‹ Syphilis Tertiaire De La RateChapitre 29 sur 35 · FE CE · texte numérisé non relu

FE CE

Obs. VII. — Splénomégalie avec anémie chez un enfant. W + +. Aucun résultat du traitement. |

Obs. VIII. — Splénomégalie chronique avec anémie intense et foie normal. W + +. Traitement inefficace, mort par hématémèse.

Obs. IX. — Splénomégalie énorme, adénopathies cervicales, pas de leucémie. Leucocytose polynucléée peu intense. W + +. Traitement inefficace. :

Obs. X. — Splénomégalie énorme, foie petit, pas de circulation collatérale ni de ganglions — Anémie : G. R. 3.800.000 : G. B. 5.200. W + —.

Obs. XI. — Splénomégalie énorme, Foie et sang normaux. W + +. Guérison par splénectomie — Wassermann et Baüer restent positifs.

Obs. XIT. — Grosse splénomégalie chronique avec troubles digestifs et anémie légère. W + +. Amélioration légère et transitoire par le trai

tement mercure et arsenic. Le W reste + +.

De ces observations, il ressort donc que la réaction de Wassermann fut positive sept fois et que le traitement antisyphilitique essayé chez ces malades eut des effets plutôt nuisibles.

Aussi M. Weil pose-t-il les conclusions suivantes :

1° — Une réaction de Wassermann positive s’observe fré-

quemment dans les splénomégalies chroniques (58 + des cas) ; 20 — Cette réaction de B. W. positive ne serait pas due à une infection syphilitique acquise, ni même héréditaire ;

30 — Le traitement anti-syphilitique ne modifie ni la splénomégalie ni la positivité de la réaction, mais aggrave plutôt l'état général du malade ;

40 — On ne saurait donc se fier à cette réaction pour imputer une splénomégalie chronique à la syphilis ;.

50 — La Réaction de Wassermann positive qui ne ressortit pas à l'infection syphilitique n’est pas due non plus aux lésions spléniques mêmes. IL est possible qu’elle provienne d’une infection due à un parasite actuellement inconnu.

La première de ces conclusions est une simple constatation, une simple affirmation des faits observés et sur laquelle nous sommes tout à fait d'accord avec l’auteur.

pere

Les autres déductions s'enchaînent et se complètent, surtout les 2e, 4e et 5e. Nous étudierons plus spécialement la 3e, relative au traitement, au chapitre suivant.

Mais avant de les discuter, nous relaterons nous-même deux observations de splénomégalies chroniques évoluant au milieu d’un complexus symptomatique variable chez des individus présentant aussi une séro-réaction positive, et que nous avons pu suivre dans le service de notre Maître M. Grenet. Dans quelle mesure la syphilis entre-t-elle en ces cas dans la pathogénie de l’hypertrophie splénique ? Y a-t-il simplement là coïncidence ? Il est difficile de résoudre ces problèmes et de se prononcer au sujet de ces maladies.

Aussi nous bornons-nous à verser au débat ces deux observations, que voici brièvement résumées :

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