Syphilis secondaire tardive
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au delà de laquelle la maladie entre dans sa période tertiaire». Donc, deux à trois ans, voilà le laps de temps pendant lequel la syphilis est jugée apte à se traduire par des manifestations secondaires. Passé ce terme, croit-on, elle devient tertiaire, et dorénavant ce n’est plus (sauf exceptions rares) par des symptômes d’ordre secondaire qu’elle se traduira, si elle a encore à se traduire, mais bien par des symptômes d’un autre ordre, d’un ordre tout ditférent comme objectivité et comme qualité de lésions, à savoir par des symptômes de l’ordre de ceux auxquels est réservée la qualification de tertiaires. Au delà de la troisième année, l’ère du tertiarisme est ouverte, et la vérole va être désormais exclusivement tertiaire.
Et c’est de la sorte, en effet, — j’ai à peine besoin de le dire, — que procèdent les choses dans la grande majorité des cas. Oui, pour la grande majorité des cas, l’opinion publique, l’opinion courante, qui renferme la syphilis secondaire dans un cycle de trois ans, est pleinement en accord avec les données usuelles de l'observation clinique. Nul doute à conserver sur ce point.
Mais ce qu’il n’est pas moins essentiel de spécifier d’autre part, c’est que, pour un certain nombre de cas (nombre qu’à l’avance je puis qualifier d’important), l’évolution de la syphilis déroge à la règle en question. Ainsi, pour préciser, la durée des manifestations secondaires n’est pas toujours contenue dans la limite des trois premières années de la maladie. Cette limite, elle peut la dépasser, l’excéder. Elle peut même la dépasser de beaucoup, l’excéder dans des proportions considérables, auxquelles on est loin de s’attendre et qui ne seront pas, j’en suis sûr, sans exciter tout à l’heure votre étonnement. Oui. à long terme de ses trois premières années, en pleine période tertiaire, voire en période tertiaire chronologiquement des plus avancées, la syphilis peut se traduire encore par des accidents déformé absolument secondaire, par des accidents identiques à ceux qu’elle a coutume de produire au cours de sa première ou de sa seconde année. Si bien qu’à juger de son âge par la seule qualité de ses manifestations, on pourrait la croire jeune encore, alors qu’elle est déjà plus qu’adulle, alors qu’elle est déjà vieillie.
Eh bien! c’est précisément l’ensemble de ces accidents de forme secondaire faisant invasion à une époque plus ou moins