‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 125 sur 190 · francs · texte numérisé non relu

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Mines. — Il n'y a pas de mine connue dans ce sandjaq.

Forêts. — Les forêts proprement dites manquent à cette région, mais on y trouve de nombreux bois de peupliers bien entretenus et exploités, d*un rendement annuel total de 460.000 fr.

Tabacs. — On trouve plus haut, page 329, tout ce qui concerne les tabacs de Syrie.

^ I. — Il n'y a rien à ajouter ici à ce qui a déjà

été dit, page 325, sur l'agriculture du sandjaq de Hamâ.

Bestiaux. — On estime le produit de Télevage du gros et petit bétail et de la volaille, de la sériciculture et de Tapiculture, dans le sandjaq de Hamâ, comme suit :

NOMBRE DE TftnS

Bœufs et vaches 12.150

Buffles 8.100

Chevaux 8.100

Oroi béUil < — de race 4 050

Anes • 16.200

Mulets 12.450

Chameaux 2 700

Petit bétail Chèvres et moutons 199.000

Total. . . 262.450

Poules 202.500

YoUiUe \ Canards 9.400

Dindons 7.650

Total. . . 219.CM(0

PIASTRES

Buffles 81.000

Produit de U taxe . . { Chameaux 27.000

Petit bétail 696.500

Total. . . 804.500 SérioioQltiire Cocons et soies grèges : Kilogr : 300.000 O^ISSf??.

Anfnnitnrii i Miel : 12.000 kîlogr. — Valeur .... 8.000

Apiouuare j ^^.^^ . 3 q^^ . . . . 12.000

Total. . . 20.000 fr.

Œafs 65.000. — Valeur . . , 600.000 fr.

Fleuves; rivières, etc. — VOronie ou nahî- èl-^Asi entre dans le sandjaq de Hamâ au sud-ouesl, venant du mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas) où il prend sa source dans TAnli- Liban ou djèbèl èch-Chargi. Il passe à Homs, à Hamâ, et de là dans levilayet d'Alèp, après un parcours total de 100 kil. environ, du sud au nord, dans le sandjaq de Hamâ, dont il arrose en entier les quatre cazas et les deux nahiés. Ce fleuve est très poissonneux et donne lieu à de grandes pêches. Celle de l'anguille a été décrite au vilayet d'Alèp (tome H, p, 147).

Lacs ; marais, etc. — Le lac de Homs, situé à 10 kil. environ au sud-ouest de cette ville, et à 450 m. d'altitude au dessus du niveau de la mer, a été décrit page 356.

Routes; chemins, etc. — Deux principales routes carrossables qui ne sont pas encore terminées^ mais dont l'achèvement se poursuit avec une grande activité, desservent le sandjaq de Hamâ. Ces routes^ déjà exploitées sur la majeure partie de leur parcours, sont celle de Lataqiyèh à Hamâ et Homs, et celle de Tripoli à Homs, déjà décrites au vilayet de Beyrouth, pages 41-42.

U y a lieu d'ajouter ici que Nâsih-Émin-Bey^ fils de feu A^zamiftdè Afou^èyyèd pacha, notable syrien, agissant au nom d'une société de capitalistes indigènes, vient de soumettre tout récemment au gonyernement impérial un projet de ports et quais à Tripoli et de chemin de fer ayant pour tèle de ligne cette même place» Tune des plus importantes pour le commerce du vilayet de Syrie. Ce chemin de fer aboutirait à Homs.

Les demandeurs présentent leur entreprise comme exclusivement nationale ou plutôt, considérée au point de vue financier, comme purement locale. Ils déclarent, en effet, vouloir en parfaire à eux seuls le capital tout entier, qu'ils évaluent à 600.000 livres turques, soitenv. i 3.800.000 fr.

Avant de se prononcer, le ministère des travaux publics a voulu avoir l'avis du conseil administratif du vilayet de Beyrouth, auquel ressortit le sandjaq de Tripoli, et attend incessamment son rapport, basé sur des études techniques contradictoires dont ledit conseil a immédiatement chargé les ingénieurs du vilayet.

Montagnes. — Une chaîne de montagnes, le Djebel Ansariyièh, court du nord au sud le long de la limite ouest du sandjaq de Hamâ, qu'elle sépare du vilayet de Beyrouth (voir sa description page 45). La route de Lataqiyèh à Hamâ traverse ces montagnes.

Productions industrielles. — Hamâ et Homs sont, avec Damas, les principaux centres de production des plus riches industries syriennes. Ces villes sont renommées surtout pour leurs soieries, leur sellerie de grand luxe et autres, pour la corderie, la savonnerie, la confiserie, la parfumerie, l'orfèvrerie et la bijouterie, la teinturerie, les châles, les maroquins, etc. Hamâ emploie à la fabrication des tissus de soie, soie et or, coton, soie et coton, laine, laine et or, laine et soie, etc., 700 métiers et 4.900 ouvriers, Homs emploie 4,000 métiers et 28.000 ouvriers aux mêmes ouvrages dont la valeur totale est estimée, pour ces deux villes, à 12 millions de francs. On con-

somme sur place, principalement à Homs, plus de la moitié de ces divers articles, choisis parmiles plus beaux et les plus chers.

Poids et mesures. — Les poids et mesures en usage dans le sandjaq de Hamâ sont les mêmes que ceux de Damas, énumérés plus haut, pages 371-372. Toutefois, Homs et Hamâ font exception pour le chombol^ mesure de capacité valant 72 mudd et équivalente à 1267 litres (1), exclusivement employée dans ces deux villes au mesurage des céréales et graines légumineuses et oléagineuses.

Commerce. — Le mouvement commercial du sandjaq de Hamft a été, en résumé, année moyenne, comme suit :

EXPORTATION

Articles divers : 60.500.200 fr • r ^^ .^>^ «.^ ^

D I- i ot-A AAA ^ 62.450.200 fr.

Bestiaux: 1.950.000

IMPORTATION

Articles divers: 22.413.600 fr 22.413.600

MOUVEMENT TOTAL : 84.863.800

Différence en faveur de Texporlation .... 40.036.600 fr.

(1) Exactement 1267 lit. 20 centilitres.

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