‹ Syphilis. Poème en trois chantsChapitre 26 sur 34 · DANGERS DU MERCURE, ETC · texte numérisé non relu

DANGERS DU MERCURE, ETC

a presque toujours pour dénoûment l’apparition des symptômes généraux de la syphilis constitutionnelle : celle-ci se révèle encore dans ce cas par des taches cuivrées (syphilides) , des douleurs dans les membres, etc.

On comprendra maintenant que, quel que soit le mode d’introduction dans l’économie des substances minérales, leurs effets restent les mômes.

Dans les traitements par les injections, on peut sans doute faire disparaître, souvent assez promptement, quelques symptômes vénériens; mais il n’y a, en réalité, qu’une véritable répercussion du virus syphilitique, et rien n’est neutralisé. La maladie est seulement palliée, masquée, en un mot blanchie, pour employer l’expression vulgaire, d’ailleurs très-pittoresque. On doit donc s’attendre, tôt ou tard, à voir naître des symptômes consécutifs, et c’est à partir de cette époque que commence la syphilis chronique ou constitutionnelle, avec ses formes variées et parfois si bizarres. Nous ne passerons pas sous silence, au sujet des injections, que les gastrites, les gastralgies (affections nerveuses de l’estomac), les rétrécissements de l’urètre, les cystites, sont les terminaisons ordinaires de ce genre de traitement.

La cautérisation par la pierre infernale, l’alun ou tout autre caustique, agit toujours en vertu de l'action répercussive, ce que démontrent certains symptômes redoutables, tels que les engorgements du testicule, des glandes de l’aine, des aisselles, et les diverses affections de la gorge.

CHOIX D’OBSERVATIONS

Choix d’observations de cures extraordinaires opérées par le Rob antisyphilltique >.

Pour mettre un certain ordre dans l'exposé de ces observations intéressantes, je commence par rapporter celles qui m’ont été communiquées par les médecins et les chirurgiens de la capitale et des départements; je donne ensuite quelqties-unes de celles qui m’ont paru les plus curieuses dans ma pratique. Plusieurs de ces dernières guérisons ont été opérées publiquement dans les hospices, ou sous les yeux des hommes les plus distingués par leurs connaissances et leur rahg.

Je prie MM. les médecins et chirurgiens, dont le peu d’espace qui me reste à remplir pour terminer celle brochure m’oblige à circonscrire leurs procès-verbaux et leurs observations, de ne poiut me savoir mauvais gré de mes simples analyses.

Observation de MM. Duvet, Aufroy et Lebreton , chirurgiens.

Une simple gonorrhéeet un chancre, traités plusieurs fois infructueusement par toutes les méthodes mercurielles connues, avaient tellement vicié la masse du sang d’un malade, qu’à la longue, malgré trois traitements, il lui était venu au visage sept ulcères de la plus mauvaise nature; qu’il avait sur son corps plu-

(1) Extrait du 'Imité des maladies vénériennes, par Boy veau- Latfectiur.

CHOIX D’OBSlilt VATlUXS.

sieurs dépôts pleins de pus, de la grosseur d’une noisette, et que la violence du virus avait carié la majeure partie des os du nez, de la face, et emporlé la voûte palatine. Ces symptômes effrayants lirent juger la maladie incurable. Elle a été guérie par le Uob en cinquante-six jours.

Observation de M. Rossignol , docteur en médecine , à Grasse, département du Var.

Un malade, manqué deux fois par le mercure, avait pour principaux symptômes consécutifs un abcès fisluleux à la voûte du palais, qu’il fallait ouvrir de temps en temps avec le bistouri, un ulcère au fond du gosier, des pustules sur toute la surface du corps, un sarcocèle et une exostose à la malléole interne droite. En moins de deux mois de traitement par le Rob, tous ces accidents disparurent, et le sujet jouit d’une santé parfaite.

Observations de M. Gènnuville, ancien chirurgien de première classe des hôpitaux militaires.

Première. — Madame Mel**‘, du département de la Meurthe, affectée de douleurs lancinantes au bras gauche, au côté droit et dans d’autres parties du corps, avait été opérée, à Nancy, d’une tumeur à la partie supérieure du front, par M. Valentin, chirurgien; il fit disparaître en même temps une carie qui s’y était formée. Arrivée à Paris, plus tourmentée et plus malade

CHOIX D'OBSERVATIONS

que jamais, elle fut présentée à M. Génou ville. Il lui reconnut uneexostose à la partie inférieure de l’humérus gauche, et une fracture à la septième côte vertébrosternale; il fil disparaître en cinq semaines le dernier accident avec un emplâtre de Vigo et un bandage de nature à contenir la fracture.

L’exostose et les douleurs qui l’accompagnaient furent rebelles; on essaya, d’après les anciennes méthodes, de faire prendre à la malade des pilules dans lesquelles il entrait du mercure doux ; ce traitement ne servit qu’à faire paraître une nouvelle exostose à la partie supérieure du sternum, et surtout une tumeur sur le sourcil gauche, qui, accrue en peu de temps jusqu’à la grosseur d’un œuf, comprima le globe de l’œil et menaça de détruire l’organe. Alors M. Génouville se détermina à faire usage du Rob antisyphilitique. L’effet surpassa ses espérances : eu quinze jours, le sommeil fut parfaitement rétabli. Six bouteilles du Rob réduisirent à la grosseur d'une noisette la tumeur qu’il s’était proposé d’extirper, parce qu’elle semblait résisterai! nouveau traitement. La malade en prit trois autres; alors les deux exostoses, la tumeur de l’œil, ainsi que les douleurs ostéocopes, disparurent.

Deuxième. — M. Génouville étant professeur d’anatomie et .le chirurgie à Grenoble, on lui présenta une malade de Pierre-Latte, affectée de deux ulcères rongeurs au visage, dont l’un avait dévoré la joue, carié l’os de la pommette, et l’autre l’arcade sourcilière du coronal. Les traitements mercuriels auxquels on I avait assujettie depuis deux ans n’avaient fait qu’ir-

no

CHOIX D' OBSERVATIONS

ritèr ses maux : il lui fit prendre huit bouteilles du Rob antisyphilitique ; elles rétablirent le sommeil et délergèrent les ulcères : quatre autres achevèrent la guérison, qui fut si complète et si solide, qu’au bout de dix ans, ayant revu la malade, elle parut avoir recouvré toute son ancienne vigueur. Il est à obseiver que son mari et ses enfants n’ont jamais été malades.

Troisième. — Madame ***, demeurant à Paris, rue Guénégaud, avait deux ulcères vénériens, dont l’un avait produit une carie nu grand angle de l’œil, l’autre avait rongé la voûte palatine, et détrui L une grande partie du voile du palais. Consulté par cette infortunée, M. Génouviile lui fit prendre le Rob antisyphilitique, dont sept bouteilles opérèrent la guérison ; il ne lui reste d’autre incommodité qu’un nasillonnement et une déglutition difficile.

Quatrième. — Madame **', résidant à Paris, avait à la tête plusieurs ulcères avec carie à la partie supérieure du coronal, qu’accompagnaient des douleurs ostéocopes et une insomnie continuelle; des remèdes analogues à sa maladie lui furent administrés, qui ne firent que la pallier; deux ans s’écoulèrent: voyant son état empirer, M. Génouviile lui fit prendre, .de concert avec M. Boyveau, huit bouteilles de Rob, qui opérèrent une guérison complète.

Observation de AI. Conlon, médecin et inspecteur des hôpitaux de la marine.

Chez un malade âgé de soixante-quinze ans, le virus

CHOIX D’OBSERVATIONS

tôt

s’était porté à la tête, dans les sinus frontaux et sur les os du nez; l'épuisement de tous les principes vitaux, suite de remèdes inefficaces, quoique administrés par des hommes sages, ne lui faisait voir en perspective qu’une mort prochaine ôt douloureuse, lorsqu'en trois mois M. Coulon le traita par le Uob, et le guérit sans retour.

Observation d'un malade de Lisieux , envoyée à M. Boyveau, le 24 vendémiaire an f^III ( octobre 1800).

M. S... était affligé depuis vingt-cinq ans d’un écoulement d'humeur puriforme, ayant son siège dans l'oreille gauche, dont le principe n’avait pu être détruit par la liqueur Van-Swielen. Lors d’une chute faite il y a trois ans, le virus morbifique lit de nouveaux progrès, le nez se couvrit de boutons purulents, la voûte palatine se perça, et la surdité devint complète.

lin médecin célèbre de sa ville lui conseilla l’application extérieure du sublimé corrosif; alors le nez se fendit. Il vint à Paris, il y a dix-huit mois; il consulta MM. Sabatier, Pclletan, Portai et Deschamps, qui tous lui dirent franchement que sa maladie était mortelle. 11 s’adressa ensuite au médecin Jouenne, qui m’appela en consultation : je rassurai le malade; je le pris chez moi, et le guéris en cinq mois, sous les yeux de MM. Jouenne, Chamseru, Daigan, Andry, Dazille, médecins, et de beaucoup d’autres praticiens qui l’ont tous vu avant son traitement, pendant son cours, après

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CHOIX I)' (JUS t 11 V A T ION S.

sa guérison, et ont apposé à celte observation leur signature.

Observation des médecins et chirurgiens Geoffroy , Desperrières, Andry, lui ni et et Lehrelon.

Un soldat suisse de la compagnie de Diesbach fut attaqué, seulement dans le principe de la maladie, d’un chancre et d’un phimosis aux parties génitales; on lui lit subir, à l’hôpital du Gros-Caillou, trois traitements mercuriels, dont deux par les dragées de Keyser, et l’autre par les frictions. Ces traitements durèrent neuf mois, et ne servirent qu’à amener le déplacement du virus. Il survint au malade un ulcère chancreux à la base de la luette, qui lit tant de ravages au palais, que la déglutition semblait impossible, et la prononciation d’une difficulté inexprimable : on le renvoya de l’hôpital comme incurable; le Rob le guérit parfaitement en trente jours.

Observations du docteur Leroy , ancien médecin de Monsieur.

Première. — Un malade, traité par le mercure pour des symptômes vénériens, se crut guéri à la tin du traitement : il se maria, mais, au bout de six ans, le virus, assoupi pendant un si long intervalle, se réveilla avec fureur; il se forma un ulcère à l'arrière-bouche qui rongea une partie de la gorge; un autre sur le front, qui menaça d’emporter l’œil; d’autres qui rongèrent la

CHOIX D’OBSERVATIONS

langue et les deux narines. Le malade, épuisé pendant plusieurs années, soit par le mal, soit par les traitements mercuriels, n’attendait plus que la mort; le Rob lui fut administré, et il guérit en deux mois 11 y avait quatre ans que la sanlé du malade se soutenait quand cette observation fut communiquée.

Deuxième. — Un malade était réputé poitrinaire: le docteur Leroy lui avait fait ouvrir un cautère, et lui avait prescrit un régime d’herbes dépurantes, légèrement incisives et antiscorbutiques; la poitrine dégagée, il survint une carie à la partie supérieure du coronal, et ensuite une exostose de la grosseur d’un œuf de poule à la partie moyenne et interne du tibia; on rechercha alors si l’infortuné avait contracté autrefois quelque maladie vénérienne; mais la plus grande incertitude régnait à cet égard. Le docteur Leroy essaya le Rob, pour prévenir la cachexie scorbutique: ce remède a agi par tous les émonctoires; l’exostose a disparu, et le traitement a été suivi du succès le plus complet.

TnoisiÈME. — Une jeune orpheline de Dunkerque fut attaquée, avant sa nubilité, d’une tumeur au sein gauche, qui, sans cause externe déterminante, prit tous les caractères du cancer; déjà l’on avait proposé d'extirper la tumeur, lorsque le docteur Leroy fut consulté : il proposa de tenter l’usage de mon Rob; en trois mois cette jeune personne fut entièrement guérie, et depuis lors elle jouit de la plus( parfaite santc. Son tuteur a écrit plusieurs fois pour témoigner sa vive reconnaissance et celle de son intéressante pupille.

CHOIX DOBSKRVATIO.NS.

Observation du docteur Andry.

Une femme, attaquée depuis quatre ans d’une maladie vénérienne, fut traitée, à Paris, par le chirurgien Quique, d’après l’ancienne méthode, telle que les pilules mercurielles, le sublimé corrosif et les frictions; les symptômes disparurent quelque temps, mais ils reparurent peu après plus effrayants qu’auparavant : chancres aux amygdales, carie du vomer, dartres rongeantes sur tout le visage; la malade devint sourde, muette et aveugle pendant huit jours.

Le célèbre chirurgien Tenon administra à la malade quarante-deux frictions, qui atténuèrent le mal sans le guérir; la dartre surtout continua ses ravages.

Deux médecins, Thieulier etMissa, la condamnèrent sans ressource.

C’est dans cette position critique que M. Andry entreprit cette incurable; il invita à assister au traitement les docteurs Geoffroy et Poissonnier Desperrières, Paulet et Carrère, ainsi que les chirurgiens Quique et Lebreton ; le Rob fut administré, et la malade guérit parfaitement en deux mois.

Observation du docteur Desperrières.

Un soldat, âgé de vingt-deux ans, était affligé, depuis quatre ans, d’une ulcération vénérienne aux glandes maxillaires et parotides; on le renvoya de son corps par congé, comme incurable; deux traitements

CHOIX D’OBSERVATIONS

mercuriels* qu'il essaya sans succès, à Bicêtre, firent confirmer ce jugement; il a été guéri radicalement par le Rob en sept semaines.

Observations du docteur Carrè-c.

Première. — Un vénérien de trente ans, à la suite d’une gonorrhée virulente mal guérie, avait vu le mal se porter à la tète, tuméfier sa joue droite, occasionner des douleurs lancinantes dans l’oreille, et amener d’abord un écoulement purulent, ensuite une éruption de dartres sur presque toute la surface du corps, fi l’exception du visage ; il fut mis à l’usage du Rob. Au bout de deux mois, les croûtes et les autres symptômes disparurent, et le malade depuis s’est toujours bien porté.

Deuxième. — Une dame, âgée de trente-six ans, affectée depuis trois ans de dartres au visage et de gerçures aux mains, employa, sans aucun succès, la douceamère. A l’examen, on découvrit que son premier mari avait eu une maladie vénérienne, ce qui pouvait faire soupçonner la véritable origine de- l'affection cutanée. Elle fut mise à l’usage du Rob ; au dixième jour, après les deux premières bouteilles, la malade fut attaquée d’une fièvre violente avec chaleur âcre, sécheresse de la peau, météorisme, douleurs vagues dans différenlis parties du corps, avec le pouls dur. Le Rob fut interrompu; on se borna aux délayants et aux émollients; la lièvre se soutint pendant trois jours ; elle se termina par une crise étonnante, Un écoulement abondant sur-

CHOIX d'observations.

vint par le vagin, une tumeur à l’aine droite, enlin cinq chancres dans le vagin se montrèrent. Après l’apparition de ces symptômes non équivoques, la fièvre cessa; le Rob fut continué, dont trois bouteilles encore firent disparaître les accidents et détruisirent en même temps l’affection cutanée (1).

Observations de M. Dépassé, docteur en médecine à Guingauip.

Première. — M. N..., âgé de cinquante-deux ans, était, depuis plusieurs années, en proie à des douleurs presque continuelles, mais plus aiguës la nuit. La peau se couvrait de croûtes superficielles sous lesquelles se formait une sérosité peu abondante, et qui tombaient quelquefois sous forme d’écailles. Les bains, les adoucissants, les exutoires, furent employés sans obtenir aucun succès. Des exostoses étaient survenues à la partie moyenne du tibia. Sa maladie, jugée vénérienne, fut traitée par les fumigations. Il fut ensuite soumis à un traitement mercuriel, sans aucun changement dans son étal. Le Rob antisyphilitique fut alors conseillé. Cinq bouteilles n’amenèrent aucune amélioration ; mais, à la fin de la sixième, le malade éprouva un mieux marqué, et obtint sa guérison complète de

1 Cette observation est extraite de l’ouvrage de Carrère : Recherches sur les maladies vénériennes chroniques, sans signes évidents, p. 173. Il existe plusieurs observations très- curieuses de cures opérées par le Rob, rapportées par le même auteur.

CHOIX D’OBSERVATIONS

isr

l'emploi de onze bouteilles. Depuis deux ans, il jouit de la meilleure sablé. Il était marié, sa femme et ses enfants se sont toujours bien portés.

Deuxième. — Un homme, âgé de trente-cinq ans, d’une constitution délicate, ayant une poitrine faible, peu à l’aise, avait, depuis cinq mois, un chancre consi dérable au frein de la verge; le gland et le prépuce étaient entamés. L’onguent mercuriel lut appliqué en pansement; on fit des frictions avec le mercure doux, uni à l’emploi des anliscorbuliques à l’intérieur et par fois de l’opium. Tout disparut en un mois, et le malade se crut guéri. Deux mois se passèrent ; il se présenta de nouveau, ayant un chancre dans le lieu primitivement affecté, cinq ulcères assez étendus, dont trois aux cuisses et à une jambe, un au bras droit, et un autre à l’épaule du même côté; il était dans un état de marasme presque complet. Le Uob est commencé, et bientôt un mieux marqué se fait sentir; le malade continue son traitement avec courage, en espoir de guérison, voyant les ulcères se fermer peu à peu ; enfin, il obtintune guérison complète de l’emploi de dix bouteilles.

Observation Je M. le docteur Rigaut , de Saint- Quentin.

Une fille de trente-six ans, d’une stature moyenne, d’un tempérament sanguin, était affectée de syphilis depuis plus de deux ans. Le virus avait quitté les parties génitales pour se porter à la peau, qui était couverte, dans toute son étendue, de grosses pustules d’ulcèrcs et de croûtes, surtout dans le cuir chevelu.

CHOIX DOBSERVaTIO.NS.

Elle avait, de plus, un ulcère considérable qui avait déjà détruit plus delà moitié du voile du palais; enfin, d’autres ulcères à l'intérieur du nez, qui donnaient un pus annonçant la carie des os de cet organe, et à l’extérieur plusieurs qui rongeaient les téguments. Elle éprouvait des douleurs nocturnes insupportables dans les membres. L'aspect hideux de cette malheureuse l’avait fait bannir des différents ateliers de la ville où elle était employée; pour vivre, elle était réduite à implorer la pitié des passants daus les lieux publics. Son état était d’autant plus fâcheux, que sa maladie avait déjà résisté à quatre traitements mercuriels, même à un cinquième par les sudorifiques, mais qui n’avait peut-être pas été suivi avec assez de persévérance.

Plusieurs habitants, touchés de sa position, la mirent à même de faire le traitement du Rob; elle observa le régime avec la plus scrupuleuse attention; les idcères furent pansés avec le céral simple; une décoction de racine de guimauve fut employée à délerger ceux de l’intérieur du nez. Au bout de quinze jours de traitement, les pustules étaient déjà desséchées, leurs croûtes tombées, la suppuration de l’intérieur du nez moins abondante; les ulcères commençaient à se cicatriser. Peu à peu les douleurs s’apaisèrent. A la sixième bouteille, un bubon s’ouvrit dans l’aisselle, les douleurs cessèrent, tous les ulcères furent cicatrisés. Enfin, neuf bouteilles et quinze jours de convalescence lui rendirent sa première santé; il porte seulement la difformité du nez, suite inévitable de la déperdition de substances occasionnée par l’ulcère.

CHOIX D’OBSfctlVATIONS.

Observation de M. Cusme, médecin de l’hôpital de Chartres.

Le docteur Cosme fut consulté par un garçon boucher demeurant à Chartres. Cet homme, âgé de trente ans, était depuis un an dans un état affreux, il souffrait tellement, qu’il n’avait de repos ni le jour ni la nuit, et faisait horreur et compassion à tous ceux qui le rencontraient. La paupière supérieure de l’œil droit était à moitié détruite; deux ulcères sanieux, situés â l’angle du pariétal droit, avaient rongé en partie la table externe de cet os; le voile du palais était presque totalement détruit. Chaque jour le malade perdait quelques portions des cornets dos fosses nasales. Les os du nez étaient mobiles et désarticulés. Une exostose, de la forme et du volume d’un œuf de poule, couvrait le sommet de la tète. Deux autres exostoses, moins saillantes et plus allongées, se trouvaient à la partie antérieure et moyenne de chaque tibia. Le malade avait perdu l’appétit, ses forces et tout espoir de guérison.. En deux mois de temps, dix bouteilles de Rob, la tisane de salsepareille, une douzaine de bains, un régime sévère, ont fait disparaître tous ces symptômes. Les exostoses se sont affaissées, les ulcères ont cicatrisé, le malade a retrouvé l’appétit, ses forces et sa gaietéil a repris ses travaux ; et, depuis, il ne lui est rien survenu qui participât de la maladie vénérienne dont il était infecté.

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CHOIX D’OBSERVATIONS

Observation de M. le docteur Fournier-Pescay, l’un des rédacteurs du Dictionnaire des Sciences médicales.

M. V.j attaqué à vingt-trois ans de la peste vénérienne, alla à Paris se faire guérir, prit une quantité effrayante de liqueur de Van-Swieten, et revint dans ses foyers plus malade que jamais.

M. le docteur Fournier et le docteur Van-Cutem furent consultés ; alors un chancre considérable couvrait tout le gland du malade, un ulcère rongeait les cartilages du nez, un autre enlevait le voile du palais et cariait l’os ethmoïde. A ces symptômes s’en joignaient d’autres plus effrayants, dont la description serait trop longue ici : le tout était accompagné d’une fièvre hectique et de douleurs osléocopes insupportables.

Tous les remèdes possibles ayant été infructueux, et la maladie ayant été jugée incurable, on eut recours au Rob antisyphilitique. A la sixième bouteille, la fièvre et tous les accidents disparurent; il en fallut dix pour rendre au malade sa sanlé et son ancienne vigueur : l’unique désagrément qui lui reste est de porter un râtelier artificiel à la mâchoire supérieure, et un obturateur, sans lequel il lui est impossible de parler.

Cette observation a été lue à la société de médecine de Bruxelles Elle est extraite de l’article Rob antisyphilitique du Dictionnaire des Sciences médicales [\).

1 Dictionnaire des Sciences médicales, t. xlix', pl. 61 : Rob antisyphilitique.

CHOIX D'OBSERVATIONS

Observations tirées de la pratique du docteur Boy veau.

Première. — Un jeune homme de Morlaix, de la plus riche taille et de la plus belle ligure, fut attaqué, à Douai, d’une maladie vénérienne qui se manifesta par tous les symptômes les plus effrayants, et surtout par un ulcère rongeur à l’aine gauche, qui, dans l’intervalle de dix-huit mois, -corroda la partie intérieure de la cuisse dans un espace de dix-sept pouces de long sur huit de large; on lui administra en vain les frictions mercurielles dans son département. Arrivé à Paris, maison de France , rue de Cléry, sa mère appela en consultation les gens de l’art les plus éclairés. Le célèbre Dessault le traita par les méthodes ordinaires et le manqua. Comme il était dans l’ôge de la conscription, les chirurgiens nommés inspecteurs par le gouvernement vinrent le visiter, et le déclarèrent unanimement incurable. C’est à celle époque que je le pris chez moi : il y demeura quatre mois, et fut guéri radicalement avec douze bouteilles de Hob. Cette cure, qui a fait du bruit, a été suivie par plus de trente médecins, qui pourraient certifier l’état désespéré du malade et sa guérison.

Deuxième. — Un chirurgien avait contracté dans les colonies une maladie vénérienne que les remèdes ordinaires n’avaient fait que pallier. De retour en Europe, il se maria. Son épouse resta pure au milieu de ses embrassements, mais lui-même fut en proie à un ulcère rongeur qui lui détruisit les os de la moitié de la

CHOIX D'OBSERVATIONS

face, la voûte palatine, et toutes les parties de l'arrièrebouche. Il fut traité longtemps par divers praticiens distingués, mais sans succès. Enfin la fièvre lente et le dévoiement le conduisant aux portes de la mort, on me l’adressa; je le traitai avec le Rob, et aujourd'hui il jouit d’une parfaite santé.

Troisième. — Une dame, demeurant à Paris, cloître Notre-Dame, était, depuis seize ans, rongée par des ulcères qu’un remède mercuriel n’avait pu môme pallier; elle gardait la chambre et môme le lit, depuis neuf ans entiers : je l’ai traitée, il y a dix ans et demi, avec mon spécifique, et elle ne paraît pas avoir jamais été malade.

Quatrième. — Le même mal, porté à la tôle d’un cordonnier du faubourg Saint-Jacques, avait entièrement détérioré sa figure , en lui détruisant les lèvres supérieure et inférieure, les ailes et l’extrémité du nez. Ayant été traité infructueusement par les préparations mercurielles , je le guéris en deux mois et demi, avec dix bouteilles de Rob. J’ai appris avec surprise que le virus de cet infortuné n’avait passé ni à sa femme ni à ses enfants.

Cinquième. — Madame B””, accompagnée de M. Voisin, chirurgien distingué à Versailles , m’amena son fils, âgé de dix-neuf ans, qui avait gagné une maladie vénérienne à Rouen, où il avait subi un traitement sous les yeux du chirurgien en chef de l’hôpital ; n’ayant point été guéri, il revint chez sa mère. M. Voisin fut appelé, et lui donna ses soins pendant plus d’un an. Le principe du mal, n’étant pas détruit, s’était porté

CHOIX D’OUSERYATIONS.

sur le pied gauche ; il existait sept ou huit fistules qui traversaient le tarse et le métatarse , avec un gonllement effrayant et des douleurs insoutenables. Ce malade , plongé dans le marasme le plus complet , était en proie à la fièvre lente, et all'ecté d’un dévoiement continuel. Dans l’étal désespéré où était, cette victime du mercure, on avait décidé de lui couper la jambe, et l’opération aurait été faite si l’épuisement du malade l’eût permis. Ce fut dans celte situation déplorable que M. Voisin le conduisit chez moi , où il resta trois mois. Il prit le Kob à petites doses ; peu à peu la lièvre et la diarrhée cessèrent ; le sommeil , les forces et l’embonpoint revinrent; et enfin, dans trois autres mois, toutes les plaies se fermèrent; il fut entièrement rétabli, laissa scs béquilles, et a toujours joui, depuis ce temps, de la plus brillante santé. Plus de vingt médecins ou chirurgiens ont connu ce malade avant, pendant et après sa guérison.

Sixième. — Un habitant de la ville de Liège, jeune, fort et vigoureux, chef de bataillon , ayant été attaqué d’une maladie vénérienne dont les symptômes n’avaient dans le principe rien d’alarmant, subit inutilement un premier traitement; ensuite M. Grosbois, chirurgien en chef de l’armée d’Italie, lui en administra un autre, à Milan, avec toute l’attention et les soins possibles; il y employa les bains et les frictions.

Au deuxième traitement , les premiers symptômes avaient disparu; mais, un mois après, le mal se porta sur les os du nez et du palais; ils étaient déjà cariés lorsque le malade me fut présenté; le mal avait aussi

l'U CHOIX D'OBSERYATIONS.

gagné la cloison clu nez; les amygdales, le voile du palaiset la voûte palatine étaient entièrement détruits: un ulcère fétide lui rongeait la lèvre supérieure, et l’infortuné souffrait des douleurs de tête insupportables; une lièvre continue et une abondante salivation l’empêchaient de reposer. Tel était l’état fâcheux de ce brave militaire lorsqu’il s'adressa à moi. MM. Andry, Lebreton, Daignan, et plusieurs autres médecins bien connus l’ont vu dans l’étal que je viens de décrire , et, deux mois et demi après, ont constaté son parfait rétablissement. Tous les merhbres de la commission de santé ont aussi attesté sa guérison. On remédia à la perte des parties au moyen d'un obturateur.

Septième. — Une dame française, âgée de vingt-sept ans, et fixée à Madrid, revint à Paris, attaquée d’une maladie vénérienne qui , sans avoir <|e symptômes primitifs, porta ses ravages sur l’arrière-bouche, détruisit entièrement le voile du palais, la luette et les amygdales. Tous les soins et les remèdes que lui apportèrent les médecins les plus célèbres de celte capitale furent inutiles. Son mari, désolé de la voir périr, prit le parti de l’envoyer chez moi. Plusieurs médecins et chirurgiens éclairés l’ont vue à son arrivée , et désespéraient presque de sa guérison; les mêmes l’ont examinée six mois avant qu’elle ne retournât en Espagne; ils ont été bien étonnés de la voir si parfaitement rétablie. J’ai eu depuis ce temps plusieurs lettres de remercîment de sa part et de celle de toute sa famille.

CHOIX D’OBSERVATIONS

Observations extraites du procès-verbal des malades soumis à l’expérience du faubourg Saint-Denis.

Première. — Un malade, oulre les accidents graves ordinaires aux vénériens , était perclus de tous ses membres • il avait les organes de l’ouïe et de la vue attaqués : le procès-verbal dit que ce sujet, déclaré incurable, tut guéri en quarante jours.

Deuxième. — 11 ne fallut que trois mois de traitement pour guérir sur un autre sujet un bubon gangréneux qui avait l’élendue de cinq pouces de long sur trois et demi de large, et qui avait fait juger le malade incurable. Sa guérison a été complèle.

Troisième. — Soixante jours suffirent pour la guérison d’un malade qui, à la suite d’un autre bubon prêt à se résoudre, avait le visage couvert de dartres et de pustules en suppuration.

Quatrième. — Une suite d’accidents vénériens fort graves, comme chantres, porreaux, paraphimosis , crêtes à l’anus, bubons, maux de tête violents, pustules, toux opiniâtre, crachements de sang, ulcère à la gorge, avait affligé ce malade pendant douze ans; il lui restait, lorsqu’il a commencé leRob, un ulcère aux amygdales et à la luette, des tubercules à la base de la langue, des douleurs insoutenables à la partie moyenne du bras droit, un engorgement aux glandes inguinales, à l’anus une crête.

Mon spécifique l’a guéri malgré son épuisement, quoique jugé incurable par les quatorze médecins qu ont suivi les expériences et rédigé les procès-verbaux ,

CHOIX D'OliSEUVATIONS.

Observations de deux cures opérées arec le rnb composé par les commissaires de la Société de médecine.

Première. — Le premier malade avait vingt-quatre ans; il était sourd , du tempérament le plus délicat et le plus exténué ; il avait une grande partie du gland rongé par un chancre, et le voile du palais presque toutemporlé. Le Rob ayant succédé à d’inutiles traitements mercuriels, la guérison radicale fut obtenue, et le malade n’eut plus à se plaindre de sa surdité.

Deuxième. — Un autre sujet avait eu, pendant quatre ans, des chancres et d’autres ulcères vénériens qui, parles traitements ordinaires, disparaissaient et reparaissaient à divers intervalles : il lui restait, à l’époque où le Rob lui fut administré, divers chancres ux parties génitales, des engorgements aux glandes maxillaires, et des pustules sur presque toute la surface du corps, et particulièrement aux cuisses et au visage; le procès-verbal le déclare radicalement guéri.

Observation sur la guérison du serrurier Magniez, confié à mes soins par le ministre de V intérieur.

Le ministre m’écrivit, le 8 fructidor an iv (22 août 1794), la lettre suivante, que je transcris littéralement:

« Le citoyen Magniez, compagnon serrurier, m’expose qu’il est attaqué d’une maladie vénérienne, pour laquelle il a plusieurs foi' passé, maisinfructueusement,

CHOIX D’OBSERVATIONS

par les remèdes mercuriels. Il annonce que vous lui avez donné l’espoir de le guérir: attendu qu’il serait dans l’impuissance d’acquitter les frais de ce nouveau traitement, il demande qu’il y soit pourvu par le gouvernement.

« L’état malheureux et l’infortune où se trouve le citoyen Magniez me déterminent en sa faveur; je vous autorise à lui administrer votre remède, sous la condition, par vous généreusement souscrite, de n’en réclamer le prix devant le gouvernement qu'après avoir effectivement opéré la guérison radicale du malade, et suivant, le taux porté par la soumission que vous avez faite, en l’an n, pour le service des hôpilaux,de la marine.

« Signé Benezech. »

Le malade en faveur duquel celte lettre m’était adressée avait subi, pour une maladie vénérienne des plus graves et des plus invétérées, sept traitements divers par les méthodes mercurielles, dont deux à la Rochelle, un à l’hôpital de la marine de Rocheforl, trois à Bicètre, et un dernier à l’hospice des Capucins. Tous ces traitements, quoique administrés par des gens de l’art, lui avaient laissé des ulcères dans l'arrièrebouche, qui peu à peu avaient dévoré la luette, le voile du palais et les amygdales, outre des plaies accompagnées de carie sur le front, suivies d’une exfoliation du frontal plus large qu’un écu de six francs, une autre à l’omoplate droite, qui était presque entièrement détruite. Le Rob, pris avec constance pendant quatre

HS

CHOIX D'OBSERVATIONS

mois, lui procura une guérison radicale, et le procèsverbal en fut signé par MM. Andry, Gastaldy et Lebrelon.

Observation sur la guérison du, sieur Mitrccez, employé à la police de Paris, et confié à mes soins par le mènu ministre.

Je reçus du ministre Benezech une lettre qui ne mérite pas moins d’être transcrite que celle qui me recommandait le traitement du sieur Magniez; elle est cjatée du 9 prairial de l'an iv de la république (29 mai 1795) :

« On m’a rendu compte, citoyen, de l’état douloureux dans lequel se trouve le citoyen Milrecez, qui vous remettra cette lettre, de l’impuissance où il serait de se procurer le Rob anlisy phi li tique dont vous êtes auteur, et de l’oflre que vous faites de le lui administrer suivant le prix fixé par la soumission que vous avez souscrite au mois de frimaire de l’an n, pour le service des hôpitaux de la marine, mais sous la condition de ne réclamer aucune indemnité si, contre votre attente, le mal résistait au remède.

« L’intérêt qu’inspire le citoyen Mitrecez, et la confiance que vous avez déjà obtenue, me déterminent à accueillir vos propositions à son égard. Vous pouvez donc entreprendre sa guérison. Je désire que le succès réponde à l’espoir de ce citoyen, et soit pour le gou-

CHOIX D'OBSERVATIONS

vernement une preuve particulière de l’efficacité de votre Rob antisy phi lïtique .

« Salut et fraternité.

« Benezech. »

Ce malade, que le ministre honorait de sa bienveillance, avait, comme tous les sujets jugés incurables, traîné son existence douloureuse depuis 1791, de souffrances en traitements mercuriels, et de traitements mercuriels en de nouvelles souffrances; le dernier qu’il subit à l’hospice des Capucins lui lit perdre l’œil droit ; l’infortuné, réduit au désespoir par son demi-aveuglement, par ses douleurs de tète lancinantes, par l’impossibilité où il était démarcher à cause de son exostose à la jambe droite, se livra avec confiance au traitement par le Rob: son attente fut parfaitement remplie; et MM. Andry, Gastaldy et Lebreton, qui avaient certifié la cure précédente, constatèrent la maladie du sieur Mitrecez et sa guérison.

Les remercîmenlsque m’adressa à ce sujet le ministre de l’intérieur sont contenus dans la lettre suivante, en date du 19 prairial an iv de la république (5 juin 1796).

« J’ai reçu, citoyen, avec votre lettre du 4 de ce mois, les procès-verbaux qui constatent la guérison parfaite des deux individus dont le traitement vous a été confié par mes ordres. Ce succès, vu l’état désespéré de ces malades, donne de l’efficacité de votre méthode la nouvelle certitude que j’avais besoin d’obtenir. Il ajoute à la confiance que les suffrages des médecins distingués

CHOIX D’ OBSERVATIONS

dont vous avez mis le rapport sous mes yeux lui avaient depuis acquise.

« Vous renoncez volontairement au prix de votre remède et de vos soins. Ce désintéressement honore votre civisme, en môme temps que vos connaissances et votre zèle pour l’humanité.

« Salut et fraternité.

« Benezech. »

Observations sur la guérison d’un malade confié à mes soins par le Directoire exécutif.

Le procès-verbal porte que le sujet, d’abord officier aux chasseurs de Cassel, et ensuite officier au 5e bataillon de la 1™ demi-brigade de la légion de police de Paris, a été adressé par les médecins Andry, Jouenne et Lebreton.

Il en résulte que le malade avait été affecté dès le 15 avril 1793; que le vice vénérien ayant fait les plus grands progrès, il se fit traiter par les frictions et autres méthodes mercurielles aux hospices de Nantes, d’Angers, de Rennes et de Tours; que tous ces moyens s’étant trouvés infructueux, il subit trois autres traitements où les gens de l’art les plus renommés déployèrent vainement toutes ses ressources. Désespérant de sa guérison, il vint chercher à Paris, non de nouveaux remèdes, mais des consolations: le Directoire, auquel deux députés l’adressèrent, lit constater son état par le conseil de santé; à cette époque, il avait la

CHOIX D'OBSERVATIONS

lièvre tous les soirs, il éprouvait des douleurs insupportables dans l’oreille, et un ulcère rongeur avait détruit les cornets inférieurs du nez, les piliers antérieurs et postérieurs du voile du palais et les amygdales.

Ce malade, jugé incurable, a été guéri parfaitement par le ltob; et voici l’attestation littérale envoyée à cet effet au Directoire :

« Nous, officiers de santé, attestons avoir visité ce jour le citoyen L'” chez le sieur Boyveau-Laflècteur ; nous estimons sa guérison complète d’après la santé dont il jouit, et la disparition des symptômes détaillés et énoncés ci-dessus.

« Paris, le 1er ventôse de l’an iv de la république française (20 février 1795).

« Lebketon, Andiiy. »

« Nous nous réunissons aux officiers de santé cidessus désignés, pour attester la vérité des faits énoncés dans le présent procès-verbal.

« Eschassériaux jeune, Jouenne.

représentants du peuple.»

Nouvelles observations «le guérisons.

Les observations qui précèdent sont de véritables archives médicales à l’aide desquelles le passé étant comparé aux époques les plus récentes, on retrouve le ltob de Boyveau-Laffecleur avec l’immuable identité de ses propriétés curatives. Ce qu’on vient de lire offre

CHOIX D’OBSERVATIONS

des exemples disséminés d’affeclions syphilitiques, observées dans leurs formes diverses, sans acception d’ordre méthodique quel qu’il soit: ce sont des faits pris au hasard, dans cet immense faisceau, résultant de la correspondance particulière de Boy veau-La ffecteur, d’un grand nombre d'observations communiquées, et enfin des consultations verbales.

Il est sans doute d’un haut intérêt de soumettre un remède tel que le Bob à ce rigide contrôle des faits passés, invoqués comme la contre épreuve des faits actuels. C’est donc afin d’obtenir cet important résultat, que nous avons recueilli les observations suivantes. Elles ne remontent pas au delà de l’année 1 839. Cette période de temps suffit pour offrir les exemples de guérisons qui sont le plus près de nous : la comparaison avec les époques antérieures s’établira d’ellemême.

Les observations consignées ici sont le résultat de quelques recherches particulières dont nous ne ferons qu’indiquer la nature.

En offrant au public celte nouvelle édition, l’idée dominante de l’auteur a été d’établir entre les observations les plus anciennes et les plus récentes, sur les effets curatifs du Rob Boyveau-Laffecteur, un parallèle qui en fait ressortir la constante identité.

Rapports scientifiques sur les effets thérapeutiques du Roi de Boyvsau.

Le Roi antisyphilitique de Boyveau-Laffecteur faisait

CHOIX D’OBSliH VAT IONS.

jadis partie des médicaments embarqués réglementairement à bord des navires de l’État; j’ai eu souvent l’occasion de l’employer avec succès dans certains cas de maladies vénériennes invétérées; son usage m’a paru convenir surtout aux personnes affaiblies par de longues souffrances.

Leguillou,

D.-M., cx-cliirurgien-major de la Zélée.

Le soussigné, docteur en médecine de la Faculté de Paris, déclare (pie plusieurs fois, dans sa pratique, il a administré avec avantage le Jiub de Bngveau-Laffecteur.

A. Grenet, docteur.

Vu par le maire du sixième arrondissement pour légalisation de la signature ci-dessus.

A. Roiulliard, adjoint.

Le soussigné, docteur en médecine de la Faculté de Paris, certilie avoir employé bien souvent, avec un succès constant, le Rob de Boyveau-Luffecteur , dans les affections syphilitiques les plus invétérées et contre lesquelles plusieurs traitements ordinaires avaient été dirigés pendant longtemps. J’atteste, en outre, qu’administré dans la leucorrhée simple ou syphilitique, dont je m’occupe spécialement, je n'ai eu qu’à m’en louer.

Paris, le ô décembre 18-42.

De Comeau.

lt>4

CHOIX D'OBSERVATIONS

Vu pour attestation do la signature de M. le docteur Comeau, apposée ci-dessus.

Le commissaire de police, P. Adam.

Ayant eu quelquefois l'occasion d’employer dans ma pratique le Rob de Boyveau-Laffecteur, je n’hésite point à reconnaître que j’en ai obtenu les plus heureux effets dans le traitement des syphilides chroniques.

Paris, le 18 novembre 1842.

Allié, docteur-médecin.

Vu pour légalisation de la signature apposée cidessus.

Pour le maire du douzième arrondissement.

Bontemps, adjoint.

Souvent j’ai eu occasion dans ma clientèle, d’employer le Rob Boijveciu-Laffecleur, toujours j’en ai obtenu les plus heureux résultats; je citerai de préférence les cas suivants :

En 1810, j’ai eu à traiter M. Van-Uelberr, capitaine au long cours, pour une maladie goutteuse qui le tourmentait depuis dix ans; il avait des accès tous les mois environ, et chaque accès était précédé d’un écoulement mueoso-purulent, ayant le caractère d'une blennorrhaghie aiguë; trois ans avant il avait contracté une affection syphilitique.

Tous les moyens indiqués pour le traitement de la goutte furent épuisés sans succès par mon malade; je le soumis au Rcb de Boyveau-Luffccteur; les trois pre-

CHOIX D'OBSERVATIONS

mières bouteilles amenèrent beaucoup de modifications; douze bouteilles complétèrent le traitement.

Je viens de voir M. Van-Helberr deux ans après sa guérison; dans sa joie, il m’autorise à publier son observation, que j’ai beaucoup abrégée.

Dans la même année, un Monsieur vint me consulter pour des syphi lides pustuleuses; il avait suivi le traitement de plusieurs célébrités médicales; il n’avait plus d’espoir que dans les purgatifs souvent répélés : il voulut prendre l’elixir purgatif selon ma méthode, je lui observai que dans une maladie si grave il devait avoir recours aux médicaments spéciaux; il se rendit à mon observation ; je lui ordonnai un traitement combiné, les purgatifs et le Bcb de Boyveau Laffecteur: mon malade fut complètement guéri au bout de trois mois.

Dans les maladies de la peau, le Bob de Boyveau- Le ffecteur a toujours été employé avec succès; c’est avec .ce médicament que j’ai guéri une dame qui portait à la cuisse une dartre furfuracée; six bouteilles suffirent pour le traitement.

J’ai soumis une autre dame, atlèclée de llueurs blanches, au Bob de Boyveuu-Laffecteur ; dans peu de temps, l’écoulement s’arrêta, les maux d’estomac cessèrent, l’embonpoint reprit, les règles reparurent, et il ne fallut que huit bouteilles pour opérer ce changement.

Paris, le 6 décembre 1842. J. Lavolley.

Vu par le maire du cinquième arrondissement, pour légalisation de la signature ci-dessus.

Soccard, adjoint.

CHOIX D'OBSERVATIONS

Celle observation présente un des cas les plus intéressants et les plus rares dans les fastes de la science. Nous avons consulté une quantité considérable d’observations puisées aux cliniques des hôpitaux; des recherches faites dans tous les auteurs qui ont écrit sur la syphilis ne nous ont également rien offert d’analogue avec le genre d’all'ection que nous allons décrire dans l’observation suivante.

Madame Ursule AV..., âgée de 43 ans, a cessé d’étre réglée depuis un an et demi. A partir de cette époque, la malade eut un écoulement qu’elle attribue à un mouvement dépendant de l’état de la matrice, dont les fonctions s’accomplissaient encare tout à l’heure. L’écoulement s’accompagna de cuissons vives, avec excoriations de la face interne des grandes lèvres. Cet accident fut expliqué par l’âcreté des (lueurs blanches supposées.

La malade crut remédier à cet état de choses eu insistant plus minutieusement sur tous les soins de la toilette; d’ailleurs elle était convaincue de n’avoir affaire qu’à une indisposition passagère.

Cependant les symptômes dont nous parlons prirent rapidement une assez grande intensité. C’est alors que la malade, sérieu ement inquiète de l’état de sa santé, consulta un médecin qu’elle ne connaissait nullement.

Madame Ursule W... agissait en cela d’après une pensée secrète, elle ne voulait plus confier à son médecin habituel ce qu’elle regardait comme un secret de famille. Il nous suffira d’indiquer la position déli-

• CHOIX D'OBSERVATIONS

is:

cate dans laquelle madame W... se trouvait vis-à-vis de son époux.

Le médecin consulté d’abord par madame Ursule XV... prescrivit des injections astringentes dont le tannin pur faisait la base. Ensuite il lit prendre le deutoeblorure de mercure sous forme pilulaire, d’après la méthode du docteur Dzondi, c’est-à-dire depuis un dixième de grain, jusqu’à ce que, d’après une progression déterminée, on arrive, au dernier jour du traitement, à prendre en une seule fois un grain et demi de sublimé.

Après un mois de ce traitement, tous les symptômes morbides avaienUcomplétement disparu; tout à coup, des douleurs vives et profondes se firent sentir dans les articulations de lotis les membres. Des pustules se déclarèrent en même temps au front, aux mains et aux pieds. Ces pustules fournissaient une matière lymphatique de couleur citrine. Elles se caractérisèrent cependant, et laissèrent sur la peau des stigmates très-apparents.

Des douleurs osléocopes se tirent sentir dans les omoplates, à la colonne vertébrale, au sternum; des sueurs nocturnes fatiguaient encore la malade. Des exostoses se révélèrent par des saillies prononcées sur le fémur droit et le cubitus du même côté. Bientôt on put en remarquer presque de toutes parts. Enfin le squelette entier se déforma comme si la substance osseuse eût éprouvé une sorte de ramollissement. Les os des membres se courbèrent dans le sens opposé aux tumeurs formées par les exostoses. Ce fut après avoir

CHOIX D’OBSF.llVATIOXS.

passé au travers de cette terrible filière de symptômes, que la maladie arriva au rachitisme déterminé uniquement par la syphilis.

Depuis près de trois mois, elle ne quittait plus le lit, tout traitement avait élé abandonné, et madame Ursule W... était déterminée à mourir ainsi. Cependant, vaincue par les sollicitations ardentes d’une sœur pour laquelle elle avait une affection sans bornes, il fut décidé qu’elle aurait recours au traitement de Boyveau- Laffecteur.

Le 15 juin 1841, huit mois et demi, à partir de l’invasion de la maladie, madame Ursule W... commença à prendre le Rob à la dose de trois ctnllerées seulement par jour. La tisane de salsepareille fut également ordonnée comme accessoire du traitement, mais avec des modifications indispensables.

Madame Ursule >V..., trois semaines après l'administration du Rob, put se lever et marcher sans beaucoup de peine. À celle époque, les exostoses faisaient bien moins de saillie sous la peau, filles semblaient s’affaisser sur elles-mêmes, comme le font les fortes ecchymoses prêtes à se résoudre. Cependant la faiblesse des os était extrême, au point que la malade ne pouvait se tenir debout plus de trois à quatre minutes.

Le Rob fut bientôt porté à six cuillerées par jour, puis à huit. On revint toutefois à la dose de six cuillerées, afin de maintenir la tolérance de l’estomac, qui avait été un peu fatigué par des doses plus élevées.

An deuxième mois accompli, madame Ursule W...

CHOIX D'OBSERVATIONS

put sortir en voilure. De l’aveu des personnes qui l’avaient constamment visitée pendant sa maladie, un changement aussi remarquable fut qualifié de véritable résurrection.

Ne pouvant entrer dans tous les détails que comporte une observation aussi importante comme fait pathologique, nous nous bornerons à dire que le traitement de madame Ursule W... a duré cinq mois et dix jours; que onze bouteilles de Rob ont été employées; qu’enfin on s’est même refusé à donner à la malade la valeur de deux autres bouteilles, malgré sa demande instante. Ce refus a été motivé sur une guérison parfaite, et si absolue aux yeux de tous.

Teste, D. M. P.

Vu par le maire du dixième arrondissement, pour légalisation de la signature ci-dessus.

Pour le maire, TniEimiET, adjoint.

.le soussigné, docteur en médecine, directeur de la Clinique des hôpitaux des enfants, médecin de l’Académie royale de la Jeunesse, membre de la Société anatomique, etc.,

Déclare que, dans plusieurs cas graves et rebelles de maladie syphilitique, j’ai employé en désespoir de cause le Rob de Boyveau-LatTecteur, et que j’ai plusieurs fois obtenu de ce médicament un plein succès. Je puis donc aujourd’hui confirmer, dans l’intérêt des malades, le témoignage que déjà, de leur temps, lui

CHOIX D’OBSERVATIONS

ont rendu publiquement les célèbres chirurgiens des hôpitaux, Pelletan, Boyer, etc.

Ce remède mérite une complète réhabilitation, et je me félicite de contribuer à lui rendre, par une légitime publicité, la popularité qu’il n’aurait jamais drt perdre.

Ce 26 décembre 1 84 2 .

Vu par le maire du troisième arrondissement, pour légalisation de la signature ci-dessus.

Mignotte, adjoint.

Pendant le cours de mes voyages au Brésil, au Chili, au Pérou, en Afrique, à la Nouvelle-Hollande, etc., etc., j’ai souvent eu l’occasion de reconnaître les bons effets produits par l’usage du Rob de Boyveau-Laffecleur. Ce Rob bienfaisant, que Boyveau-Laffecteur a offert à l’humanité voilà plus de cinquante années, est connu par tout le globe; et dans bien des contrées d’outremer, on le regarde comme une providence, pour la guérison des maladies vénériennes anciennes ou récentes. Je me plais donc à manifester hautement la croyance que j’ai en l'infaillibilité de ce Rob. Au reste, celte manifestation de ma part aura peu de valeur aux yeux de ceux qui savent que déjà plusieurs décisions de ministres de la marine royale ont autorisé à bord

• Dr Vanier, du Havre,

rédacteur en chef de la Clinique

des hôpitaux des enfants.

CHOIX D'OBSERVATIONS

des navires de l’État un approvisionnement du Rob de Boyveau-Laffecieur.

Signé P. F. Maynard, ex-officier de santé à bord des navires lu Pallas et VA sia.

Vu par le maire du onzième arrondissement, pour légalisation de la signature ci -dessus.

A Paris, le 24 janvier 1843.

Signé Desgranges.

Observations de guérisons par le rob Boyveau recueillies par le docteur Giraudcau de Saint-Gervals, en 1846 et 1847.

1° M. M..., âgé de quarante-quatre ans, contracta, en 1843, un écoulement, à la suite de relations avec une femme qui se disait saine. Il eut recours aux capsules de Mothès et aux injections astringentes. Ce traitement diminua seulement l’intensité de l’écoulement. Le malade avait conservé un suintement qu’aucun moyen n’était parvenu à tarir.

Je lui conseillai l’emploi du Rob de Boyveau-La (lecteur. Deux bouteilles suffirent pour la guérison, et depuis huit mois rien n’a reparu.

2° Une dame, incommodée d’un écoulement leucorrhéique, communiqua à M. X... une véritable blennorrhagie. Elle affirma toutefois que la santé de son mari n’avait pas souffert la moindre atteinte. Ce lait, qui est très-fréquent dans la pratique, déconcerte au

CHOIX D’OBSEHYATIOXS.

plus haut degré les personnes du monde, dont les opinions sont complètement erronées à cet égard. Les deux malades se traitèrent par le copahu et le cubèhe sans obtenir le moindre succès.

Une seule bouteille a subi pour la dame; tandis que l’homme fut obligé de consommer trois bouteilles; l’emploi de quelques bougies, selon ma méthode, devint indispensable pour prévenir un rétrécissement du canal, qui menaçait de se former.

3" Deux jeunes gens communiquèrent avec la meme tille, dans une des maisons de tolérance de la rue de Richelieu. L’un contracta un écoulement, l’autre un chancre. Us vinrent me consulter le 1er octobre 184G, c’est-à-dire au début de leur maladie. Trois bouteilles de Rob ont suffi à leur guérison.

4° Un élève de l’école Polytechnique portait un ulcère au gland : un phimosis s’était déclaré consécutivement. Il eut recours à un praticien en réputation, et Viodure de 'potassium fut administré. Ce médicament fatigua beaucoup le malade, et ne détermina aucune amélioration. Je reçus ce jeune homme à ma consultation le 15 octobre 1846, et le 15 novembre il était complètement guéri à l’aide de quatre bouteilles de Rob.

5° Le général X... avait été traité au moyen de l’iodure de potassium à la suite de plusieurs gonorrhées. Différents sels mercuriels furent associés à ce traitement, auquel on assignait une grande valeur. En effet il s’agissait de combattre une grave complication de symptômes. La figure était couverte de dartres (ou

CHOIX D'OBSERVATIONS

lfiô

plutôt de syphilides); il y avilit douleur générale et intense dans le trajet de tous les membres; une migraine fréquente paralysait les actes de l’intelligence. En outre on avait constaté un rétrécissement du canal et des symptômes d’impuissance la plus complète.

Étant appelé à reconnaître l’état du général X..., je m’empressai de le soumettre à l’emploi du Rol>. En trois mois la guérison fut effectuée : douze bouteilles de Rob devinrent nécessaires.

6° Une petite fille, âgée de sept ans, offrait des signes caractéristiques de la constitution scrofuleuse : engorgement des glandes du cou, teinte mate de la peau, regard éteint, auréole bleuâtre au-dessous des paupières inférieures, etc. La santé de la mère était parfaite; mais le père avoua que, dix-huit mois avant son mariage, il avait été atteint d’une gonorrhée, et que, sauf quelques modifications, la maladie s’était toujours maintenue.

Le mode de traitement devenant ici exceptionnel, je soumis l’enfant au Rob, pendant trois saisons de snite, depuis le mois de mars jusqu’au mois d’août. Après ce laps de temps, il y avait guérison solide: le tempérament maladif ne laissait plus une seule de ses traces.

7° La baronne de ..., âgée de vingt-deux ans, fut, à l’issue de son mariage, excessivement incommodée de llueurs blanches, de démangeaisons âcres aux parties et a l’anus. Cependant son mari croyait avoir toutes les garanties voulues sur sa santé au moment de son union. Ayant contracté une gonorrhée deux ans auparavant, il s’était traité par les capsules de Mothès et

CHOIX D'OBSERVATIONS

celles de Raquin. Sa sécurité se trouvait fondée sur ce que rien n'avait reparu au moment de son mariage. Or, l’exaltation inséparable du rapprochement entre jeunes époux raviva le germe d’une maladie toujours existante : elle se reproduisit cette fois sous forme de chancres volatils. Quatre bouteilles de Rob pour le mari, et deux pour la femme, subirent pour une guérison complète qui ne s’est pas démentie.

8° Madame de..., femme d’un consul étranger, était affectée d’une ulcération aphtheusu suspecte de l’arrière-gorge, et de granulations du col de la matrice, par suite des écarts de son mari. La maladie élant jugée des plus graves, on (enta l’emploi de la décoction rapprochée de salsepareille, d’après la méthode de Sainte-Marie; l’iodure de potassium, l'iodure de mercure, furent ensuite administrés pour réparer l'insuccès de la salsepareille. Enfin on pratiqua la cautérisation du col de l’utérus On était arrivé à proposer l’excision des amygdales, lorsque la malade se présenta à ma consultation. Le traitement, qui exigea deux mois de temps, se composa seulement de huit bouteilles de Rob Boyveau.

9° M. ..., chef de bureau d’une administration publique, âgé de vingt-neuf ans, était depuis trois ans dans un état de morosité voisine de l’hypocondrie, que motivait son état actuel. Un suintement habituel de l’urètre se liait avec une affection catarrhale de la vessie : l’impuissance avait complété cette obligeante position, après l'abus du copahu. Douze bouteilles de Rob ont été employées dans ce cas remarquable. Le

CHOIX D’OBSERVATIONS

malade s’est marié, et son premier enfant atteste la santé irréprochable dont jouit maintenant le père.

tO” Madame X... m’a offert une des observations les plus concluantes que je puisse rapprocher du fait précédent.

Elle avait constamment les yeux rouges, et cette coujeur hâve de la peau que donne la maigreur. Un tlnx leucorrhcique absorbait ses forces et annulait toute énergie morale. A peine son mari parvenait-il, comme époux, à lui faire partager ses désirs; ctl homme d’ailleurs, doué d’un tempérament ardent, s’irritait de la stérilité de sa femme. Six bouteilles de Rob ont suffi pour ramener à l’état normal des organes qui heureusement n’étaient qu’entravés dans leurs fonctions. Madame X... est accouchée au bout de dix mois d’un enfant bien portant et très-vigoureux.

11° M...., âgé de dix-septans, encore au collège, eut le malheur de céder à de funestes conseils, en s’exposant avec une (il le publique ; un chancre et un bubon furent la conséquence de ce fait. Le jeune homme m’ayant consulté immédiatement, quatre bouteilles de Rob, et un régime sévère, guérirent complètement la maladie prise à son début.

12° Un ouvrier ébéniste se trouvait atteint d’une phthisie au deuxième degré, résultant d’une saturation mercurielle. Le malade me fut vivement recommandé, et j’entreprisla guérison, quieullieuau bout de quatre mois, après l’emploi de quinze bouteilles de Rob. Je lcrai observer, à ce sujet, que de nombreuses observations ont démontré constamment la puissance du

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