‹ Syphilis. Poème en trois chantsChapitre 27 sur 34 · IC · texte numérisé non relu

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CHOIX D'OBSERVATIONS

Rob, dans le cas de phthisie produite par l’emploi abusif ou intempestif des préparations mercurielles.

Observations communiquées par M . D'Etilly, médecin à Paris, sur l'emploi du Roh de Boyveau.

Première observation. — M. L..., armateur, y près un voyage au long cours, vint me trouver le 10 avril 1815. Il était âgé de quarante-cinq ans, et se trouvait, pour la première fois, atteint d’une affection syphilitique; cequi produisait sur lui une affection morale des plus pénibles; il motiva ainsi sa démarche auprès de moi.

A une époque où la maladie vénérienne ne lui était connue que de nom, le fait suivant devint un de ses souvenirs ineffaçables. En 1824, le docteur Dupont avait guéri M. T , négociant à M., ainsi que sa femme, tous deux atteints d’une affection syphilitique. M. L. se rappelait seulement qu’on désignait les symptômes saillants de cette affection sous le nom de scorbut et de dartres pustuleuses vénériennes. Ce qui l’avait surtout frappé, c’était le nom du remède; celui du lîob de Boyveau-Laffecteur, dont le mari prit douze bouteilles et la femme neuf. Ces personnes, ajouta-t-il, étaient des amis de sa famille. Je reviens maintenant au malade objet de ma consultation.

Il portait à la partie inférieure du gland, près du frein de la verge, une ulcération assez étendue, et fournissant un pus sanieux, Les forces digestives s’accomplissaient imparfaitement, et une maigreur remar-

CHOIX D’OBSERVATIONS

quable datait surtout depuis trois mois. Après avoir rassuré le malade, et de plus félicité sur le bonheur de ses souvenirs, je lui fis prendre sept bouteilles de Rob de Boyveau, qui le guérirent radicalement.

Deuxième observation. — M. V..., enseigne de vaisseau, âgé de trente-deux ans, se présenta à ma consultation, avec tous les symptômes d’une ophthalmie chronique; la maladie datait de deux ans. Les paupières avaient été le siège primitif de l’inflammation ; puis le globe de l’œil s’était trouvé intéressé. Jusquelà M. V... croyait à un mal d’yeux ordinaire; mais la vision devenait moins nette, l’affection présentait enfin les caractères les plus alarmants. M. V... redoutait déjà que la cécité ne vînt détruire toutes les espérances attachées à une carrière brillante. J’examinai minutieusement l’état des yeux, et je reconnus une ophthalmie syphilitique. J’appris que le traitement avait eu pour base les préparations mercurielles, qui sont presque exclusivement employées à bord.

M. V..., n’ayant qu’un congé très-limité, me supplia de modifier aussi promptement que possible la gravité de son état, afin, disait-il, qu’il pût au moins goûter un peu de repos moral. Je le soumis au Rob de Boyveau; trois semaines après il y avait un amendement très-appréciable dans l’ensemble des symptômes.

M. V... lut obligé de partir, et six mois après il me fit savoir qu’il était parfaitement guéri, grâce au traitement exécuté dans toute sa rigueur. Dix-sept bouteilles de Rob de Boyveau furent consommées.

Troisième observation. — Un ouvrier mineur vint

lf.S

CHOIX O’OÜSEKVATIONS.

réclamer mes soins pour une syphilis chronique qui datait de quinze mois. Cet homme me présenta une lettre du médecin chargé du service de santé de la mine où il travaillait. Voici le sommaire de ce qui s’était passé.

Au début, chancre de la verge bientôt suivi d’un énorme bubon à droite. L’abcès parcourt toutes scs périodes, et est ouvert. On administre la liqueur de Van Swieten, comme base du traitement, puis les bains de pieds mercuriels selon la méthode italienne. Les accidents primitifs se dissipent complètement; mais, quinze jours après leur disparition, la peau se couvre de pustules, et d’abord au front (corona Veneris); enfin presque tout le corps est envahi par l’éruption. De plus, les gencives deviennent molles et fongueuses; il y a commencement de salivation. Ce qui captive principalement l’observateur, quel qu’il soit, est la maigreur effrayante du malade, son teint blafard à teinte verdâtre; la décoloration propre au faciès des mineurs se combine ici avec celle de l’état maladif. On donne de nouveau le mercure, et les désordres s’accroissent. C’est en désespoir de cui/se qu’on engage le malade à tenter une cure parle Rob de Boyveau-Laffecteur.

Je fus obligé de commencer par les doses les plus minimes, attendu le délabrement des voies digestives. Néanmoins le traitement apporta un changement si inattendu dans l’état général, qu’en six semaines je pus élever les doses jusqu’à huit cuillerées par jour^ avec des intermittences, il est vrai. Cinq mois de temps

DAl'ES DES AUTORISATIONS.

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la cure, une des plus remarquables qu’un praticien ait à enregistrer.

Ces observations oui été communiquées à M. Giraudeau de Saint Gervais, le 1U' décembre 1840.

Dates des autorisations de vente du Rob Boyvcau- Lalfccteur par MM. les Préfets et Sous-Préfets

Ain Arrêté de préfecture du 6 mars 1847.

Allier — — 30nov.1846.

Aisne — sous-préf de Saint-Quentin,

du 12 décembre 1846.

— — préfecture du 22 janv. 1847.

Alpes (Basses). — — 16 juin 1847.-

Ardennes — — . S janv. 1847.

— — sous-préfecture de Rétbel, du

12 juin 1847.

— — sous-préfecture de Rocroy ,

du 21 juin 1847.

Aube — préfecture du 28 juin 1847.

Aude — préfecture du 17 déc. 1846.

Aveyron — — 5 mars 1847.

— — — 16 juin 1847.

Bouches-du-Rh. — sous-préfecture d’Arles, du

16 juin 1847.

Calvados — sous-préfecture de Lisieux,

du 2 décembre 1846.

Cantal — préfecture du 20 fév. 1847.

Charente — — 6 mars 1847.

Charente — sous-préfecture de Cognac,

du 23 juin 1847.

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