HOPITAL SAINT-JOSEPH (INTERNAT
MM. les Docteurs MESLAY et FERRAND (1923-1924).
A MM. les Dociens Maurice PERRIN, Professeur à la Faculté de Médecine de Nancy.
GABRIELLE, de Grenoble, Médecin-major de 1re classe. WEBER, ancien Chef de clinique à l'Hôpital ae Ur H. PAILLARD, de Jul
Meis et Amicis.
INTRODUCTION “ee
L'importance de la syphilis comme facteur étiologique des
la pathologie des viscères apparaît de plus en plus manifeste. EE
Le Professeur Letulle rappelait récemment quels préjugés eurent 7. à vaincre les premiers cliniciens qui s'occupèrent de la ques
admettre le rôle de la syphilis. Cependant il n'est peut-être + aucun syndrome viscéral qui ne puisse lui fire parfois irpUe = ble. LEE
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Quoiqu’ on dise et en dépit de certaines affirmations, comme celle que faisait dernièrement M. Maurice Renaud à la
Société médicale des Hôpitaux de Paris : « Tréponème et
Syphilis ont un domaine bien limité », le Tréponème est bien, en réalité, suivant le mot de Letulle, « le Grand Maître de la pathologie viscérale. » .
Tous les organes peuvent être touchés par lui : foie, reins, cœur, poumons. La Rate n'échappe pas à la destinée commune et, pour étre moins bruyante que celle d'autres organes, à rôle physiologique plus essentiel ou mieux connu, son atteinte n'en est pas moins certaine et même, dirons-nous, plus fréquente peut-être qu’on ne le pense généralement. Ft »
C'est à l'instigation de notre Maître, Monsieur le Docteur Grenet, médecin de l'Hôpital Laënnec, que nous avons entrepris ce travail. Ayant pu observer dans son service, durant les quelques mois que nous y avons passés comme Externe, le cas si
- typique de Syphilis de la Rate présenté par lui à la Société
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médicale des Hôpitaux, en décembre dernier, et, de plus, deux autres cas complexes de splénomégalie évoluant, au milieu d'autres symptômes, chez des syphilitiques, nous avons pensé, à cette occasion, d'une part apporter notre modeste contribution à l'étude de la question si obscure encore des splénomégalies chroniques ; d'autre part, rechercher les cas déjà publiés de syphilis splénique pour essayer d'en définir les symptômes et les types cliniques.
Ce nous est un devoir bien agréable à remplir que d'exprimer ici notre reconnaissance à fous ceux qui, de façon ou à d'autre, par leur affection, leurs encouragements, leur exemple et les conseils de leur expérience, nous ont aidé et ont guidé nos premiers pas dans la Carrière, à ceux qui nous ont montré la beauté de la profession médicale et appris à voir dans le malade non seulement le corps souffrant, mais aussi et surtout l'âme angoissée, meurtrie souvent par les heurts et les déceptions de la vie, et qu’il faut réconforter.
Nous adressons nos respectueux remerciements à Monsieur le Docteur Grenet pour les conseils qu’il nous a prodiqués, tant pendant notre stage d’'Externe à l'Hôpital Laënnec que pour la composition de cette thèse. Nous remercions aussi tout particulièrement Monsieur le Professeur Perrin, de Nancy, qui a bien voulu nous communiquer une très intéressante observation.