‹ Syphilis. Poème en trois chantsChapitre 23 sur 34 · DE L’IODE, ETC · texte numérisé non relu

DE L’IODE, ETC

la syphilis proprement dite. Parmi le grand nombre d’auteurs qui admettent la même propriété d’infection dans les divers accidents produits par cette maladie, Bell et Bosquillon, son traducteur, méritent particulièrement d’être cités. Je crois aussi important de rapporter quelques passages du Compendium sur le même sujet.

II u fêla nd croit à l’identité, parce que le même virus produit tous les symptômes. Swédiaur a prétendu, à l’exemple de Hunier, que, bien qu’il ne soit pas trèsfréquent de voir des écoulements produire la syphilis, il n’est cependant pas rare, surtout dans les grandes villes, de les voir suivis des symptômes de cette maladie. M. Lagneau conclut des faits nombreux qu’il a rassemblés depuis trente ans : « que le virus blennor- « rhagique peut, étant appliqué sur une surface mute queuse saine, produire des pustules humides, ou « tout autre signe primitif d’infection, et que, par « contre, la suppuration provenant de ces derniers ac^ « cidenls, qu’ils soient primitifs ou consécutifs, est ca- « pable de produire des écoulements. » ( Dictionnaire de Médecine.) Glossius et Walhely sont du même avis.

Tous les malades atteints d’écoulements sont ordinairement très-pressés pour que le médecin les fasse cesser au plus vite; ce désir est naturel , mais le médecin sage doit les avertir du danger qui existe à les supprimer brusquement, et les soumettre à un traitement dépuratif pour les préserver de tout accident consécutif; et de tous les remèdes, le plus puissant,

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