DANGERS DU MERCURE
Eu province et à l’étranger, les substances mercurielles forment encore la base de tous les traitements antisyphilitiques; et si à Paris on a essayé l’iodure de potassium et d’autres méthodes, elles sont aussi dangereuses et peuvent avoir des conséquences encore plus graves. En effet, la mode, dont le royaume n'a pas de limites, a fait adopter des théories qui servent merveilleusement les passions de la jeunesse, mais dont les elfels désastreux se révélent chaque jour. On a voulu faire en théorie deux classes distinctes de maladies, et l’on a dit :
Les écoulements ne sont pas syphilitiques; traitonsles par le copahu ou les injections, et tout sera fini. Quant aux ulcères, il faut aussi les guérir au plus vite, il faut les répercuter, les faire disparaître par la pierre infernale, car c’est une affection locale. Le virus est une vieille chimère, et il ne faut plus s’en effrayer.
Ces théories contentent sans doute la jeunesse inexpérimentée, mais lui préparent des regrets éternels. Qu’on interroge tous les malades d’un certain âge atteints de maladies constitutionnelles et invétérées, et tous viendront témoigner contre ces théories nouvelles, et diront que les mauvais traitements de leur jeunesse sont la cause de leurs souffrances et de leurs tourments. En résumé, ce qu’il importe de savoir, c'est qu’il y a identité de nature entre les symptômes; et comme notre croyance ne suflit pas, nous allons nous appuyer sur les autorités les plus irrécusables.
On a longtemps regardé comme une alfeclion de la même nature les divers états morbides qui constituent