‹ Syphilis Tertiaire De La RateChapitre 27 sur 35 · VO LT · texte numérisé non relu

VO LT

* * MM. Rieux et Delâäter ne concerne-t-il pas un malade ayañt

eu, en Orient, en 1916, de fortes crises d’amibiase (jusqu’à 40 selles par jour) et de paludisme (quininisé jusqu’en Juin 1917)?

Ce ne peuvent être là en tout cas, dés observations irréfutables d’anémie splénique idiopathique ou essentielle.

Nous ne voudrions pas toutefois que l’on déformât et que l’on outrât notre pensée : il est des cas où le diagnostic étiologique paraît, en l’état actuel de nos méthodes d'investigations, quasi impossible.

Il faut retenir simplement qu’en fait d’anémie splénique, — ce terme étant pris dans son sens le plus-large — la syphi-

lis peut tout donner. Il faudra y songer, et, en présence d’une

splénomégalie de cause indéterminée, il importera de rechercher la syphilis possible. Les antécédents, les stigmates, les lésions osseuses ou viscérales concomitantes auront grande valeur pour orienter le diagnostic. Mais on ne les trouvera pas toujours et on pourra avoir affaire à une splénomégalie absolument isolée, seul accident tertiaire ; dans ces cas, on assurera le diagnostic par la pratique de la réaction de Bordet-Wassermann et l'épreuve du traitement.

Nous savons que la valeur de ces deux facteurs a été fortement mise en doute récemment, en particulier par M. P.-E. Weil, dans une communication à la Société médicale des Hôpitaux de Paris, en Février 1919.

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