‹ Syphilis secondaire tardiveChapitre 40 sur 55 · CONTAGIONS TARDIVES ISSUES DE LÉSIONS SECONDAIRES · texte numérisé non relu

CONTAGIONS TARDIVES ISSUES DE LÉSIONS SECONDAIRES

allure, leur physionomie générale , leur évolution rapide, etc.;

— à savoir, pour préciser : Syphilides érosives ou papulo-érosives, syphilides exulcéreuses ou superficiellement ulcéreuses, plaques muqueuses, en un mot.

Au surplus, comment, sous quel vocable les trouvons-nous désignées, qualifiées dans les observations publiées à leur sujet ? Ceci va être significatif.

Or, dépouillant lesdites observations à ce point de vue, je les y vois décrites sous les noms de : « plaques muqueuses de la verge ou de la bouche ; — syphilides érosives ; — syphilides papuleuses des mômes régions ; — écorchure de la verge; — bouton delà verge; — bouton vulvaire ; — érosion scrotale;

— fissure de la langue ; — plaque opaline de la langue ; — érosion herpétiforme delà langue, etc., etc. » ; — toutes dénominations impliquant bien les caractères de superficialité et de bénignité qui constituent par excellence les attributs du secondarisme.

Au total donc et pour conclure, c’est bien de lésions secondaires qu’ont dérivé, dans les cas en question, les curieuses contagions tardives qui nous occupent actuellement.

Ajoutons de suite, pour épuiser le léger bilan de nos connaissances relativement aux lésions qui servent d’origine aces contagions tardives :

l*" Qu’elles ont deux sièges d’élection, pour ainsi dire exclusifs, à savoir : les régions génitales et périgénitales, d’une part,

— et, d’autre part, la région buccale ;

2® Qu’elles sont presque également communes sur l’un et l’autre de cessièges dans les premières années del’étape tertiaire ;

3° Mais qu’elles deviennent notablement plus communes à la bouche qu’aux organes génitaux dans une phase avancée du tertiarisme. A la bouche, en effet, elles ont une cause d’appel, de rappel et d’entretien, le tabagisme, incitation locale qui n’a pas son pendant, son équivalent, aux organes génitaux.

En outre, ce qui, par-dessus tout, mérite considération et mention, c’est l’usuelle, — disons mieux, — la constante bénignité de ces lésions, bénignité extrême, parfois extraordinaire. Partout, dans toutes les observations relatives à notre sujet, les lésions ayant donné lieu à ces contagions tardives sont signalées comme des accidents superficiels, petits, sim-

plement érosifs, « insignifiants, ^inoffemi fs d'apparence^)^ etc.

Gela, une fois de plus, conlirme ce fait général dont je vous ai parlé si souvent et que je ne me lasserai pas, en raison de sa haute importance pratique, de rappeler à votre attention, à savoir: que ce sont les accidents les plus légers de la syphilis qui sont les plus dangereux au jjoint de vue de la contagion ; et cela^ en raison de leur bénignité même. Ils semblent si peu de chose, ils ont une apparence tellement inoffensive qu’on n’y prend pas garde ou qu’on n’en soupçonne pas la nature. Et, conséquemment, on s’expose à les communiquer. — Ajoutons qu’ils ont, d’autre part et pour les mêmes raisons, toutes chances pour passer inaperçus.

Donc, terminons en disant comme conclusion pratique que, dans la période tertiaire comme dans la secondaire, ce sont le plus souvent et de beaucoup de simples érosions buccales ou génitales qui servent d’intermédiaires à la contagion.

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