‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 124 sur 190 · dusud. z · texte numérisé non relu

dusud. z

3* dj'èbèl Qalamoun (la montagne) zn 13

4^» è/-GfAoôMa(lesjardins)dusud = 22

Totaux. . . 82 40

Sur ces 82 villages :

75 sont habités par des musulmans seu Is);

2 — par des maronites ;

3 sont mixtes (musulmans et chrétiens);

\ — (musulmans et israéliles). C'est Djôbar .

1 enfin, Douma, est habité par des musulmans, des chrétiens et des israélites.

Au total, 82 villages, dont 5 mixtes, 2 chrétiens et 75 musulmans.

Production agricole. — La superficie totale des terres arables du caza de Douma est évaluée à 550.000 deunum^ soit 50.56i hectares; 416.038 deunum (env. 38.246 hectares) sont cultivés , mais on n'estime qu'à 2.500 fedddn moyens, soit 37.921 hectares, la part de ces terres susceptibles d'être régulièrement arrosées; 325 hectares sont donc exposés à manquer d'eau. Les terres bien pourvues d'eau sont situées à peu près également dans chacune des divisions naturelles précitées. En effet, les jardins et une partie de la plaine sont arrosés par les rivières de Taourd^ à^^Aqraba^ branches du Bdrada^ qui vont ensuite se jeter dans le lac à'Aiéïbèh. Nota et certains autres villages sont alimentés, pour leurs irrigations, par les eaux du nahr èl-A^ouadj. La rivière de Yèzid traverse les champs et les vergers de Qaboûn, les vignes de Hârèstat èl-Basal, près desquels elle se perd, et la grande source de

Mènin fournit, avec d'autres plus petites, aux arrosages des jardins du djèbèl Qalamoun. Ces jardins sont renommés pour la salubrité du climat et les effets bienfaisants des sources minérales de Ma'rounèh, charmant village d'où la vue domine sur toute la plaine de Damas. On cite aussi le frais ruisseau d'eau limpide du village de Draï, connu sous le nom de ^Ain èS'Sâhèb (source du maître ou du sage).

Dans tout le caza, la principale culture est celle des céréales : blé, orge et maïs ; mais ce dernier prospère surtout dans la plaine, tandis que, dans les jardins, le chanvre et les légumes réussissent mieux qu'ailleurs et que, dans la montagne, on rencontre les plus belles vignes et les meilleurs pois et lentilles.

Sont particulièrement renommées pour leurs vignes, leurs oliviers et leurs abricotiers, les localités suivantes : Doumdy chef-lieu du caza; Hdrèstat èZ-Basal; Bèrzèh, qui fournit les premiers raisins qu'on vend à Damas; Mènin^ dont les raisins frais, nommés sàifi^ durent jusqu'à la fin de l'hiver; ^Arbin et Kafr-Batna.

Djôbar produit surtout des abricots délicieux d'espèces variées, parmi lesquelles on cite celles dites bèlèdi (locale), hlabiy sindidni, hamooui, tadmoîiri, chdmi (de Syrie), laouzi, etc. Ma' raba a la renommée des abricotiers klabi; Djèrm&na, celle des bèlèdi.

Et'Tèll a d'excellentes poires et pommes et des coings superbes.

Halboun et Déridj ont la spécialité des sumac, des noyers et des figuiers ; mais ceux de Ma'rounèh leur sont supérieurs par la qualité des fruits et leur grande abondance.

Des bois et des plantations de peupliers se trouvent en quantité dans le Gkoûtha et se font surtout remarquer à Mlaïka, à Bêlât, à Hadldèt, à Zibdtn et à DJisr èl-Ghaïda.

Les différentes variétés de peupliers dites farsi^ dèlb^ safsaf et roumi, sont plus spécialement cultivées dans le djèbèl Qalamoun, à èt-Tèllj'k Ménîn, Hournèh et Ma^raba.

On estime la valeur de la production agricole du caza de Douma, détaillée plus haut, pages 333 , 336, etc. , à une moyenne

m\ VILAYET DE SYRIE

annuelle de 304.600 livres turques, soit env. 7 millions de francs.

La dtme moyenne des céréales et autres denrées s'élève, dans ce caza, à 3.046.000 piastres, soit env. 700.000 fr.

Bestiaux. — L'élève des bestiaux est très largement et très fructueusement pratiqué dans toute cette riche partie de la plaine de Damas, dont la plus grande part de production en cette branche agricole est due aux tribus nomades qui, suivant la situation de remplacement qu'elles ont choisi pour leurs campements^ acquittent la taxe, soit à Douma, soit à Qatana, chef-lieu du caza du Ouâdî ul-*Adjèm,soit encore à Nabk, cheflieu du caza de même nom. Ces tribus paient annuellement, en moyenne, de ce chef, pour 70.100 têtes de petit bétail, 245.350 piastres, soit env. 56.370 fr. , et, pour 19i0 têtes de chameaux, 19.100 piastres, soit env. 4.393 fr.

Total : env. 60.763 fr.

Les éleveurs des villages, de leur cAlé, produisent annuellement env. 31.000 têtes de pelit bétail, 700 chameaux, 2.600 chevaux dont 600 de race noble, 5.000 ânes, 200 mulets, 1200 buffles, 3.000 bœufs et vaches, et plus de 60.000 volailles.

SANDJAQ DE HAMA

Orien&ation ; Limites. — Le sandjaq de Hamâ est situé au nord du vilayetde Souriyè, entre 3T^2' et 35*'44' de longi- (ude et entre 34*7' et 35''47' de latitude. Il est limité*: au nord, par le vilayet d'Alèp ; à Test, par le mutésarriflik de Zôr ; au sud, par le mèrkèz-sandjaq de Ghâm, et, à Touest, par le vilayet de Beyrouth.

Superficie. — Sa superficie totale est de 24.000 kil. carrés.

Division administrative. — Il est divisé administrativement en 4 cazas, qui sont : Hamd, HomSj Hamidiyèh et Sélimiyèh. Le caza de Homs compte deux nahiés qui sont : Qoséïr et Iki'Qêpoulè. Il y a, dans tout le sandjaq de Hamâ, 405 villes, bourgs, villages et hameaux.

Division militaire. — Les troupes du sandjaq de Hamah appartiennent au 5® ordou (corps d'armée), dont le quartier général est à Damas. Elles sont commandées par un général de brigade [livd), qui réside à Hamâ avec son état-major et celui de la garnison, composée de deux bataillons sous les ordres d'un colonel {mir-dldï).

Autorités. — Les autorités administratives sont : le mutésarrif^ gouverneur du sandjaq et du mèrkèz-caza de Hamâ; les trois càimakam des trois autres cazas, et les deux mudir, direc-

teurs des nahiés du caza de Homs, assistés respectivement de leurs conseils réglementaires.

Les autorités religieuses sont, pour les musulmans, le mufti^ les nàiby les cadi et les imâm. Pour les chrétiens, il y a deux évèques grecs orthodoxes, l'un à Amath (Hamâ) et Tautre à Émèse (Homs), et un évêque syrien jacobite titulaire du siège de Amath. Les catholiques ont leurs curés respectifs et les religieux latins. Les druzes n'ont pas d'autorité religieuse, mais ils doivent obéir, en certains cas, aux initiés des grades supérieurs.

Services administratifs. — Plus haut, ont été énumérés les services administratifs qui, sauf de bien rares exceptions, sont partout les mêmes.

Corps consulaire. — La France et la Russie sont représentées, à Hamâ et à Homs, par des consuls de carrière.

Tribunaux. — Aux chefs-lieux du sandjaq et des cazas, siègent des tribunaux civils, criminels et correctionnels, du ressort de la cour de Damas.

Postes et Télégraphes. — Il y a, à Hamâ, à Homs et à YL^mïà\^h\i[Déir'Chdmil), des stations postales et télégraphiques de service intérieur (correspondances turque et arabe), et un bureau de poste à Tell-Daoud, relevant de la direction générale des postes et télégraphes de Damas.

Population du sandjaq. — La population du sandjaq de Hamâ est de 355.000 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 227.000 hab.

Maronites 3.475

Grecs unis 4.700

Syriens unis 2.325

Syriens orthodoxes 65.500

Protestants 4.000

Syriens jacobites 12.000

Druzes 36.000

Total . . . 355.000 hab.

Ecoles. — On compte en tout, dans le sandjaq de Hamâ, 1. 042écoles, dont 127 supérieures, Gsecondairesel 909 primaires ou élémentaires, fréquentées par 17.015 élèves, dont 13.820 garçons et 3.195 filles, comme suit :

COMMUNAUTÉS

DEGRÉS D^ENSEIGNEMENT

Mmnlmani

r Écoles supérieures .

. ) — secoDdaires .

( — primaires. .

Écoles primaires.

icoLss

LatiM. . . .

II«roiiitM . .

Greoi ania . . .

Syriens nais . .

Syriem orthodoxes Protestante. . .

Syriens Jaoobites.

Drnaes .... {Écoles supérieures

) — pnmaires .

Totaux.

ÉLÂVBS

GARÇONS

iCOLBB

ÉLÈVBS

FILLES

ÉCOLBS

ÉL&yB8

Climat. — Le climat du sandjaq de Hamâ est en général sain et tempéré. Les chaleurs de Télé n'ont rien d'excessif; le printemps et l'automne sont doux. L'hiver n'est jamais froid; c'est une saison de pluies pour presque toutes les localités, à l'exception de quelques-unes où l'on voit parfois tomber un peu de neige.

agricole. — La production agricole moyenne du sandjaq de Hamâ consiste en 185.500 tonnes de blé, orge et maïs blanc et jaune, valant approximativement 19.995.000 fr., et en 133.116.000 kilos de produits variés, dont la valeur est estimée à 31.835.250 fr. Soit en tout une valeur moyenne de Si. 830. 250 fr., comme suit :

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