces recherches, il était prouvé que les bacilles dysentériques ont, un rôle pathogène, il faudrait d abord traiter la poussée éphémère de dysenterie bacillaire par le sérum antidysentérique et s’occuper ensuite des amibes. Dans des cas incertains, quelques injections ' de sérum pourraient servir de traitement d’épreuve.

Enfin, il est un syn.Irome assez fréquent au cours de la dysenterie amibienne î, ainsi que nous l’avons déjà signalé : c est 1 insulfisance surrénale. Nous ne l’pVons constaté qu’une fois à l’état aigu, mais elle n’est pas rare sous sa forme chronique. ^Souvent, les convalescents de dysenterie présentent de l’asthénie, de l’hypertension, des douleurs lombaires, la raie blanche surrénale de Sergent ; l’adrénaline agit parfois très favorablement.

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